Résumons le bilan dressé par le professeur lors de sa dernière vidéo du 26 octobre, avant de passer à la partie effrayante de son monologue. Selon l’infectiologue marseillais :

L’OMS confirme que le remdésivir ne marche pas. L’infectiologue ajoute que ce médicament entraîne des insuffisances rénales et contraint à perfuser les malades durant dix jours.
Les pays occidentaux qui ont les plus mauvais résultats persistent à recommander le remdésivir.
L’IHU de Marseille a reçu un mail de la direction générale de la Santé informant que le remdésivir allait pouvoir être utilisé gratuitement.
Mail suivi d’une communication du fabricant (Gilead) qui informait que l’Europe avait acheté des wagons de cet élixir miraculeux (pour un milliard d’euros) et qu’il pouvait être distribué gratuitement. Open bar sur le remdésivir.

Les études sur la chloroquine furent stoppées suite à l’article erroné du Lancet et non reprises ensuite, en dépit de la rétractation du magazine.
Deux études récentes, dont une parisienne sur plus de 5.000 malades, démontre que le protocole hydroxychloroquine/azytromicine diminue le temps d’hospitalisation.
Pour rappel : durant des décennies, l’hydroxychloroquine était disponible dans les pharmacies sans ordonnance. Elle ne l’est plus. Que s’est-il passé ?

Passée cette mise en jambes, le professeur Raoult nous entraîne dans les sables mouvants de la gestion gouvernementale de la maladie. La partie déconseillée aux âmes sensibles et aux personnes testées positives commence : « Actuellement, le problème, c’est que Sanofi nous dit que le ministère de la Santé – j’attends la confirmation que j’ai demandée au ministère – met des freins à la distribution de l’hydroxychloroquine sur les commandes qui sont faites à partir de l’IHU. » Après une propagande médiatique intensive, un blocus pur et simple du produit semble s’organiser.

« Si c’est ça », continue le scientifique à barbiche, « ça veut dire qu’on nous empêche de soigner selon ce que nous pensons être le meilleur traitement possible. » À ce stade, l’auditeur se demande légitimement pourquoi Olivier Véran n’établit pas lui-même une ordonnance type à distribuer à tous les soignants présents sur le sol français. « Remdésivir à volonté et cacahuètes salées ». Une médication festive viendrait détendre l’atmosphère.

« J’espère que, rapidement, nous aurons un courrier nous informant que le ministère de la Santé ne met aucune opposition à la distribution de Sanofi d’hydroxychloroquine quand nous estimons que nous en avons besoin. » Didier Raoult espère…

L’entretien se termine sur ce constat à ne communiquer sous aucun prétexte à des Marseillais testés positifs au Covid-19 : « Actuellement, nous ne pouvons plus traiter tous les patients qui arrivent, donc nous allons commencer à faire du tri, comme les réanimations, pour traiter en priorité ceux qui ont le plus de risque vital […] Ces mesures […] impactent la santé des gens qui nous sont confiés. »

La réalité ne serait-elle pas en train de dépasser l’imagination des complotistes les plus inventifs ?

27 octobre 2020

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