Liesse, reliesse, surliesse, épidémie de cocoricos, on est en finale et, pour finir, on l’a gagnée. Joie nationale. Compte tenu de l’atmosphère très très chaude qui régnait déjà sous mes fenêtres en début d’après-midi, j’ai quitté le boulevard pour la proche campagne. Le curé du Revest était au rendez-vous et je comprends mieux, grâce au papier de notre ami Georges Michel, pourquoi l’angélus sonnait ce dimanche à pleine volée ! Gaudeamus, donc.

Dans surchauffé, la innove. Pour fêter la victoire, six stations de métro ont été rebaptisées en à l’équipe de France et à son entraîneur pour un parcours humoristique :
• La populaire Avron s’appelle maintenant « Nous Avron Gagné ».
• Le Bercy des du fisc dit pour une fois « Bercy les Bleus » (sans rancune, car ils sont peu à payer leurs impôts chez nous…).
• La bucolique Notre-Dame-des-Champs devient « Notre-Didier-Deschamps ».
• Dans le XVIe , Victor Hugo se doit de partager les honneurs : « Victor-Hugo-Lloris ».
• Enfin, la station Champs-Élysées-Clemenceau devient « Deschamps-Élysées–Clemenceau » et Charles-de-Gaulle-Étoile « On a 2 Étoiles ».

Avouez, l’esprit est bon enfant. C’est sans prétention et surtout sans message politico-socio-éducativo-humanitaire. Ça nous repose des initiatives “vivrensemblesques” de la et autres passages piétons arc-en-ciel de son maire Hidalgo…

Seul souci : encore faut-il pouvoir prendre le métro. Or, qui dit liesse dit fermeture des transports en commun. Pas marrant pour ceux qui auraient encore l’audace de vouloir travailler un lendemain de Coupe du monde !

Il faut dire que gérer des centaines de milliers de voyageurs, parmi lesquels se glissent forcément des dingues surchauffés et des terroristes potentiels, n’est pas une tâche aisée. On apprend ainsi, dans Le Parisien, qu’un Égyptien a semé, samedi, la panique sur le quai du métro Anvers. Pour ceux qui ne connaîtraient pas, Anvers est certes la station qui dessert la butte Montmartre, mais c’est surtout la voisine de Barbès-Rochechouart et de La Chapelle, hauts lieux de puisque y prospèrent depuis des décennies le « marché aux voleurs » et, depuis une période plus récente, les campements de migrants sous le métro aérien. S’y ajoutent, maintenant, les jeunes mineurs qui font régner la terreur sur ce quartier où les femmes sont désormais priées de raser les murs.

C’est là que Emad F., 23 ans, a brandi un couteau à bord du wagon en hurlant “Je suis musulman et je bute tous les cathos.” Maîtrisé par les usagers après avoir rangé lui-même son couteau, il a été pris en charge par la police. Qui le connaît bien… Car “s’il n’est pas inscrit au Fichier des personnes recherchées (FPR) ni à celui de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP)”, écrit Le Parisien, “il est cependant connu de la pour deux condamnations de droit commun”.

Question : comment se fait-il que cet individu soit encore sur le territoire français ? Je croyais – innocente que je suis – que les condamnés de droit commun étaient automatiquement expulsés vers leur pays d’origine après avoir purgé leur peine. J’ai dû rêver…

Quand va-t-on se décider à faire du ménage ?

16 juillet 2018

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