L’implantation conséquente de l’islam en pose des problèmes d’organisation de la société face auxquels nos dirigeants apparaissent désemparés. Ne voyant pas – ou refusant de voir – ce qu’est l’islam dans sa nature même, ils raisonnent par analogie aux autres religions, et notamment au . Ce comportement vicié d’emblée est cause de solutions bancales.

Car l’islam est à la fois une religion (dîn), un système (dawla) et un mode de société (dunya), ces trois domaines étant intégralement fusionnés. On est face à une réalité de nature fondamentalement différente de celle des autres religions.

Si la grande majorité des musulmans pratique pacifiquement sa religion, l’islam est un projet politique consistant en l’obligation prescrite par le Coran de soumettre tout individu à l’unique loi islamique (charia) dont Dieu seul est l’auteur. Cette loi prime sur la loi civile qu’elle récuse et abolit. Elle vise à se substituer aux valeurs et modes de vie de notre civilisation. Une loi de séparation religion/État n’a aucun sens, en islam ; elle lui est, par nature, contraire ; les concepts de et de tels que compris en Occident lui sont incompatibles.

En principe, aucun musulman ne peut quitter l’islam sous peine de ou de mort, la musulmane n’a le droit de n’épouser qu’un musulman et les non-musulmans sont soumis, dans les pays où l’islam est au pouvoir, à un statut juridique spécifique restrictif, la dhimmitude, qui entrave leur place dans la société civile. Les musulmans ont le pas dans la vie publique sur les autres, la femme est inférieure à l’homme (Coran 4,34 ; 2,228), la communauté musulmane est la meilleure (3,110) puisque l’islam prévaut sur les autres religions (9,33).

Il convient donc de sortir au plus vite des raisonnements par analogie

Le voile de la religieuse est purement religieux et son port doit être libre partout. Celui de la musulmane a un sens politique qui est le rejet de notre civilisation et doit être proscrit dans l’espace public.

Une église, un temple, une synagogue ne sont que des édifices religieux. Une mosquée est, en outre, le lieu de la puissance publique, la mairie de l’État musulman où des décisions législatives et juridiques sont prises (successions, conflits interpersonnels…) selon des règles souvent à l’encontre des nôtres – ainsi de l’héritage double pour les fils que pour les filles (Coran 4,11) – et où, via son école (médersa) attenante, est enseigné le Coran avec certains principes contraires à nos lois. De plus, la communauté musulmane considère que le terrain sur lequel elle est bâtie devient sacré et, de facto, sa propriété. Et non plus territoire français. Le financement de l’investissement et du fonctionnement des mosquées doit être strictement contrôlé, toute dérive devant entraîner l’arrêt des travaux ou la fermeture du lieu.

Un prêtre, un pasteur ou un rabbin sont des ministres de leur culte, un imam jouit d’une autorité tant temporelle que religieuse. Il est un fonctionnaire de l’État musulman. Le prêtre est un religieux, l’imam est un homme de religion qui a pour rôle d’enseigner le Coran. Ils ne peuvent être considérés de la même façon. La nomination des imams et leurs dires, écrits et agissements doivent être encadrés par l’État.

Une école chrétienne ou juive transmet des savoirs dans le cadre de nos valeurs, une école musulmane instruit ses élèves dans l’assurance de la supériorité de l’homme sur la femme ou du musulman sur les autres, dans l’obligation du prosélytisme coranique, dans l’idée que la laïcité est contraire à la loi de Dieu.

L’islamisme est la manifestation extrême, souvent violente, de l’exercice de l’islam et doit être combattu avec la sévérité la plus totale. Mais, en amont, c’est bien l’islam en tant que tel qui pose problème car il est intrinsèquement porteur – qu’on le veuille ou non – d’un projet politique s’opposant sur bien des points à nos valeurs et modes de vie.

15 février 2021

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