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Editoriaux - Fake News - Musique - Politique - 25 juin 2018

Mme Virginie Calmels, comment ne pas être inquiet ?

Que les réalités décrites par le tract “Pour que la France reste la France” soient anxiogènes pour la grande majorité des Français est une lapalissade. Et cela, d’autant plus que la dérive communautariste et islamiste d’une partie non négligeable de la population française est un poison mortel pour notre civilisation et un danger de mort pour chacun d’entre nous avec le terrorisme qui en découle.

En effet, comment ne pas être inquiet, par exemple, des propos tenus par la Franco-Algérienne Houria Bouteldja, porte parole des Indigènes de la République, et qui menace régulièrement les Blancs, les souchiens (sous-chiens) dans son langage, de lendemains qui “déchantent” s’ils ne font pas leur mea culpa au sujet du passé passé colonial de la France.

Dans son ouvrage Les Blancs, les Juifs et nous, elle écrit : “J’appartiens à ma famille, à mon clan, à mon quartier, à l’Algérie, à l’islam.”

Comment ne pas être inquiet du spectacle hallucinant que nous offre le mur de verre et de grillage dressé autour de la tour Eiffel. Pour éviter de réfléchir à un retour à nos frontières, en attendant une politique européenne, en la matière, digne de ce nom, nous voilà en train de poser des “barbelés” un peu partout, à l’intérieur même de notre pays. Quel jardinier ferait le choix de mettre un filet autour de chacune de ses salades plutôt que de clôturer l’ensemble de son jardin ?

Comment ne pas être inquiet lorsque, le jour de la fête de la Musique, se produit, sur le perron de l’Élysée, un DJ de couleur aux propos “nuancés”, arborant un tee-shirt sur lequel est imprimé “fils d’immigrés, noir et pédé” ? On s’éloigne ici quelque peu de l’image des terroirs et des clochers qu’inspirerait le couple présidentiel, selon Marie Delarue…

Et, enfin, lorsque l’on observe ce qu’il se passe au Canada, pays qui a une longueur d’avance sur nous en ce qui concerne le “vivre ensemble”, comment ne pas être inquiet des faits relatés par Sophie Durocher, sur le site du Journal de Montréal : “Au début de son concert, Lido Pimienta, une chanteuse gauchiste de couleur, lauréate au Canada de l’équivalent de nos Victoires de la musique, a demandé au public de se ranger en trois catégories, les hommes au fond, les femmes devant et les femmes de couleurs au premier rang (une Noire vaut deux Blanches, selon elle), et il a obtempéré”.

C’est vrai, Mme Calmels, tout ceci est anxiogène. Mais cela correspond à une triste réalité. C’est donc qui a raison de nous la souligner, et c’est vous qui avez tort en pensant qu’il faut mener une politique équidistante de celle menée par Emmanuel Macron et de celle proposée par le Rassemblement national (ex-FN).

Vouloir cette équidistance, c’est ne pas choisir entre une politique qui nous bourre d’anxiolytiques, cautionne une info alimentée de “fake news”, met un écran de fumée en face de la réalité, et une “lèpre”, un soi-disant populisme honteux que serait une gouvernance pragmatique et réaliste de notre pays.

Vouloir cette équidistance, c’est prendre le risque de voir un jour Laurence Ferrari remplacée à l’antenne par une femme voilée (très bon argument de Robert Ménard pour convaincre notre journaliste de son juste combat).

Vouloir cette équidistance, c’est pour vous, Mme Calmels, le risque politique de finir comme l’âne de Buridan qui est mort de fin et de soif, entre son picotin d’avoine et son seau d’eau, ne sachant par où commencer.

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