Editoriaux - Environnement - 29 mai 2019

Les vrais écologistes … c’est nous !

Le moment écologique, l'indispensable frontière

Depuis longtemps, déjà, la question environnementale préoccupe les Français. C’est une bonne nouvelle, car il y a urgence. L’activité humaine détermine, en effet, de plus en plus l’évolution du monde. Or, nous sommes responsables de cet héritage formidable que sont la diversité et la variété des individus, des espèces, des sols et des océans. Ils ne nous appartiennent pas et deviendront ce que nous en ferons. Malheureusement, la quête de performances financières et l’incitation à produire toujours plus exercent à leurs dépens des effets dévastateurs.

C’est de vie humaine que nous parlons, et ce n’est pas un produit que l’on trouve en rayon ou que l’on peut remplacer. Le moment est donc particulièrement singulier. L’urgence écologique est devenue un enjeu politique parce qu’il s’agit de notre existence même et parce que la protection de l’environnement est aussi la protection de tous. L’alimentation, la mobilité, les transports et les modes d’occupation des sols sont, désormais, des sujets qui exigent un nouveau mode de coopération et de partage des responsabilités. Ces enjeux dépassent, évidemment, la brièveté des mandats électifs et l’horizon de vie des dirigeants. C’est pourquoi nous devons nous en saisir et redonner sa légitimité à une vraie politique écologique de long terme, garante de la préservation de notre existence.

Ce combat doit être absolument le nôtre. Car le combat pour la diversité des êtres vivants, des biotopes et des écosytèmes c’est d’abord et avant tout le combat pour la protection des sociétés humaines, des cultures et des civilisations. Ce n’est pas un combat contre les autres, c’est le combat pour que les autres demeurent ce qu’ils sont, comme nous, qui voulons rester Français ! La diversité des sociétés, des valeurs, des lois, des traditions est la condition politique de survie de l’humanité tout entière. Diverse, elle peut survivre ; uniformisée, elle se condamne.

Par quelle confusion mentale ceux qui se disent écologistes peuvent-ils appeler à l’ouverture des frontières et prôner sans limites l’accueil des migrants économiques ? La vraie écologie enseigne la séparation vitale des organismes et la protection des espèces. La diversité sociale, politique et humaine qu’incarnent nos sociétés occidentales n’est pas moins précieuse que la diversité des baleines bleues, des zones humides ou des tigres du Bengale.

Face aux mondialistes et autres promoteurs de l’uniformisation marchande, nous devons promouvoir l’enracinement et le localisme. Seuls ceux qui acceptent le lien entre l’homme et son territoire, seuls ceux qui défendent les frontières comme moyen de diversité culturelle, politique et sociale, seuls, enfin, ceux qui ont compris que la diversité des civilisations devait être préservée pour le bien de tous peuvent se réclamer de l’écologie intégrale.

Pour que demeurent nos campagnes et nos jardins, nos champs et nos forêts, notre art de vivre et notre gastronomie, nous préférerons toujours une politique qui protège et sécurise à une utopie consumériste qui déracine et assujettit.

La défense de nos frontières, la préservation de nos identités, la maîtrise de notre souveraineté sont les bases d’une société respectueuse de la nature. Assurer dans le temps la transmission de ce que nous sommes, de ce que nous avons reçu, de ce que nous croyons, telle est l’intention qui nous anime.

Les vrais écologistes… c’est nous !

À lire aussi

Mercosur… tuer les éleveurs et empoisonner les consommateurs !

La concurrence déloyale qu’il engendrera provoquera, une fois de plus, un séisme social de…