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Audio - Editoriaux - Entretiens - Politique - Presse - 14 mars 2018

“Je n’ai pas été exclu du bureau politique du fait de ma proximité avec Marion Maréchal-Le Pen”

François de Voyer est président du collectif Audace, proche du Front national. C’est lui qui a dernièrement accompagné à Washington.

Des rumeurs se répandent dans la presse selon lesquelles les soutiens de Marion Maréchal-Le Pen auraient été écartés des instances dirigeantes du nouveau Rassemblement national par lors du congrès le week-end dernier. François de Voyer confie au micro de Boulevard Voltaire son analyse de la situation.

Le Huffington Post a suggéré dans un article que le Front national avait volontairement écarté les proches de Marion Maréchal-Le Pen. Confirmez-vous cette information ?

Je n’entends pas représenter toutes les situations mais, en ce qui me concerne, ce n’est pas du tout le cas. Je m’entends toujours très bien avec les anciens, mais surtout avec les nouveaux membres du bureau politique. Certains sont de proches amis et des gens dont j’ai toujours admiré les compétences.
J’avais même demandé, avec toute ma charge de travail personnel, à ne pas y figurer. Je démens donc l’information selon laquelle j’aurais été exclu du fait de ma proximité avec Marion.

Cette partie du Front national est-elle pour autant bien représentée dans les nouvelles instances ?

Je pense que c’est difficile à dire. Dans le nouveau bureau politique, beaucoup de gens de terrain ont été élus ou désignés. Certes, il peut y avoir des frustrations ou des surprises désagréables, mais il faut se garder de juger trop vite. La composition n’est pas définitive, tout d’abord. Ensuite, ce nouveau bureau politique représente beaucoup de sensibilités différentes du Front national. Même s’il faut attendre de le voir à l’œuvre, je crois que Marine Le Pen a constitué un bon bureau politique.

Que pensez-vous du congrès et des perspectives d’ouverture à droite ?

Le congrès a marqué la conclusion de cette volonté de créer des alliances et d’accepter des gens d’ailleurs. Il y a de bonnes marques prises dans ce sens : Steve Bannon est venu parler aux militants du Front national, le nouveau nom va certainement rassurer beaucoup d’alliés et ce bureau politique laisse beaucoup de place aux jeunes et aux femmes. Ce sont autant de signes qui permettront de bonnes conditions pour une ouverture à des alliances.
Je crois qu’il faut persister dans ce sens et accepter les initiatives de toutes sortes au sein du Front national et à la marge du Front national. Il faut les accueillir avec bienveillance, car nous avons besoin aujourd’hui d’union, de dialogue et d’échange, dans des formats différents, qu’ils soient associatifs, politiques, ou internationaux. Il y a une volonté forte et nette de créer une union au niveau européen avec le projet d’Europe des nations européennes. Il y a une vision française avec des appels du pied à la fois du Front national, de monsieur Dupont-Aignan, de monsieur Mariani et d’autres courants de droite.
Il y a des choses très positives. Il faut continuer ce mouvement. Nous sommes à un tournant. Le temps des querelles est terminé. Il faut désormais avancer, marcher et tout simplement dialoguer ensemble et gagner. Si nous ne gagnons pas, la France disparaîtra.

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