Aujourd’hui, qui pourrait détenir le ministère de la Vérité, ce ministère qui, chez Orwell, dans 1984, est celui de la propagande ? Je n’en vois qu’un : Bernard-Henri Lévy.

L’homme opposé à la sortie du de l’Union européenne troquera ses habits de simili-philosophe pour endosser ceux de pseudo-comédien, le 4 juin prochain, à Londres. Il brûlera les planches dans une pièce intitulée Last Exit Before . Ceci, grâce à Sophie Wiesenfeld, la fondatrice de Hexagon Society, un mouvement qui affirme promouvoir “la production de contenus culturels” pour combattre “l’obscurantisme, le populisme, le racisme et les menaces contre les démocraties”.

D’après son site, Hexagon Society est un incubateur de contenu culturel franco-anglais ayant comme devise “tseoulmad”, qui, en hébreu, signifie “sors et apprends”.

Je lui suggère plutôt : “Soros et abrutis”.

On le voit, toujours la même rengaine totalitaire et mondialiste : vous êtes patriote, vous croyez aux racines ? Vous êtes donc un obscurantiste, un populiste, un raciste. Cette brave Anglaise n’a pas été jusqu’à parler de fascisme, mais je suis sûr qu’elle doit le penser très fort. Pour elle, plus une action est proche du peuple et plus elle menace la démocratie. Elle est bien dans une attitude orwellienne.

Cette représentation permettra à nouveau au mari d’Arielle (d’où la blancheur de sa chemise) de magnifier sa personne afin de militer contre la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne et, ainsi, convaincre ces ploucs de “British” qu’ils ont glissé le mauvais bulletin dans l’urne lors du référendum du 23 juin 2016.

Ce n’est pas la première fois. Le 16 mai, il avait expliqué pour le magazine Ici Londres que le Brexit était “une des manifestations […] de la vague populiste qui déferlait en ce moment sur toute l’Europe”, fustigeant au passage Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, dont il a estimé qu’ils en étaient les vecteurs principaux en France. “Je ne pense pas que l’Europe puisse durablement survivre à un retrait de la Grande-Bretagne”, avait-il, par ailleurs, présumé.

Enfin, interrogé sur le risque d’un , il confiait, horrifié : “J’espère qu’aucun gouvernement français ne commettra l’erreur folle de David Cameron qui, pour des raisons politiciennes, a déclenché cet effet papillon. Les gens disent : “Qu’avez-vous contre ce référendum ? Est-ce que le référendum, ce n’est pas l’essence même de la démocratie ?” Eh bien, justement, non. C’est un des buts de cette pièce : dénoncer l’énorme escroquerie politique et morale qui veut nous faire croire que demander à un peuple de répondre par “oui” ou “non” à une question aussi énorme, aussi complexe, que son maintien ou non dans l’Europe serait l’essence de la démocratie.”

Ainsi, avec BHL, toute contre-vérité n’est que vérité incomprise. Quant au peuple, il est l’objet d’un ostensible mépris. C’est pourquoi il ne veut pas que celui-ci vote si les questions sont complexes : il est trop ignare.

Pour sauver le libéralisme anglais, le chouchou des médias a trouvé la solution : un nouveau régime censitaire où seules les élites européistes auront le droit de voter.

23 mai 2018

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