Les Français ne sont pas racistes, ils veulent juste être respectés

Ces derniers jours, deux événements ont occupé le haut des tendances sur les réseaux sociaux : la polémique Sibeth Ndiaye et le meurtre de Mamoudou Barry.

La mort du chercheur guinéen a troublé beaucoup d’internautes et on peut, sans hésitation, extrapoler cela dans l’opinion publique, au regard du contexte, mais surtout de la façon dont le jeune homme est mort.

Au passage, nous réitérons notre indéfectible soutien à la famille et aux proches de feu M. Barry.

Sur les réseaux sociaux, dans leur grande majorité, les Français ont dénoncé ce crime, se montrant solidaires de la famille. Certains ont même voulu initier une cagnotte pour soutenir la famille de la victime.

Cette solidarité a été reprise dans plusieurs médias guinéens, revalorisant ainsi l’image que certains Africains pouvaient se faire de l’ex-colon.

La mobilisation autour du décès de Mamoudou Barry contraste avec la polémique liée à l’affaire Sibeth Ndiaye.

Pour rappel, la porte-parole du gouvernement avait évoqué le kebab dans la culture gastronomique française et s’était montrée dans une tenue vestimentaire « délirante » lors des cérémonies de la fête nationale.

Sur les réseaux sociaux, Mme Ndiaye s’est vue reprocher de ne pas respecter la France. Ses défenseurs ont alors brandi l’argutie du racisme, mais cela n’a pas calmé la polémique, on ne va pas revenir sur les échanges entre la Macronie et Nadine Morano.

Néanmoins, force est de constater que Sibeth Ndiaye et Mamoudou Barry sont d’origine africaine, mais pourquoi le jeune chercheur est-il autant soutenu par les Français ?

Sortons de la conception épicurienne de la mort pour ne retenir que cette idée reçue de notre histoire chrétienne qui explique la mort comme étant le terme naturel de la vie terrestre, elle peut paraître injuste mais elle est l’étape obligatoire, qui suit la naissance, pour tous les êtres humains. On pleure un mort, mais l’émotion est plus forte quand on apprend les conditions du décès et quand on est informé de la personnalité du disparu.

Mamoudou Barry représentait ce que la France conservatrice défend : brillant étudiant, bon père de famille, collègue disponible, il ne dérangeait personne – l’exemple même de la méritocratie.

L’émotion qui a suivi son décès contraste avec le peu d’intérêt que semble porter les Français pour d’autres personnes de la diversité, décédées dans d’autres conditions ou des rixes similaires.

Le cas Mamoudou Barry doit juste faire comprendre à Sibeth Ndiaye et à ses affidés que les Français ne sont pas racistes, ils veulent juste être respectés, ils veulent qu’on respecte leur histoire, leur culture, sans chercher à leur imposer la nôtre, car la France n’est pas multiculturelle, elle a une culture qui est enrichie par l’apport d’autres cultures [immigrées] dans le cadre d’un processus d’assimilation.

L’assimilation n’est pas une acculturation, c’est une plus-value nécessaire dans ce monde où le multiculturalisme est le bréviaire des bien-pensants.

Respecter les Français, c’est commencer par porter une tenue respectable quand on a la chance d’être ministre et de se retrouver sur l’estrade officielle le 14 juillet, jour de fête nationale. C’est ce qu’aurait fait Mamoudou Barry s’il en avait eu l’occasion.

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