Le secret de la confession préservé : LFI dénonce « l’entrisme » catholique
In extremis. Finalement, l’Assemblée n’a pas voté la mesure controversée s’attaquant au secret de la confession. Afin de permettre le vote de la proposition de loi sur la protection des enfants contre les violences en milieu scolaire, présentée par le groupe de Gabriel Attal, les députés ont voté dans la soirée, ce lundi 1er juin, un amendement de suppression vidant l’article 9 de sa substance.
Celui-ci prévoyait « explicitement que les ministres du culte » seraient « soumis aux obligations de dénonciation des faits de violences sur mineurs, y compris s’ils en ont eu connaissance dans l’exercice de leurs fonctions : aucun "secret de la confession" ne saurait s’y opposer ».
Soutenu par La France insoumise par la voix du député Paul Vannier, le texte de loi fait suite à la commission d’enquête ouverte après le scandale de Bétharram dont le parlementaire était rapporteur.
Les Républicains, le Rassemblement national et son allié l’UDR, tout en soutenant la philosophie et les mesures de la proposition de loi, se sont opposés aux mesures coercitives concernant l’enseignement privé catholique et le secret de la confession. « Nous nous sommes mobilisés pour défendre la liberté de l'enseignement et avons empêché la mise sous tutelle de l'enseignement privé », s’est réjoui le député RN du Loir-et-Cher, Roger Chudeau, orateur du groupe sur le texte, qui s’est aussi mobilisé contre les attaques visant le secret de la confession.
La liberté de conscience
« Derrière les attaques de monsieur Vannier se cache un vrai combat idéologique contre l'enseignement libre et les catholiques, expliquait Sébastien Chenu, ce lundi 1er juin, sur LCP. Enfant de l'école publique, je le dis librement : s'il y a des faits, la Justice doit agir, mais stoppons cette obsession politique. »
À ce sujet — « Loi Bétharram » : la droite empêche LFI de mener sa croisade contre l’enseignement privé
L’Église catholique, par la voie de la Conférence des évêques de France, a exprimé timidement sa « grande préoccupation », estimant que ce texte touchait à « des libertés fondamentales comme la liberté de conscience, le secret professionnel, la liberté d’enseignement et la liberté de culte ». Sur X, l’abbé Pierre Amar, prêtre du diocèse de Versailles, a défendu le secret de la confession : « [Il] protège les victimes : s’il n’existait pas, beaucoup d'entre elles ne parleraient pas et s’enfermeraient dans une logique de culpabilité. » Dans un entretien donné à Boulevard Voltaire, l’abbé Matthieu Raffray revenait sur cette épineuse question : « La personne qui va se confesser à un prêtre dans le cadre du sacrement ne parle en réalité pas au prêtre mais à Dieu. Et cette confession est généralement anonyme, d'où l'impossibilité, pour un prêtre, de se souvenir de l'identité de la personne et de ce qu'elle a pu dire. »
Interpellant le président de la République dans une vidéo, le frère Paul-Adrien, très actif sur les réseaux sociaux, a critiqué une loi « inapplicable » et ratant son but. « On est de votre côté. Est-ce que vous connaissez une institution qui s’est autant réformée que l’Église catholique ? », interroge le religieux.
« Le cléricalisme, voilà l'ennemi »
Si elle était un jour adoptée, une telle mesure vaudrait déclaration de guerre. Dans la religion catholique, les prêtres qui trahissent le secret de la confession sont immédiatement excommuniés. « Nous serons clairement hors la loi, confie un ecclésiastique, à BV. Trahir le secret de la confession est chose impossible pour un prêtre, jamais nous ne ferons cela. Ce serait complètement aller à l'encontre de la loi de Dieu et de l’Église. Il faut rappeler que la trahison du sacrement de la confession par un prêtre est un des péchés les plus graves. »
S’en prendre au secret de la confession, cela rappelle les heures anticléricales les plus douloureuses de l’Histoire de notre pays. Et dans les habits du nouveau petit père Combes, nous trouvons un certain Louis Sarkozy. Sa cuisante défaite à Menton ne l’a pas découragé. Le voici qui continue à distribuer bons et mauvais points, sur RMC, lors de sa chronique Voix de droite. « Brisons un sacrement vieux de mille ans », a affirmé, le jour des débats, le fils de l’ancien président de la République. « Depuis 1905, la République fixe le cadre, l’Église s’y plie. » Dans une violente charge contre l’Église, le jeune homme a comparé le secret de la confession à un « secret de l’impunité ».
En fin de séance, le député LR Xavier Breton a revendiqué « l’objection de conscience » pour défendre le secret de la confession. « En République, rien n’est supérieur à la loi », s'est exclamé le mélenchoniste Paul Vannier, qui a répondu à son collègue de droite : « J’ai l’impression qu’à travers vous, un entrisme agit dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. » Dans son viseur, l'Église. L’Hémicycle, ce soir du 1er juin, avait des relents de bouffeurs de curé.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR


































97 commentaires
La conference des eveques de France a exprime bien timidement…. c’est bien dommage. On n’a de moins en moins de proximite avec elle. Comprendra t’elle ses fideles et ses pretres… je suis tres triste.
Le mieux, cher Diégo est de rejoindre la FSPPX !
Ahahah. Oh non. Quand je vois les photos, ca donne vraiment pas envie. On doit pas trop aime la contradiction chez vous.
Le moment venu, il faudra que ceux qui auront été élus comme nous le souhaitons, se souviennent de cette haine.
Certainement, pour éviter de faire la même bêtise qu’aux législatives de 2024.
LFI, l’entrisme islamique dans de nombreux domaines, y dans la vie politique, on en parle ?
Si, si Mélisenda. BV le fait régulièrement (vous lisez?) mais aussi « Causeur », Français de souche Médias-Presse info… Là j’arrête :on me reprochera d’être insolent!
La république ferait mieux de s’occuper de ses affaires : faillite de l’Etat, dette phénoménale, invasion mortelle, incohérence des gouvernants, des Français qui ne mangent pas à leur faim etc. plutôt que de s’occuper de sacrements de l’Eglise auxquels elle ne comprend rien. Déja les ancêtres jacobins s’en étaient pris à l’Eglise avec la Constitution civile du clergé de juillet 1790 et à nouveau avec l’Etre suprême de Robespierre en mai-juin 1794, en recommençant en 1880 puis en 1904-1905.
Quant à Louis Sarkozy qui prend son nombril pour une boussole de la pensée qu’il s’occupe de ses tatouages et de son vernis culturel. Quant je pense que ce corniaud a pu étaler son inculture et sa suffisance pendant des mois dans Valeurs Actuelles !
Ah ! J’ai bien aimé la boussole du rejeton Sarkozy, mieux que la casquette du père Bugeaud. Où la met-il, sa boussole ?
Cette famille est décidément nocive et on se demande comment Valeur actuelles se disant de droite ait pu louanger ces malfaisants.
plus sérieusement, puisqu’on parle d’établissements d’enseignement privé liés à la religion catholique, et ayant un vécu (ancien) dans ce système, j’imposerais que le confesseur n’ait AUCUN lien avec les encadrants, les enseignants etc…
C’est évidemment aux instances religieuses de gérer cela…
Quand l’autorité épiscopale se donne la peine de gouverner dans les établissements d’enseignement placés sous son autorité, il impose l’exigence que vous posez. que vou
Il faut dire n’importe quoi. « La pedophilie, elle existe ». Non des cas existent. Non ce n’est pas l’omerta. L’eglise veille et a fait un formidable travail de verite. Et puis parle des annees 60, c’est autre chose. La pedophilie n’etait pas considere, A TORD comme tres grave. On n’avait pzs realise l’ampleur de la faute commise. Aujourd’hui, un pretre qui confesse peu des personnes coupables de pedophilie. Mais il faut bien comprendre qu’on montre du doigt l’eglise pour qu’on ne regarde ailleurs. Il faut l »Esprit Saint pour discerner notre epoque et ne pzs se laisser influencer par un courant polotique qui veut detruire l’ehlise par tous les moyens
si on propose une loi sur ce sujet, il y a manifestement intrusion de l’état dans le religieux…
essayez donc de modifier quelque chose dans l’Islam, qu’on rigole un peu…
Deux remarques :
D’une part, les prêtres ne sont pas les seuls à pouvoir invoquer une forme de secret professionnel : les avocats et les médecins y sont également soumis.
D’autre part, selon le droit canonique, un prêtre peut refuser l’absolution, ou la différer sous condition…
Oui, le secret médical est absolu, mais il est loisible à la justice de saisir le dossier médical (en présence d’un membre du conseil de l’ordre, qui peut retirer du dossier tout ce qui concerne les tiers.)
Bonne remarque que l’on doit adresser dans ce courrier des lecteurs à ceux qui, sans s’informer valablement, disent des contre-vérités.
Il me semble que dans certaines situations très précises, certaines professions ont le devoir de briser le secret : par exemple si elles ont connaissance d’un crime en préparation. C’est le cas aux US. À vérifier pour la France.
Beaucoup de choses ne me plaisent pas dans cette affaire aussi n’en soulèverai je que le ridicule = Doit on penser que tout les pédophiles iront se confesser ? Imaginer que seuls les bons cathos seraient atteints de remords est donc discriminatoire pour tous les autres. Un bon conseil à nos protecteurs législatifs = Accrochez vous à du solide, les dérives parisiennes par exemple…
Que LO soit aussi soumis aux mêmes règles avec des dirigeants ne se connaissant que sous pseudo et anonymat par exemple !!!!
Quand on se confesse, on ne décline pas son identité. Ni celle de ses victimes (éventuelles).
De sorte que l’hypothétique obligation de violer le secret de la confession n’apportera aucune aide dans les enquêtes judiciaires.
Par ailleurs, si le droit canonique ne fait pas autorité en France – et il n’a pas cette prétention ! – il fait autorité dans l’Eglise.
Et le canon 983 interdit la violation du sacrement de pénitence.
Il ne s’agit pas là pour lfi d’aider la justice..juste de s’en prendre au catholicisme pour plaire aux musulmans..
toute ces loi, régalements et autres sont obsolète, La séparation de l’église et de l’état ont été rédigé a une période la longue et riche France, a présent très peu vont a l’église et énormément a la mosquée, donc il faut un gouvernement qui reprenne les choses en main fermement, ceux qui ne sont pas d’accord avec la liberté de partir d’un pays qui ne leur conviens pas est absolue.
Comme d’habitude , tout est fait dans la précipitation sur les sujets les plus importants comme l’euthanasie et le secret de la confession , des valeurs fondamentales
Néanmoins , comme @Jose bobo , l’annulation de cette partie de la loi, me laisse mal à l’aise , car hélàs, les crimes de pédophilie dans l’église EXISTENT , et c’est plutôt l’omerta .
Dans mon enfance (fin années 60 )et mon petit village, le cas s’est produit; on a juste déplacé le prêtre
Pour l’euthanasie, c’est plus que la précipitation. C’est un coup de force idéologique, ce que le RN a été incapable de comprendre. Désolé.
Louis Sarkozy, l’aigreur et la vindicte se dévoilent chez cet individu.
Il est peu probable ( voire quasiment nul ) qu’un criminel vienne confesser ses crimes _ à un prêtre ! Qui peut imaginer un Fourniret , Petiot etc à confesse ? ( quand bien même, le prêtre lui dirait_ aurait dit _ sans doute, d’aller se dénoncer ). C’est l’idéologie qui guide ces gens qui causent de ce qu’ils ne connaissent pas. Quant à ce Louis Sarkozy, invité de plateaux, c’est… un « essayiste » ( disons ), un influenceur. On sait ou pas d »ailleurs qu’il a crée un eligne de mocassins
Certains se posent la question sur « l’utilité de la confession ».
Au-dela de l’acte religieux, la confession est un acte psy . Combien de personnes se disent « J’en ai gros sur la patate », sur la conscience en fait, mais n’osent pas en parler, n’osent pas se confier à autrui ? Le prêtre est celui qui recueille avec la certitude de ne pas être jugé. Une délivrance silencieuse, hors du champ de la société à l’affût. Les réactions aux actes de violences sexuelles sont là pour témoigner du poids de la société. Un marteau pilon qui a vite fait de mettre la corde au cou.
La confession est un acte psy ?
On aura tout entendu.
Avant d’en mesurer la portée juridique, fiez vous à des sources autorisées (le catéchisme de l’Église catholique par exemple ou ce que dit le code pénal et sa jurisprudence sur le secret de la confession ) plutôt que sur votre ressenti personnel, aléatoire, avant d’aborder le sujet et y ajouter vos réflexions personnelles si elles contribuent au débat.
Il est évident qu’au delà du pardon la confession avait pour but d’aider et de conseiller les égarés, les remettre dans le droit chemin si la faute était grave, les encourager à se dénoncer mais pour le concevoir il faut une intelligence et une sensibilité qui ne sont certes pas l’apanage de LFI (que ne dérangent pas par ailleurs des hadiths de haine) ni semble t il Louis Sarkozy.
Il est évident que ceux là sont surtout animés d’une christianophobie qui a déjà rejoint leur antisémitisme lesquels battent son plein avec leur dernière trouvaille.