« Nazis, à mort ! » : dans l’indifférence, une association catholique menacée

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Pendant que les médias bruissent des rumeurs d’arrière-cuisines électorales, l’extrême gauche continue de « bordéliser » - selon l’expression de Gérald Darmanin - la rue dans l’indifférence générale. Il y a deux jours, les locaux des AFC (associations familiales catholiques) du Rhône ont trouvé, à Lyon, leurs vitrines brisées et leurs murs tagués : « Nazis », « Fascistes », « Ici on est raciste » et, encore plus inquiétant car la menace est explicite : « À mort ! ».

Troisième vandalisation

La CNAFC (Confédération nationale des AFC) a réagi sur X, annonçant que les intéressés allaient porter plainte, et ajoutant : « Les AFC ne sont pas un parti politique. Notre seul parti est celui de la famille. »

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Rappelons que la CNAFC, qui siège au conseil d’administration de l’UNAF depuis 1945, a pour mission institutionnelle de protéger les familles vivant sur le sol français. Pascale Morinière, sa présidente, suppose que la simple inscription « familiale et catholique » sur la porte a déclenché l’ire des casseurs. Parce que les mots « famille » et « catholique » suffisent à faire de vous un « nazi » qu'il faut mettre « à mort », pour l’extrême gauche déchaînée. Claus von Stauffenberg et le père Franz Stock, pour ne parler que d’eux, se retournent dans leur tombe. Mais les antifas ne s’embarrassent ni avec l’Histoire ni avec la vérité.

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C’est la troisième fois que ces locaux sont visés. Pascale Morinière imagine que ce forfait n’est pas étranger aux manifestations « contre l’extrême droite » qui battent le pavé lyonnais depuis dimanche soir. Les AFC du Rhône ont porté plainte. Déjà, lundi soir, à Bordeaux, la très belle église gothique Saint-Éloi, dans le cœur historique de la ville, a été taguée - « Mort aux fafs » - et aurait été forcée si le curé n’avait pas appelé très rapidement la police. Les agresseurs d’ultra-gauche n’ont pu que saccager un petit local destiné à la soupe populaire. Tout un symbole.

Bordélocratie

La plupart des médias ou des politiques se moquent, évidemment, comme d’une guigne de ces attaques. Ces méfaits méconnus ne viendront qu’augmenter anonymement les statistiques des actes antichrétiens. Imaginons une minute l’inverse, qu’en l’espace de deux jours, une mosquée puis une association musulmane institutionnelle aient été vandalisées de la sorte. Mais qui, au gouvernement, voudrait sévir contre  les antifas ? Ils servent le récit macroniste pernicieux du « moi ou le chaos ». L’idée est aussi simple que tordue : pour lutter contre la bardellisation, la bordélisation. Faire grief au RN par avance des ravages des autres en distillant la prédiction que s’il arrive au pouvoir, les banlieues, les antifas, les Black Blocs, les écolos radicaux, les petits-bourgeois de Sciences Po et de Normal Sup, les islamistes… mettront à sac le pays. Pour ne pas fâcher ces gens-là, mieux vaut être prudent et ne pas élire le RN. Ce n’est plus la démocratie mais la bordélocratie. Ce n’est pas le peuple qui décide, mais des activistes d’ultra-gauche.

Gabrielle Cluzel
Gabrielle Cluzel
Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

41 commentaires

  1. Je crois hélas que Macron espère de tout coeur une inversion des votes par peur des Français du lendemain, en effet quoi de mieux que manier la peur pour reprendre la main, et dire par la suite ,j’ai sauvé la FRANCE du péril d’extrême droite, ou d’extrême-gauche il est assez machiavélique pour penser a cette idée

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