Le Grand Feu de 1949, la tragédie qui changea la Gironde
Alors que les flammes ravagent actuellement la Gironde, les images des forêts dévorées par le feu réveillent un triste souvenir. Bien avant le gigantesque incendie qui a déjà détruit plus de 10.000 hectares, un drame sans précédent avait également frappé les Landes de Gascogne. En effet, en août 1949, un incendie d'une violence inouïe avait ravagé plus de 52.000 hectares de forêt et coûté la vie à 82 personnes. Cette catastrophe demeure, encore aujourd'hui, l’incendie de forêt le plus meurtrier de l'Histoire de France.
Un été de sécheresse propice au désastre
L'été 1949 était particulièrement chaud et sec. Depuis plusieurs semaines, la pluie se faisait rare, sur les immenses pinèdes de Gironde et des Landes. Les sols étaient alors desséchés, les aiguilles de pin formaient un tapis hautement inflammable et le vent soufflait par rafales. La région n'était plus qu'une véritable poudrière, qu'une étincelle vint embraser en plusieurs points, le 19 août, entre Cestas, Saucats et Marcheprime. Très rapidement, les différents foyers convergèrent sous l'effet d'un vent violent. Les flammes atteignirent une intensité exceptionnelle et créèrent un véritable front de feu, capable de se propager plus vite qu'un homme courant à toutes jambes, jusqu'à menacer les faubourgs de Bordeaux. Des villages entiers furent évacués, déclenchant un exode digne de celui de 1940.
Au terme du désastre, les archives de l'INA montrent un paysage lunaire où les troncs calcinés et les ruines fumantes avaient remplacé les immenses forêts de pins et les fermes qui faisaient autrefois la beauté et la richesse de la région.
Les victimes d’un incendie hors normes
En 1949, la lutte contre les feux de forêt reposait essentiellement sur les gardes forestiers, les sapeurs-pompiers locaux, les habitants et quelques militaires. Les Canadair n'existaient pas encore, les véhicules spécialisés restaient rares, les moyens radio limités et la coordination demeurait difficile, dans cette France d'après-guerre. Tous les moyens disponibles furent alors mobilisés. De courageux civils frappaient les flammes à l'aide de branches de pin, tandis que des charrettes tirées par des chevaux acheminaient des barriques d'eau vers les foyers les plus menaçants. Une solidarité européenne se mit également en place, avec l'arrivée de pompiers britanniques venus du comté du Kent pour prêter main-forte aux Français.
Malgré cela, le feu continua sa progression et devient porteur de mort en faisant des victimes parmi les pompiers, les civils voulant défendre leurs villages, mais aussi parmi les soldats du 33e régiment d'artillerie de Châtellerault, endeuillé par la perte de 23 de ses hommes. Parmi les victimes figurait également le maire de Saucats, Roger Giraudeau, venu participer lui-même aux opérations de secours auprès de ses administrés. Au total, 82 âmes périrent dans cette catastrophe, désormais surnommée « le Grand Feu », qui ne fut totalement maîtrisée que le 25 août 1949. Avec plus de 52.000 hectares détruits, elle constitue l’une des plus grandes calamités de ce type jamais survenues en France.
Un choc national
Les funérailles des victimes, célébrées quelques jours plus tard en présence de l'archevêque de Bordeaux, Mgr Maurice Feltin, rassemblèrent une foule immense. La République décréta, le 24 août, une journée de deuil national. Paris envoya le président du Conseil, Henri Queuille, pour « apporter le témoignage du deuil de la France » auprès des familles meurtries. Le 24 septembre 1949, le général de Gaulle se rendit à son tour en Gironde pour se recueillir et honorer la mémoire des victimes.
Après l'enquête, l'hypothèse la plus communément retenue attribue l'origine du sinistre à l'imprudence de l'ouvrier d'une scierie de Saucats. Endormi avec une cigarette allumée, il aurait accidentellement mis le feu à son matelas avant que l'incendie ne gagne le bâtiment puis la forêt environnante. Un accident en apparence banal, mais aux conséquences dramatiques dans un massif forestier fragilisé par les années de guerre, insuffisamment entretenu et devenu particulièrement vulnérable à la propagation des flammes.
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53 commentaires
Attention à ce mot de « victimes ». Signe des temps ? Parfois . Le mot mort est euphemise en décédé, disparu voire parti. Le nombre des victimes quand il y a 82 morts se chiffre en centaines,veufs , orphelins,parents, voisins et amis etc. Tous sont des victimes même si à l’époque on n’avait pas de cellules de soutien psychologique ni idée des séquelles post traumariques.
Une sécheresse en 1949 ? sans les vilaines voitures avec d’horribles moteurs thermiques pour réchauffer la planète ?
Plutôt que re-planter des pins on devrait plutôt essayer avec des allumettes.
On parle et on s’écharpe autour des moyens de lutte contre le feu. C’est important il est vrai.
Mais mieux vaut prévenir que guérir.
Pourquoi donc si peu s’inquiètent des politiques, souvent écologiques pour sauver tel insecte, économiques pour réduire les frais de fonctionnement, ou encore anti agricoles, qui ont mené à un manque d’entretien flagrant des forêts et des abords des routes ?
Toute cette broussaille, ces herbes sèches, nourrissent les flammes et gênent la lutte.
Remettons des troupeaux, soignons le bord des routes et le risque sera moins grand.
Certainement ! Les mesures prises par les écolos Bobos hors Sol.
Il suffit de se promener dans les campagnes pour se rendre compte des incohérences liées à l’entretien des fossés, des bas côté des routes qui longent les bois et forêts, le tout laissant voir des amas de brindilles et Bois sec qui favorisent sans conteste, les départs de feu .
Mieux aussi la lutte contre les méga bassines menées par ces idiots heureux.
L’eau étant nécessaire pour les cultures, ces idiots préfèrent voir les champs arrident . Ainsi, les produits consommés, peuvent tranquillement provenir de l’étranger.
Les écolos de pacotille appellent cela « la biodiversité » ! Ces gens sont à écarter de toutes décisions qui seront prises dans les années à venir.
Absolument ! Et nettoyons les crastes, qui en ont bien besoin
Si la forêt girondine a bien été gérée , cela n’a pas servi de leçon aux gouvernements successifs car gouverner c’est prévoir.
Et arrêtons d’accorder du crédit aux écolos de pacotille .
Aucun canadair n’est basé dans la région, car la protection civile a refuse d’ouvrir une base soit a mérignac ou cazeau qui aurait pu convenir .
Bilan hier soir les 2 canadairs sont repartis vers Nîmes leur base , et reviendrons aujourd’hui .
Une heure de vol aller ji leur fait perdre du temps de l’argent.
Alors qu’on peut créer une base temporaire pour la saison
le sympathique paysan Sébastien Béraud, très remonté contre les préfets qui osent demander aux paysans d’aller aider les pompiers, dit leurs quatre vérités à ces mêmes préfets qui ont mobilisé l’armée pour faire abattre les troupeaux des paysans et réprimer leur résistance. Il explique qu’il n’a pas besoin d’un préfet pour savoir ce qu’il a à faire, et pointe du doigt le harcèlement que subissent nos paysans par les autorités et la stupidité des normes environnementales qui ne font qu’aggraver les incendies qui se déclenchent. Il dénonce bien sûr la disparition de milliers de petites fermes, qui sont autant de terrains abandonnés, donc pas entretenus, pas débroussaillés, et donc propices à un embrasement rapide au premier incendie
Il suffirait d’une étincelle, allumer feu, allumer le feu…. lorsque je vois l’état des jardins autour de moi les pelouses ressemblant à de la paille je me dis qu’il suffirait d’une étincelle alors une forêt de broussailles et d’arbres ….
Ce qui est gênant dans cette aff ure de réchauffement climatique est le fait que personne ne parle de la conjonction entre l axe actuel de la rotation de la terre , de son parcours autour du soleil et enfin de l activité qualifiée de très intense par la NASA . Faits qui ne sont absolument pas d origine humaine.
Tous ces discours ecolo bobo sur le réchauffement climatique sont stériles et épuisants.
Stériles et épuisants, et en plus énervants, car pendant toute la compette du mondial de foot avec des réunions dans toute l’Amérique du Nord, personne ne s’est inquiété de la question de l’écologie lors des déplacements aériens et les foules qui arrivent en bagnoles. On n’a pas vu Greta.Pendant les incendies, les courses automobiles de poursuivent en » formule 1″ et personne de dit mot sur l’écologie. Puis subitement, l’écologie arrive, il y a une affaire de paille dans un soda…. En fait, le réchauffement climatique est là et on ne sait rien y faire, attendre que ça passe. Par contre les dérèglements climatiques, c’est autre chose, c’est de la faute du trop de monde sur terre, du surtourisme, de l’urbanisation, des autoroutes, des zones industrielles tout le long des routes, des déforestations pour placer des éoliennes, des champs solaires, des lotissements, des centres de vacances, des complexes hôteliers,…vu avez déjà vu l’extention urbaine de Bordeaux ? Dans quelques années elle arrivera à Lacanau !!!
Le A400M vient d’arriver sur la zone , il était basé a istres au centre d’essais en vol.
Espérons qu’il soit basé a Cazeaux pour la semaine
Monique Barbut a raison ! Si on a des feux de forêt c’est parce qu’on a installé des climatiseurs pour rafraichir les arbres ! :)
Oui, et ne pas rigoler, un média public a fait un reportage il y a un an je crois. On va en Suisse pour montrer que les conifères n’ont pas d’eau et on brumise les arbres ! On sait en plus que les conifères puisent l’eau du sol comme pas possible…
Merci monsieur de Mascureau de ce rappel historique. Il nous apprend deux choses. La première est que des sécheresses exceptionnelles sont courantes. Deuxièmement que le manque d’entretien des forêts est une cause, non négligeable qu’il se doit de ne pas ignorée alors que tout est fait en France pour tuer les paysans.
Les sécheresses exceptionnelles seraient courantes ? Alors pourquoi les qualifier « d’exceptionnelles » ? Par définition, ce qui est exceptionnel n’est pas courant …
Quand vous relatez cet évènement , ces morts , ces combattants du feu qui se sont sacrifiés , ces 50000 hectares de forêt des Landes réduits en cendre , je ne comprend pas qu’aujourd’hui les autorités n’aient rien retenu de l’histoire , et soient presque autant démuni devant ce nouveau drame . J’ai l’impression que l’on régresse au lieu d’apprendre . A l’époque nous n’avions pas cumulé les connaissances . Il ne faut pas oublier que nous payons des experts et spécialistes pour mieux appréhender ce genre de phénomène . Le problème est que nous cumulons surtout les erreurs , que ce soit de dévitaliser la campagne et de se cacher derrière le réchauffement climatique pour ne rien faire ! Si bien que l’on entre dans une forme de fatalisme préjudiciable et digne d’un pays du tiers monde ou alors une écologie coercitive génératrice de taxes supplémentaires mais sans résultat visible . Quand ces gens payés pour gérer la forêt vont ils prendre leurs responsabilités ? Les canadairs , les pare feux , la surveillance , les pistes d’avion réquisitionnées etc ; Rien n’a été organisé en amont ! Et là dessus les beaux parleur experts en occupation de plateau en train de nous raconter la « messe » . Une période vraiment détestable !
« L’été 1949 était particulièrement chaud et sec. » Le réchauffement climatique existait il déjà ?
« Un accident en apparence banal, mais aux conséquences dramatiques dans un massif forestier fragilisé par les années de guerre, insuffisamment entretenu et devenu particulièrement vulnérable à la propagation des flammes. » Les escrologistes avaient-ils déjà frappé ?
Des étés chauds et secs il y en a toujours eu, comme des étés pourris d’ailleurs. Le réchauffement climatique se traduit par des sécheresses plus fréquentes, plus précoces, plus durables et généralisées sur le territoire national. Vous continuerez à avoir des étés pluvieux, des vagues de froid et tout le reste malgré le réchauffement climatique. A l’époque on ne parlait certes pas d’écologie, mais c’est plutôt surprenant de comparer la France d’après guerre avec celle de 2026 … cela donne une idée de l’état de notre pays.
Bien résumé « Evariste », mais tous ces Enarques n’ont jamais mis les pieds dans un massif forestier.
Pour Macron, Nunez, Darmanin, Braun pivet, Philippe, Attal etc…, c’est le moment de s’équiper en pompiers et de rejoindre les gens utiles, de se taire et de nous montrer ce qu’ils savent faire pour la France, sortis de leur télémacron et de l’Elysée.
A moins qu’ils soient déjà si mal cuits qu’il soit trop tard pour ces mousquetaires de la parole et du vent!
La mono culture du pin est une erreur.
Le chêne liège brûle moins bien.
On peut aussi créer des prairies coupe feu.
C’est interdit par les écolo
Quand un écolo y connaîtra quelques choses en écologie les poules auront des dents
C’est vrai que la gestion des forêts serait à revoir.
Et pourtant que d’expérience et de générations de spécialistes de la gestion des forêts ! Je ne sais pas si cela est bon de remettre tout en cause alors que nous avons cumulé tant de connaissance sur le sujet .
Il y a surtout un problème de gestion et d’organisation de la société toute entière qui n’est pas orientée dans le bien commun et l’intérêt général. C’est pour cela que nous manquons de soignants ou de gens qui veulent pas s’engager dans la filière de la forêt . Nous n’avons pas besoin de militants pour donner une leçon qui n’a pas été confrontée à la réalité du terrain mais de gens qui s’impliquent directement et en font leur métier
Dans la Forêt Usagère de La Teste – régie, n’en déplaise à l’Administration, par des Baillettes datant du Moyen Age – il y a des clairières, de larges chemins bien entretenus, et puis, outre les pins, des châtaigniers, des chênes (pédonculés, liège ou houx), des points d’eau…
Mais ça ne plaît pas à l’ONF !