Le CO2 peut devenir une matière première !

C, c’est le carbone, il y a du carbone partout.
O, c’est l’oxygène, le gaz de la vie.
Alors, la combinaison des deux ne peut être franchement toxique !

Et, d’ailleurs, on utilise le dioxyde de carbone (le CO2) dans les serres pour accélérer la croissance des végétaux (n’est-ce pas un gaz à effet de serre, précisément), donc comme fertilisant naturel. Les pétroliers s’en servent aussi pour faciliter l’extraction des gisements d’hydrocarbures.

Seulement voilà, ces utilisations industrielles du CO2 ne représentent qu’à peine 1 % des 36 milliards de tonnes de CO2 produits chaque année, dont 18 milliards par l’industrie.

Si le CO2 est plutôt bénéfique en soi, son accumulation est, effectivement, préoccupante en tant qu’accélérateur du changement climatique. C’est comme le vin rouge : des bienfaits si on n’abuse pas, cirrhose garantie si on picole trop.

L’élimination naturelle du CO2 se fait grâce aux arbres, seulement on déforeste à tour de bras sur la planète… et on n’aime pas le nucléaire qui, pourtant, produit de l’électricité décarbonée.

Alors, que faire ?

Si, au lieu de s’égosiller à vouloir faire de la décroissance et rendre les pays pauvres encore plus pauvres, on allait voir du côté de la science ?

Le 25 juillet dernier a été publiée, dans la revue Science, une excellente nouvelle : les chercheurs français du laboratoire d’électrochimie moléculaire (université de Paris et CNRS), en collaboration avec une équipe canadienne de l’Université de Colombie-Britannique (UBC) de Vancouver, ont annoncé avoir découvert un procédé qui permet de transformer le CO2 en CO en grande quantité. Ils ont mis au point une cellule qui, par un procédé d’électrolyse, permet de produire du monoxyde de carbone (un produit de base de l’industrie chimique ) à partir du CO2 ! Un procédé qui utilise de l’électricité et un catalyseur bon marché et abondant issu du cobalt.

Et là, il ne s’agit plus d’une expérience de laboratoire. Si le projet n’est pas vite enterré pour des raisons politiques, comme probablement tant d’autres, il sera tout à fait concevable d’installer un équipement sur les cheminées d’usine qui pourra produire du monoxyde de carbone et, donc, éliminer ce méchant CO2, tout comme les pots catalytiques des voitures et les scrubbers des navires.

Certes, il ne sera pas possible d’éliminer toutes les émissions de CO2, mais c’est une énorme découverte, qui plus est française pour une large part.

C’est Bruno Le Maire qui devrait être content, car il va falloir passer à la phase d’industrialisation, avec tous les investissements que cela implique !

Fort heureusement, les chercheurs français ont déjà signé un accord avec Air liquide, le géant français des gaz industriels.

Mais moi, ce qui m’étonne, c’est qu’une telle invention n’ait été annoncée nulle part dans les médias. On préfère maintenir les bons peuples dans l’angoisse de la destruction de la planète.

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