Mais que se passe-t-il ? Je me demande comment la BAC, les voltigeurs, les CRS ne sont pas intervenus sur le plateau de BFM TV, dimanche, pour procéder à l’arrestation d’un invité qui était venu raconter d’odieuses sornettes et une flopée de « fake news » ?

Pourquoi le docteur Olivier Véran, par la grâce de Macron devenu ministre des Solidarités et éventuellement de la Santé, n’a-t-il pas aussitôt téléphoné à Gérald Moussa Darmanin pour demander l’arrestation immédiate d’un inconnu qui se faisait passer pour un éminent épidémiologiste et chercheur à l’INSERM devenu un repaire de contestataires, en l’occurrence le professeur ?

Pourtant c’était bien lui, reconnaissable à sa voix. Et que proférait cet éminent scientifique décoré comme un général de l’Armée rouge ? Tout simplement qu’à l’heure actuelle, il n’y a pas d’épidémie. Que le ministre Véran avait tout faux. Et, pire que tout, on essayait de le faire taire : « Des personnes m’ont dit sur ce plateau qu’il ne fallait pas dire autre chose qu’un certain type d’informations. » Autrement dit, comme à Moscou avant Poutine, il était prié de se taire. « Moi, j’essaye d’apporter à la population des éléments scientifiques car je suis un scientifique qui tente de rassurer. Nous n’avons pas une infectieuse, nous avons une d’angoisse. » Et vlan pour son ministre ! Son ton est mesuré, mais on le sent vibrer d’émotions. « Que des gens, surtout des politiques, viennent nous culpabiliser parce qu’on dit autre chose qu’eux, c’est insupportable ! »

Et de préciser, toujours au micro de BFM TV : « Il n’y a pas de reprise de l’épidémie. Il y a une reprise des cas porteurs asymptomatiques. Y a-t-il des malades ? Y a-t-il des morts ? Non. Et je suis choqué qu’à plusieurs reprises, des personnes m’ont intimidé pour me dire que je ne dois pas parler. Qu’on vienne me dire que j’apporte la confusion alors que, pendant six mois, on a vécu dans une confusion totale, avec des atermoiements dans tous les sens car tout le monde s’est trompé, c’est insupportable d’entendre cela. Je me demande pourquoi on continue à entendre les gens qui nous trompent, pourquoi ils ne sont pas discrédités. Je prends beaucoup de risque en disant cela, car je n’ai rien à gagner. Je suis chercheur. Je n’ai pas d’opinion. Je décris juste ce que je vois, et ce que je vois est incohérent avec tout ce qui est en place. » Et un deuxième vlan pour Olivier Véran !

La veille, sur le plateau de LCI, le professeur Loubiana, qui avait très peu parlé depuis l’apparition du Covid-19, avait été très loin dans ses critiques : « On est au-delà du délire. Au début, je considérais la gestion de cette crise comme déroutante. Là, je la considère comme consternante, voire révoltante. Il n’y a ni rebond ni deuxième vague. On est dans un état saturé de bêtises car il n’y a aucune explication scientifique pourquoi il n’y a pas eu cette seconde vague dès le déconfinement. »

Charles Consigny, qui faisait son retour aux « Grandes Gueules », m’a fait plaisir en constatant, lui aussi, combien ce délire est réel, notamment en évoquant le sujet très controversé du masque obligatoire. « On en est là, on devient tous débiles. Tout le monde est là à suspecter son voisin : « tu as mis ton masque, tu as pas mis ton masque. Tout le monde se transforme en capo. Les gens ne pensent qu’à ça […] Tout le monde devient un petit flic servile de la société sanitaire délirante qu’on est en train de créer. Vous avez vu, sur les quais de gare, ces petits ronds qu’on a imprimés au sol pour que les gens gardent un mètre de distance ? Veut-on vraiment vivre dans une telle société. C’est une monstruosité. Ça devient délirant. »

Les professeurs Perronne, Toussaint et Toubiana ont raison : la véritable épidémie, encouragée par le gouvernement, est celle de la peur, de l’angoisse.

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