Premier médecin en exercice décédé des suites de l’épidémie, il s’appelait Jean-Jacques Razafindranazy, était urgentiste à l’hôpital de Compiègne, et malade depuis trois semaines dans cette région précocement contaminée.

Dans le pays le plus fiscalisé de l’Union européenne, de la plus humble aide-soignante aux plus grands patrons, l’ensemble du monde hospitalier alerte depuis des années les responsables politiques sur l’affaiblissement de leurs moyens, depuis qu’ils ont été éloignés des prises de décisions au bénéfice de « gestionnaires ».

Ces derniers, les directeurs d’hôpitaux, dont les effectifs ont néanmoins fondu au fil des fermetures d’établissements de soins, sont formés par l’École des hautes études en santé publique (EHESP) : 40 dans la dernière promotion, contre 140 dans les années 70. On note que seul un tiers a passé le concours interne, dont 45 % de fonctionnaires hospitaliers. Les deux autres tiers sont issus du concours externe, dont 83 % diplômés d’instituts d’études politiques (IEP), quelques écoles normales supérieures et de commerce.

Même s’ils ne seront pour (presque) rien dans les politiques gouvernementales, force est de conclure que quelle que soit la qualité de l’enseignement dispensé par l’EHESP, 85 % des élèves n’ont jamais vu un malade avant d’y rentrer.

Un hôpital géré par des médecins le serait-il mieux et/ou pour moins cher ? C’est difficile à affirmer, mais ce qui est hautement probable, c’est qu’à budget égal, il le serait plus dans l’intérêt des patients et qu’en cas d’épidémie, les soignants y seraient mieux protégés…

Réagissant au grief de la pénurie de masques pour ces derniers, Olivier Véran a déclaré que « ce que nous savons, c’est que la plupart des soignants qui vont contracter la maladie ne vont pas la contracter dans le cadre de leur mission hospitalière, mais en dehors ».

Il a une boule de cristal ?

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