Comment pouvons-nous permettre à des sans-papiers de se rassembler, de narguer les forces de l’ordre et nos autorités ? J’ai honte mais je garde espoir car la France ne mourra jamais…

Le jeudi 28 mai, le Premier ministre, Édouard Philippe, annonce la reconduction des mesures concernant l’état d’urgence sanitaire, notamment la règle interdisant les rassemblements de plus de dix personnes. En effet, au grand dam de beaucoup d’associations, aucun assouplissement des conditions de rassemblement sur la voie publique n’est autorisé et cette règle est reconduite jusqu’au 21 juin sur l’ensemble du territoire national. Ce samedi 30 mai, pourtant, la France entière a pu constater, suite aux appels de diverses associations, que plus de 5.000 personnes se sont rassemblées à Paris afin de manifester pour réclamer la régularisation des sans-papiers, et ce, malgré cette interdiction.

Oui vous avez bien lu… en France, malgré plus de 28.000 morts du Covid-19, des associations bravent l’interdiction de regroupement pour manifester afin de réclamer la régularisation des sans-papiers.

À ce niveau, en Île-de-France, ce n’est pas aux associations qu’il faut réclamer des comptes mais au préfet de police de Paris, lui si prompt à casser du gilet jaune ou du manifestant anti-loi retraite, lui, , roulant des mécaniques devant les médias pour montrer son intransigeance. Où était-il, le 30 mai ?

Peut-être que si ce rassemblement avait été réclamé, par exemple, par des conservateurs pour s’opposer à la PMA sans père aurait-on eu l’occasion de voir en action notre « Commandante » !

Que dire de , cet intermittent du spectacle pathétique, un jour ministre avec un portefeuille dont il n’est pas certain d’en maîtriser les contours, un autre jour artiste noctambule, l’autre jour laudateur de la Macronie, chantre des vertus de l’échec ?

On est bien loin du temps des Pasqua et Pandraud, quand on avait des ministres, de vrais ministres, place Beauvau.

Comment pouvons-nous permettre à des personnes sans papiers, c’est-à-dire à des clandestins, autrement dit à des contrevenants à la loi, de se rassembler, de manifester en toute impunité ? Ce n’est pas seulement les forces de l’ordre, les autorités, qu’ils narguent, mais les Français à qui l’on a dit de se tenir bien tranquilles chez eux pendant plus de deux mois. C’est la France qu’ils narguent.

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