Une femme qui mangeait une gaufre dans une rue « masque obligatoire » et qui avait glissé le masque sous son menton s’est vu infliger une amende de 135 euros à Ouistreham, cité balnéaire de la Côte de Nacre, en Normandie, le weekend du 15 août dernier (Actu.fr). Mais pour des milliers de clandestins et leurs soutiens défilant dans les rues de , le 22 août, sans aucun droit pour réclamer des papiers, aucune interpellation ni amende. Sans parler des hordes de « jeunes » qui se sont rassemblées sur les Champs-Élysées après le match PSG-Leipzig, mercredi dernier.

La répression du pouvoir y va fort pour faire respecter ce port du masque, dont l’efficacité absolue reste à prouver. Les exemples se multiplient chaque jour : les forces de l’ordre ont ordre d’appliquer les ordres de Castex pour obliger les Français à se voiler la face du nez au menton.

135 euros, c’est tout de même une sacrée somme pour avoir oublié ce bout de tissu dont on nous rebattait les oreilles, il y encore quelques mois, qu’il ne servait à rien. La légalité de cette obligation devrait, d’ailleurs, faire l’objet de recherches car n’est-il pas interdit de cacher son visage dans la rue ? Ce qui devrait n’être qu’une recommandation à se masquer ne devrait, logiquement, être en aucune façon une exigence dictatoriale.

De plus en plus de sommités médicales affirment que cette exigence n’a aucune raison d’être. Scientifiquement parlant, aucune certitude ne permet de conclure que le masque vous protégera du virus, en tout cas en plein air, et que croiser une personne dans une rue étroite ne représente aucun danger, sauf si un passant crache ou tousse à quelques centimètres de vous. Mais cela, Olivier Véran le nie à tout va et déclare même le contraire dans sa longue interview du JDD. Pour lui, le virus est de plus en plus actif même s’il ne tue (presque) plus. Sur LCI, le 20 août, le professeur Laurent Toubiana affirmait que le masque ne sert à rien en espace ouvert mais que, psychologiquement, il est très nocif. « Le masque est plus néfaste que bénéfique à l’extérieur. » Mais contrairement au simple docteur Véran, le professeur Toubiana n’est qu’un épidémiologiste réputé et docteur en physique qui n’est qu’un pauvre chercheur de l’INSERM.

Il manquait à l’atmosphère des gilets jaunes ? Eh bien, nous y sommes. Puisque gilets jaunes il n’y a plus, il lui reste les anti-masques. Et nous le voyons tous les jours, la police ne s’en donne peut-être pas à cœur joie, mais elle semble appliquer à la lettre les consignes qui lui sont données par l’Intérieur et la Santé. Quand le pouvoir envoie 130 CRS à Marseille, non pas pour endiguer la criminalité souvent venue des quartiers nord, mais pour veiller à ce que le masque soit omniprésent sur le Vieux-Port, on se demande bien où sont les priorités et quelles sont les véritables intention de la Macronie.

Cette rébellion du masque étant, pour l’instant, individuelle, la répression se fait sans grenades lacrymo, LBD et blindés, mais les caisses de Bercy se remplissent aussi vite que lors des manifestations de gilets jaunes…

Je suggère à ceux qui pensent comme les professeurs Raoult, Toussaint, Toubiana, etc., d’échanger leurs masques chirurgicaux bleus contre des masques jaunes…

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