[POINT DE VUE] Pour soutenir B. Bagayoko, L. Thuram publie une tribune contre les Blancs

Il faut lire cette tribune en entier pour prendre la mesure de ce qui est en train de se passer.
Lilian Thuram
Attribution:Matthieu Riegler, CC-by

A la suite des élections municipales, la polémique n’en finit pas d’enfler, au sujet du comportement des maires LFI et de leur conception particulière de la démocratie. Parmi eux, c’est probablement Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis, qui concentre le plus de critiques. En cause, notamment, le discours lors de son premier conseil municipal, qui s’adresse à ceux (pardon, à « celles et ceux », car à La France insoumise, on parle couramment le républicain) qui ne seraient pas d’accord pour « faire allégeance » à la nouvelle majorité dionysienne. L'édile concluait que, dans ce cas, l’équipe municipale n’aurait pas d’autre choix que de « [s’en] séparer ».

Bally Bagayoko, révélateur du narcissisme blanc ?

Il n’en fallait pas davantage pour que Lilian Thuram, ancien footballeur devenu défenseur de la cause des « racisés », écrive une tribune dans Le Monde, qui lui laisse complaisamment la mission de réorienter le débat d’une manière politiquement correcte. Il faut lire cette tribune en entier pour prendre la mesure de ce qui est en train de se passer : « M. Bagayoko n’est-il pas un révélateur du narcissisme blanc ? Que vous soyez né à Levallois-Perret, que vous ayez un cursus universitaire, que vous fassiez de la politique depuis plus de vingt ans, malgré toute l’assimilation dont vous pouvez faire preuve, aux yeux du narcissisme blanc, un "Noir" est un être malhonnête, dangereux, non légitime, inférieur. Que vous soyez maire, footballeur, docteur, intellectuel ou un simple enfant, pour le narcissique blanc, vous n’êtes qu’un "Noir", et un "Noir" reste un "Noir". »

En d’autres termes, ce que l’on reprocherait à M. Bagayoko, ce serait d’être noir ? Non seulement c’est totalement absurde, mais c’est surtout terriblement malhonnête. Si un gauchiste blanc avait dit la même chose, il aurait été tout aussi blâmable. Et si un candidat patriote noir avait, au contraire, insisté sur le pouvoir assimilateur de la France, sur la défense de son identité et sur le fait qu’il constituait lui-même un exemple de réussite, tous les gens de bonne volonté l’auraient applaudi… mais c’est peut-être la « nouvelle France » qui l’aurait traité, comme à chaque fois, de « Bounty » ou de « nègre de maison ».

Si on comprend bien, lutter contre les idées de LFI, quand elles sont représentées par quelqu’un qui n’est pas blanc, serait raciste par construction. Lisons encore M. Thuram : « Cette violence qui perdure, issue du suprématisme [sic : Lilian Thuram confond le « suprémacisme » avec un mouvement pictural, NDLR ] blanc, raconte un certain Occident, celui qui place encore aujourd’hui le "Blanc" en haut de l’échelle des valeurs humaines. Et voilà pourquoi le maire de la "ville des rois" devrait être blanc. » Plus personne, M. Thuram, ne sait ce qu’est la ville des rois, sauf ceux qui haïssent ce qu’elle représente. Personne n’ignore, en revanche, que la Seine-Saint-Denis est majoritairement peuplée d’extra-Européens, et il n’est donc pas surprenant que le maire de cette ville ne soit pas blanc. Ce qui pose problème, c’est qu’il soit gauchiste, pas qu’il soit noir.

Après avoir cité Aimé Césaire, qui disait que les prétendus « maîtres » avaient finalement montré aux colonisés qu’ils étaient faibles, Lilian Thuram essaie d’enfoncer le clou : « Aujourd’hui, nous, les "Noirs", en savons encore plus. Nous savons qu’ils sont pervers, manipulateurs et fragiles. » Parle-t-il des « narcissiques blancs », qu’il ne définit jamais, ou des Blancs en général – puisqu’on sait la fortune qu’a eue le concept de « babtou fragile » auprès des jeunes non-Européens qui les agressaient volontiers gratuitement ? On ne saura pas.

Où est le véritable racisme ?

Ce que l’on sait, en revanche, c’est que critiquer les Blancs (« pas tous », dit-il, alors que le reste de sa tribune dément cette restriction de pure forme), c’est du racisme. Et que prétendre parler au nom de tous les Noirs, c’est les prendre pour d’éternels incapables, c’est-à-dire être une deuxième fois raciste. Il y a des Blancs de gauche ou de droite, des Noirs de droite ou de gauche, et c’est probablement cela le plus important, puisque c’est d’une bataille des idées qu’il s’agit. À moins que, dans la tête de Lilian Thuram comme dans celle de beaucoup de gauchistes, il ne s’agisse déjà d’une bataille ethnique (« la fierté des nôtres », tweetait Rima Hassan, en ne rendant hommage qu’à des maires « racisés »). À moins que la France ne se transforme en un mélange de Liban (chrétiens contre musulmans) et d’Afrique du Sud (Noirs contre Blancs). Mais il ne peut pas avoir voulu dire cela…

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

132 commentaires

  1. Ne manquait plus que lui !
    J’ai noté dans son intervention qu’il n’oublie pas de citer le footballeur, entre le maire et le
    « docteur » (sic !). C’est évidemment plus valorisant qu’entre la poire et le fromage !
    Pourrait-on cesser de valoriser ce qui est d’une totale vacuité ?

  2. Je me souviens d’une demande de cet énergumène certainement fort nanti d’une rémunération de 20 000€ pour donner une conférence sur l’immigration aux gamins de la banlieue strasbourgeoise. quel fourbe !

  3. encore un qui a été tout heureux de trouver le chemin de l’équipe de France pour exister… qu’aurait-il pu faire d’autre avec autant d’intelligence en démonstration ?

  4. Qui écoute Thuram ? Parce qu’il a marqué un jour deux buts dont lui même une sait pas comment il a fait, il pense que le monde est à ses pieds. Pourquoi a t il accepté de jouer pour la France si il la déteste tant ?

  5. LT est une honte pour l’image du sportif:représentant la bêtise post-moderne,l’idiocratie actuelle.Sa soit-disante fondation :encore un machin financé douteusement…

    Il va falloir vraiment reconquérir les esprits face aux dangers du wokisme….Particulièrement les étudiants,les jeunes (des cités) perméables à toutes cette victimisation factice et le wokisme.

    S’il avait un minimum de recul,de réflexion:il ne souscrirait pas à ces impostures de théorie critique de la race,racisme systémique etc…Si seulement on pouvait déwokiser la gauche :il y’a urgence!

  6. Comment être étonnés ! Après la finale victorieuse de 1998 ; n’a t’il pas voulu faire une photo avec uniquement les joueurs noirs de l’équipe de France ? Ce que les êtres humains peuvent être décevants ! Depuis, il se prend pour un maître à penser…

  7. On se fout qu’il soit noir. Il pourrait etre bleu a poix verts striés de violet, ce serait pareil . Ce sont ses propos et son programme qui nous chagrinent

  8.  » Au yeux du narcissisme blanc, un Noir… » nous explique un narcissique…car c’est pas la couleur qui pose problème dans la phrase c’est narcissisme.

  9. L’incitation à la haine est quotidiennement de gauche, qui peut dire le contraire avec des preuves?

  10. Ce monsieur a raccroché son intelligence en même temps que ses crampons. Faut il qu’il soit affecté d’un immense complexe d’infériorité pour tenir de tels propos. Tranquillement installé dans le pays probablement le moins raciste de la terre il déverse sa haine du blanc. Mais mon ami si tu savais comme les Francais s’en foutent de ta couleur de peau, par contre ils n’aiment pas se faire insulter surtout par un garçon à qui la France a donné l’immense privilège de la représenter.

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