Le maire PCF d’Ivry-sur-Seine qui pourfend les croix soutient l’Algérie
La sortie d’une croix et la récitation d’un Je vous salue Marie par un élu lors de la séance du 11 juin du conseil municipal d’Ivry-sur-Seine (94) ne cesse de faire le buzz, sur les réseaux sociaux. L'élu qui a brandi la croix répondait au refus du maire, Philippe Bouyssou, de mettre au vote un amendement interdisant le « port d'un signe ou d'une tenue manifestant ostensiblement une appartenance religieuse » lors des séances du conseil.
La tentation clientéliste rouge
Jusqu’ici, la ville d’Ivry-sur-Seine était surtout connue pour être restée un bastion communiste depuis 1920. Comme dans toutes les villes rouges où il n’a pas déjà été remplacé, le maire doit s’ouvrir à la « diversité », de multiples façons, y compris au sein de sa majorité municipale, où siègent des femmes voilées, dont l’une est maire adjoint. Elle était au centre de l’incident du 11 juin.
Jusque-là, rien de très original, ce cas de figure étant l'illustration concrète de la tentation clientéliste qui gratte tout élu dont la ville affiche un fort taux de populations liées à l’immigration. À Ivry-sur-Seine, comme le confirment les données statistiques, la ville est une sorte de concentré du Grand Remplacement que Jean-Luc Mélenchon appelle de ses vœux, dans un département du Val-de-Marne qui en est déjà une vitrine : il compte 26,3 % d’étrangers (contre 17,6 %, en moyenne, dans le 94), 19,3 places en centre d'hébergement pour migrants pour 1.000 habitants (contre 8,5, en moyenne, dans le département) et une part d’étrangers hors UE dans les attributions de HLM qui est passée de 27,2 % à 45,7 % en dix ans seulement, de 2015 à 2025. Voilà qui s’appelle accompagner le changement.
Ambassadeur d’Algérie en Val-de-Marne ?
Mais à Ivry-sur-Seine, Philippe Bouyssou a poussé plus loin la démarche. Si sa communication ne manque pas une occasion de militer pour Gaza, c’est pourtant du côté de l’Algérie que son cœur balance, ou plus précisément vers une bande de terre que l’Algérie dispute à son voisin marocain depuis 1976 : le Sahara occidental. Sa cause à lui, c’est le peuple sahraoui et les militants indépendantistes locaux, héritiers des combats du Front Polisario contre l’ancien occupant espagnol.
Philippe Bouyssou a, depuis des lustres, déclaré le sort de la « République arabe sahraouie démocratique » (RASD) grande cause ivryenne. Sur le site municipal, trois associations sont en pointe sur le dossier : l’Association des amis de la République arabe sahraouie démocratique du Val-de Marne-Comité d'Ivry (AARASD94), l’Association de la jeunesse sahraouie de France (une antenne dédiée aux jeunes) et le Comité pour le respect des droits humains au Sahara occidental (CORELSO), qui s’est donné pour mission de « faire respecter les droits de l'homme en Sahara occidental occupé » et d’agir « pour la libération des prisonniers politiques ».
À ce sujet — Le « crime politique » d’un élu RN : réciter un Je vous salue Marie en conseil municipal
Ivry-sur-Seine, antenne européenne du Polisario
Nous n’avons pas trouvé trace d’une quelconque consultation locale permettant de recueillir l’accord de la population ivryenne à se voir embarquée dans une telle aventure, mais la ville est malgré tout devenue la plaque tournante de l’activisme pro-RASD. Le média pro-marocain Le 360 s’est intéressé au militantisme du maire d’Ivry-sur-Seine, si actif depuis sa première élection, en 2016, qu’il l’a qualifié de « petit consul qui a transformé Ivry-sur-Seine en antenne du Polisario », dans un instructif reportage. On y apprend comment la ville est largement mobilisée pour soutenir l’œuvre de la RASD. Plusieurs voyages ont permis à des délégations d’élus et de représentants des associations ivryennes de rencontrer les indépendantistes saharaouis et leur chef Brahim Ghali. Tout cela est largement vanté par la communication municipale et financé par le contribuable ivryen.
En 2022, Philippe Bouyssou signe un accord de jumelage d’Ivry-sur-Seine avec Mejik, un camp accueillant des Sahraouis en Algérie. Un an plus tôt, une séance du conseil municipal d’Ivry-sur-Seine avait dû se dérouler sous protection policière, le maire ayant décidé de faire voter « une subvention de 6.000 euros pour financer un projet solidaire pour les enfants sahraouis à Tindouf, un camp de réfugiés dans le désert ».
L’édile ivryen a, depuis, multiplié les opérations de communication, comme à la fin février 2023 quand « une délégation de cinq élus ivryens se rend dans les camps de réfugiés sahraouis en Algérie ».
Élus et associations enrôlés
En août 2024, Philippe Bouyssou s’en est pris directement à Emmanuel Macron, estimant que ce dernier, en reconnaissant la propriété marocaine du Sahara occidental, « piétine la liberté et le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes ».
Le 30 mars 2025, Philippe Bouyssou a mobilisé élus et associations pour lancer l’opération « 3.000 km pour la liberté », une marche partie d’Ivry-sur-Seine, transitant par l’Espagne et qui devait se rendre au Maroc à la prison de Kénitra afin de plaider la cause de 53 prisonniers saharaouis. Refoulés à la frontière marocaine, les marcheurs n’ont rien obtenu des autorités. Coûteux pour ses administrés et, évidemment, totalement déconnecté de leurs besoins, le militantisme sahraoui de Philippe Bouyssou ne l’a pas empêché de se faire réélire. L’évolution sociologique de la ville l’avantage pour l’instant et interdit de toute façon, au moins à court terme, un réel changement politique à Ivry-sur-Seine. Reste que son Je vous salue Marie a permis à Kevin Nader de jeter un premier pavé dans la mare rougeâtre du clientélisme Polisario. Contacté par BV, Philippe Bouyssou n'a pour l'instant pas donné suite.
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126 commentaires
J’essaie de comprendre ce maire, pourquoi dire une prière et se signer, face à des musulmanes enfoulardées ,et dans une assemblée hostile au christianisme, serait pour un chrétien une honte pour la religion. En fait, pour moi, c’est le contraire. Ce que je sais c’est que le coin est maculé de rouge, les noms des lieux sont explicites dans les noms des rues, tout le monde y trouve place, on est en URSS. Au hasard du plan des rues : Robespierre, Gaston Cornavin, Saint-Just, Danièle Casanova, Marat, Guy Môquet, Henri Wallon, Germaine Tillon, Paul Langevin, Maurice Thorez…Waw!
Ce maire transpire la haine dans son regard. C’est un anti-Français, qu’il aille au Maroc défendre les Saharaouis.
Ce Maire d’Ivry-sur-Seine tempête, haut et fort, sa doctrine Marxiste en toute liberté. Sa réaction envers le » Je vous salut, Marie »… récité par un de ses opposants, est terrible de sens.
Philippe Bouyssou, communiste revendiqué, prend faits et causes pour un président algérien, sorte de staliniste aux petits pieds.
Quelle « motivation » pour ces gens? quel but?
Crime politique que d’oser opposer à la musulmanie nos racines chrétiennes, la preuve que l’islamo gauchisme est bien réel !
Si Marine ou Jordan passent en 2027, Philippe Bouyssou quitte la France et va s’installer en Seine-Saint Denis.
Excellent !
Bonjour,
Une loi existe interdisant à toute personne entrant dans une mairie française de porter un signe ostentatoire religieux ou autre ?? si oui Monsieur le Maire devait être mis en garde à vue avant le début du conseil municipal!! en retenant » refus du Maire d’appliquer les lois française de 2 ans à 5 ans ferme de prison et 5O000 euros d’amende fixe et inéligible 10ans voilà comment faire respecter la France . qui est responsable ? nos élus qui font les lois ,des incompétents qui regardent une chose le fric et les possibilités de s’enrichir!!
Vous avez raison, c’est au Maire de veiller que soit respecté la LOI ! …. c’est lui qui est en tort, me semble-t-il ?
monsieur maire balayez devant vos pieds !
Si nos élus étaient efficaces on s’en serait aperçu ::la loi Philippine pourrait protéger etcétéra. Combien de temps pour réagir dans une entreprise?
Ah, ces communistes, porteurs de valises, encore et toujours !
Pas de surprise concernant un tel individu. Comme disait l’humoriste Régis Laspales : « Tout est possible, tout est réalisable » de la part des adhérents du PCF dont la véritable signification est en réalité Parti Collabo de France. Et je ne parle même pas des composants de LFI. Comme quoi, dans la vie on peut toujours trouver pire!
Encore un qui a vendu son âme au diable…
On aurait dit que le maire avait vu Satan en personne ! Cette scène était à la fois comique et triste. Quel triste sire !
Bravo à ce Mr courageux qui a prouvé que la tolérance ,dans cette mairie , existe pour les religions à la condition qu’elle ne soit pas chrétienne !! Mr le Maire ,vous « respirez » la gentillesse et la bienveillance mais là aussi vous faites un tri , en choisissant vos personnes !!On sent en vous un grand démocrate !!!!
O U I ! vous avez raison de souligner le courage de cet élu, il faut le souligner .. B R A V O à lui !
Un maire communiste , le parti aux 100 millions de morts , jamais jugé dans un tribunal international .
Et le parti communiste français toujours en adoration devant son « petit père du peuple » n’a jamais changé son nom ……. il est le seul au monde, vénérant toujours STALINE …. l’homme qui a tué 100 MILLIONS de personnes !
je suis d’accord
le procès des nazis a été fait, pas celui des communistes
alors faisons le : une grande enquête qui ouvre les yeux sur ces dégénérés, type celles de FRONTIERES, pour arriver à ce que ce parti de la honte et criminel soit interdit en France
et qu’on ne vienne pas encore nous dire qu’ils ont été résistants !!!! oui de dernière minute quand ils ont vu le « vent tourné »…..comme mitterrand d’ailleurs, l’heureux lauréat de la francisque pétainiste
On est loin des disputes de « Don Camillo », Fernandel doit se retourner dans sa tombe de voir une telle dégringole quand la haine s’impose avec l’islam qui fait l’arbitrage.
Bienvenue en francistan.
J’ai traversé le Rio de Oro (Sahara occidental) pour aller en Mauritanie en 1974. Il était encore espagnol. Tout ce territoire est habité par des Maures, pas par des Marocains ni des Algériens. Logiquement c’est la Mauritanie qui aurait dû en hériter, pas le Maroc, ni l’Algérie.
» Tout ce territoire est habité par des Maures, » Plus précisément les tribus R’Guibat, les hommes bleus de l’Ouest. Ils possédaient jusqu’à sept cartes d’identité différentes, et ne se trompaient jamais d’uniforme pour sortir la bonne.
Oui, si on va par là, c’est comme l’Alsace qui aurait du revenir à l’Allemagne. La frontière, ce sont les Vosges, pas le Rhin qui au contraire est une voie de communication.
Et si ce maire s’occupait de sa mairie ?