Oserai-je le dire ? Je n’ai jamais vu des manifestations comme celles qui se déroulent dans toute le France, chaque samedi, contre le passeport sanitaire.

D’abord, le nombre est considérable, beaucoup plus que ne l’étaient les gilets jaunes, ce que les organes de la presse de cour se gardent bien de dire. Que ça ne se sache pas est le signe d’un contrôle d’opinion de plus en plus serré.

D’autant que ces manifestations ne ressemblent à aucune autre.

J’ai déjà manifesté : au Trocadéro en faveur de Fillon, on trouvait un collègue ou une vielle connaissance tous les dix mètres. Même à la Manif pour tous, même dans des manifestions plus à gauche. Là, personne. On peut suivre le cortège des heures sans reconnaître personne. Et les amis annoncés sont introuvables, tant la foule est grande. Impossible, aussi, de dire s’il s’agit surtout de gens de gauche, de droite, de jeunes, de vieux : tous les bords, tous les âges s’y retrouvent. Pas davantage de marque claire de classe sociale : des ouvriers, des cadres supérieurs et beaucoup, beaucoup qui semblent inclassables. Il y a, en France, des « gueules » : de militant du RN, de LR, de catholique pratiquant, du Parti socialiste, de la CGT. Là, rien de typé. Certains militants portent des drapeaux français sans que cela n’offusque personne, mais ici ou là, un drapeau arc-en ciel ou des drapeaux étrangers occasionnels de pays d’ de l’Est ou d’Amérique latine : universalité de la France. Des gens de couleur. Même, encore peu nombreuses, des femmes voilées. Lié à cette diversité, le fait que les gens ne semblent pas se connaître sauf des groupes de deux ou trois venus en semble, notamment des filles.

Cette diversité, c’est le peuple de France tel qu’il est aujourd’hui. C’est le peuple de France qui se lève contre un pouvoir inique, sans précédent dans l’autoritarisme, l’arrogance, le mépris, la dureté, au service d’un projet dont personne ne comprend la rationalité tant les cas de décès par Covid sont devenus rares. Le peuple de France que ne précède pas, cette fois, en tête de cortège, une brochette de députés et de sénateurs en écharpe, comme LMPT ou Charlie. Sans doute les élus qui ont voté le passe ou sont restés lâchement chez eux ont-ils compris qu’ils n’y seraient pas bienvenus.

Manquent, aussi, les « bobos-gogos ». Bobos comme ceux qui ont voté Macron, le voyant comme un sauveur venu d’« ailleurs » ; gogos comme ceux qui font la queue pour se faire vacciner parce que, dans leur milieu, ça se fait.

Un seul slogan, simple, digne de la France et de son Histoire, ancienne et récente : « Liberté ! » (et, accessoirement, un second très clair aussi : «  démission ! ») Je me plais à penser que face à cette chape de plomb mondiale devant laquelle les Français semblaient plus dociles que d’autres (comme la monarchie française paraissait la plus inébranlable en 1789 !), la France retrouvera son rôle historique de chef de file des peuples libres, faisant la première éclater le carcan.

Cela suppose que ces manifestations continuent et, même, qu’elles passent à la vitesse supérieure à la rentrée. Il ne faut pas écouter les voix de certains anti-passe qui susurrent que manifester ne sert à rien, que ça fait le jeu de Marcon (par quel détour compliqué ? Je ne sais), qu’il faut faire autre chose, on ne sait quoi, réfléchir. Je ne crois pas une seconde que le Président et son entourage seront heureux que le nombre de manifestants explose en septembre. Quel autre moyen, d’ailleurs (à moins de passer au stade violent), de faire barrage à ce projet fou et criminel de vacciner d’office tous les jeunes et tous les enfants, voire les nourrissons alors même qu’il n’y a eu aucun décès du Covid au-dessous de 45 ans entre le 1er mars 2020 et le 1er juillet 2021, selon Statista. Empêcher cette ignominie doit être notre prochain objectif.

20 août 2021

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