Meloni rappelle à la France sa complaisance envers l’extrême gauche italienne
Les échanges récents entre Giorgia Meloni et Emmanuel Macron ont pris les apparences d’une véritable joute verbale. Giorgia Meloni a souhaité faire un rappel ferme et essentiel sur la réalité historique des violences politiques en France, un sujet sur lequel l’Italie a un droit légitime de regard en tant que voisin de notre pays mais aussi victime de l’extrême gauche et bergère de certains de ces « moutons », ou plutôt brebis galeuses. Elle a ainsi déclaré : « La France, entre autres, connaît très bien la violence de gauche pour avoir accordé l’asile politique à plusieurs membres des Brigades rouges pendant des décennies. » Cette déclaration nous renvoie ainsi à un passé peu reluisant pour la France de François Mitterrand, qui accueillit sur notre sol et protégea de véritables terroristes en refusant leur extradition vers l’Italie. Ce souvenir demeure aujourd’hui un point de friction durable entre Paris et Rome et rappelle à la France, qui supporte mal que l’on mette en lumière certaines de ses fautes politiques récentes, sa complaisance passée à l’égard d’une extrême gauche violente.
« La France, entre autres, connaît très bien la violence de gauche pour avoir accordé l'asile politique à plusieurs membres des Brigades rouges pendant des décennies. »@GiorgiaMeloni sur Quentin pic.twitter.com/ebCuc9Ti6W
— Damien Rieu (@DamienRieu) February 19, 2026
Les années de plomb italiennes
Entre 1970 et 1990, l’Italie fut le théâtre d’une crise profonde connue sous le nom des « anni di piombo » (les années de plomb), marquée par une radicalisation simultanée de l’extrême gauche et de l’extrême droite. Durant cette sombre période, près de 400 morts et plusieurs milliers de blessés furent à déplorer, suite à de nombreux attentats et assassinats ciblés.
Parmi les groupes d’extrême gauche les plus actifs et les plus violents se distinguent très largement les Brigades rouges, qui s’imposèrent rapidement comme l’organisation la plus redoutée du pays. Inspirées du marxisme-léninisme et se réclamant d’une révolution prolétarienne, elles entendaient frapper le cœur de l’État italien et le capitalisme. Nées au début des années 1970, les Brigades rouges regroupaient ainsi des militants déterminés à s’attaquer aux forces de l’ordre, aux magistrats, aux responsables politiques et aux chefs d’entreprise. Parmi leurs fondateurs figurait, notamment, un certain Alberto Franceschini, arrêté dès 1974 et condamné à 18 ans de prison pour activités terroristes. Entre 1974 et 1978, l’organisation revendiquera à elle seule plus de mille actions violentes, allant de l’enlèvement aux assassinats ciblés en passant par les célèbres « jambisations » destinées à mutiler des adversaires sans les tuer pour mieux les intimider et les soumettre.
Des actes qui ont traumatisé l’Italie
Les Brigades rouges se rendirent aussi particulièrement et tristement célèbres pour une série de crimes sanguinaires. Le plus emblématique, et le plus tragique, demeure l’enlèvement puis l’assassinat d’Aldo Moro, l’ancien président du Conseil et figure importante du mouvement centre la Démocratie chrétienne. Ainsi, le 16 mars 1978 à Rome, un commando des Brigades rouges attaque le cortège de l’homme politique et l’enlève alors qu’il se rend au Parlement.
Durant 55 jours, Aldo Moro est maintenu en captivité. Ses geôliers exigent, en échange de sa vie, la libération de plusieurs de leurs compagnons emprisonnés. Autorisé à écrire, Moro adresse de nombreuses lettres aux responsables politiques et les supplie de céder aux exigences de ses ravisseurs afin de sauver sa vie. L’État italien refuse cependant toute négociation avec une organisation terroriste au nom du principe de fermeté face à la violence. Le pape Paul VI, ami personnel d’Aldo Moro, tente d’intervenir de son côté pour obtenir sa libération, mais en vain. Conscient du sort funeste qui l’attend, Moro écrit, dans l’une de ses dernières lettres : « Mon sang retombera sur vous. »
Le 9 mai 1978, son corps, criblé d’une douzaine de balles, est retrouvé recroquevillé dans le coffre d’une voiture. Ce crime brutal traumatise durablement la société italienne et incarne encore, aujourd’hui, la dérive meurtrière dont est capable l’extrême gauche.
La France, refuge parfait pour les Brigades rouges
L’État italien, confronté à cette escalade meurtrière, intensifia alors les arrestations et les poursuites judiciaires à partir de la fin des années 1970. Des milliers de militants furent interpellés, jugés et condamnés dans le cadre d’une politique de répression massive. Face à cette réponse judiciaire, un certain nombre de brigadistes décidèrent de fuir en France où celui qui allait devenir leur bienheureux protecteur, François Mitterrand, mit en place une politique de protection devenue célèbre sous le nom de « doctrine Mitterrand ». Cette dernière permettait l’accueil sur le territoire français d’anciens activistes italiens à la simple condition qu’ils déclarent renoncer à la lutte armée et qu’ils ne transforment pas la France en base arrière. Dans les faits, cette politique permit à de nombreux terroristes condamnés en Italie, y compris pour des faits extrêmement graves, de s’installer durablement en France et d’échapper à l’exécution de leurs peines. Le nombre total de victimes attribuées aux seules Brigades rouges est aujourd’hui estimé à environ 80 morts.
Malgré cette situation, l’Italie ne renonça jamais à obtenir justice. En 2019, Rome relança officiellement des demandes d’extradition visant dix ressortissants condamnés pour terrorisme et installés en France depuis parfois plus de trente ans. En 2022, la Justice française refusa définitivement l’extradition de ces dix personnes, invoquant notamment leur âge ou encore le respect de leurs familles désormais implantées en France. En avait-elle seulement eu pour celle de leur victime ?
Ainsi, en rappelant le rôle de la France dans l’accueil et la protection d’anciens membres des Brigades rouges, Giorgia Meloni ne cherche pas à raviver une vieille polémique diplomatique, elle veut continuer à lutter pour la mémoire et pour la justice à l’encontre d’hommes et de femmes ayant fui les conséquences de leurs actes. Elle met aussi en lumière un problème plus large : l’existence d’une extrême gauche violente et impunie en France.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
Popular Posts




































81 commentaires
Encore un épisode honteux de l’ère Mitterrand.
Grand bravo et merci à Madame Méloni de rappeler au Macron ce qu’était déjà cette gauche ultra violente et protégée par ce Mitterrand sans scrupule. C’est abjecte de détester et détruire son propre pays…
Étonnant de se rendre compte que certains pays d’Europe Unie et leur économies rattrapent la France, on se souviens qu’italiens, Espagnoles, Portugais avec Roumains et Polonais migraient en France, et tout ces pays non seulement nous rattrapent mais pour certains nous dépassent,
Peut être pour certains c’est nous qui économiquement baissons.
Évidement avec Macron au pouvoir nous avons aucune chance d’arrêter l’écroulement politique lui qui s’en prend par jalousie a Madame Méloni de s’ingérer dans la politique Française alors que l’Algérie nous prend des otages et n’arrête pas de nous bafouer inconsidérément, alors là, il ne pipe pas mot et envoie même son premier ministre et d’autre délégués s’excuser et se repentir d’avoir hisser se pays au rang de modernité qui depuis stagne malgré nos grandes largesses.
Parler d »une « répression politique massive » est un terme abject, pour des gens jugés et condamnés pour de tels actes, pour vous le gouvernement Italiens aurait dû faire le dos rond comme l’a fait la FRANCE avec les « Brigades Rouges » en en accueillant et plus tard avec l’ETA espagnole qui a fait plus de 400 morts et des milliers de blessés et dont on a accueilli certains de leurs responsables pour les mêmes raisons que MITTERRAND à l’époque , qu’ils ne fassent pas d’attentats chez nous
Pauvre Macron, dès qu’il y a une betise à sortir, il ne peut s’en empêcher. Il demande à Meloni de s’occuper des ses affaires, mais il oublie de dire que lui a fait partie de ceux qui se sont mêlé des élections en Roumanie et qui ont déclarer qu’ils garderaient à l’œil élections en Allemagne… Quel boulet !
Mme MEloni, personnage courageuse, droite, ferme, une femme avec du caractère
Un passé honteux
Citons le cas de Cesare Battisti condamné pour meurtre par la justice italienne et réfugié en France, avec le soutien de toute la bien-pensance de gauche qui le déclarait innocent. Mais en 2019, après son extradition en Italie, Battisti déclare : « « Je n’ai jamais été victime d’une injustice. Je me suis moqué de tous ceux qui m’ont aidé, je n’ai même pas eu besoin de mentir à certains d’entre eux[. ».
Battisti avait fini par reconnaitre sa responsabilité dans 4 meurtres, ridiculisant ses défenseurs.
Bravo Mme Méloni. Nous, nous avons un pantin dangeureux. La France a été et est encore l’asile de toute la pourriture mondiale.
Et le Roi d’Espagne pourrait en faire autant en ce qui concerne les terroristes basques de l’ETA qui tuaient des autorités espagnoles et venaient se réfugier en France, Bayonne en particulier, où ils pouvaient impunément faire la fête. Situation à laquelle Chirac a mis fin en 1986, soit 10 ans après la mort de Franco.
La Mitterrandie a complaisament accueilli les terroristes d’extrême gauche italiens et espagnols, ce qui 50 ans plus tard nous explique pourquoi les socialistes ont tant de mal à condamner LFI et ses nervis de la jeune garde.
Je viens de faire sans le savoir une réponse à une partie de l’article semblable à la votre, Chirac était premier ministre de MITTERRAND logeaient eux même des membre de l’ETA et les ont « trouvé » justes avant des élections
Encore une femme courageuse mais le gamin capricieux va s’énerver
Elle a tout à fait raison Mme Meloni. Macron doit aimer les brebis galeuses car hormis le bla bla habituel, qu’a t il fait ? au contraire , il enfonce le clou. Il peut prendre des lecons de Mme Meloni car, lui, passe pour une marionnette.
» Cette déclaration nous renvoie ainsi à un passé peu reluisant pour la France de François Mitterrand… » Un passé ? Comme s’il y en avait eu plusieurs, dont certains, durant cette époque, auraient été glorieux ? La plupart des maux de la France d’aujourd’hui trouvent leur origine dans celle de Mitterand et l’on ne serait pas juste si l’on oubliait de mentionner les effets (méfaits ?) de la « modernité » de celle de Giscard l’ayant précédée.
quelle le rappelle au zigoto qui est malheureusement à la tête de la France ,mais qui n’est pas la France!
vivement qu’il parte !!
Il est temps qu’il se taise et qu’il nous quitte le plus vite possible.
Quoique l’on puisse ne pas être d’accord avec la proposition de F. Mitterrand, celui-ci a engagé la parole de la France envers ces « repentis ».
Il serait de la dernière indignité de revenir sur cet engagement en les extradant vers l’Italie (comme cela a d’ailleurs été fait avec les Basques et l’Espagne – Mitterrand et Chirac – il y a quelques lustres, en 1987 me semble-t-il. Certes, les conditions étaient différentes mais ce n’était pas bien joli).
Pas joli mais il y allait avoir des élections il me semble, ceci explique cela, ces gens là ont été repenti que lorsque ça chauffait pour eux, comme tous quand ils se font prendre et regrettent leur geste après, assassins, violeurs agresseurs multirécidivistes avant non