Après une semaine de tractations ponctuées de coups de , les Marseillais connaissent enfin le nom de leur maire.

L’écologiste Michèle Rubirola, 63 ans, médecin dans les quartiers populaires et candidate du Printemps marseillais, liste d’union de la gauche, a été élue, samedi 4 juillet, maire de Marseille par le conseil municipal. Elle succède, ainsi, à , qui ne se représentait pas, après 25 années passées à la tête de la cité phocéenne, deuxième ville de France.

Un troisième tour dans une ambiance électrique

En fin de matinée, Michèle Rubirola est arrivée en tête devant le Guy Tessier, à l’issue du premier tour de vote, et a fait le plein de ses voix (42 bulletins sur 101), Samia Ghali arrivant en troisième position avec 8 voix. Mais elle n’a pas obtenu la majorité absolue. Un deuxième tour a donc été nécessaire, après une suspension de séance de 3 heures, permettant d’intenses tractations en coulisse, jusqu’au « coup de tonnerre » du retrait de la candidature Samia Ghali (La Provence).

Revirement de Samia Ghali qui soutient Michèle Rubirola

Samia Ghali, ex-PS, apporte finalement son soutien à la candidate : « J’ai décidé de ne pas présenter ma candidature et d’apporter mon soutien à Michèle Rubirola », a déclaré la sénatrice des quartiers nord, à la reprise de la séance, après le déjeuner. Avec ses 9 voix (2,89 % des voix sur la ville), celle qui, quelques heures auparavant, négociait encore avec les LR permet donc à la candidate de l’union de la gauche et des écologistes de remporter la majorité absolue (51 voix sur 92 conseillers, le RN s’étant abstenu).

« Des marchandages immondes », selon les élus RN

Les élus RN n’ont pas pris part au vote : « Nous ne présenterons pas de candidat, nous ne participerons pas au vote […], nous laissons les magouilleurs, les marchands de tapis et ceux qui confisquent la , nous vous laissons entre vous », a expliqué , tête de liste du (19,80 %), dénonçant « les marchandages immondes entre politiciens véreux ».

4 juillet 2020

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