Editoriaux - Politique - 20 mai 2019

Le choix des maux, le choc des bobos !

Quelle perfidie assenée quotidiennement au travers des mots choisis, car tous les moyens sont bons pour salir sournoisement les Français voulant privilégier leur pays : le premier de la longue liste est « extrême droite » ; il pourrait ne pas être une insulte suprême s’il ne mêlait pas, dans le même énorme container, les patriotes réclamant la souveraineté disparue de leurs peuples dissous dans une Europe dictatoriale aux tireurs fou isolés d’Australie ou de Norvège, aux gars du KKK, aux racialistes, aux négationnistes, aux antisémites de tout poil, aux noms d’Hitler, de Pinochet ou Staline (si, si !). Ces patriotes auront beau dénoncer tous ces gens énumérés plus haut, condamner leurs actes, démontrer qu’ils n’ont rien à voir avec ces extrémistes, on se bouchera les oreilles illico car, à court d’arguments, la calomnie paye toujours et l’accueil sur un plateau de télé se fait toujours par « votre parti d’extrême droite » !

Là encore, malgré les refus de l’étiquette, elle vous est apposée à la colle ultra-forte et serinée tout au long de l’émission. Et comme si cela ne suffisait pas, on vous submergera de tout un vocabulaire, toute une sémantique bien orchestrée : « retour au passé », « recroquevillés sur vous-mêmes », « barbelés », « murs », « frilosité », et le passé sera, bien sûr, colorisé en « peste brune »…

Une critique amusée, au moins : l’amalgame que ces bien-pensants voudraient dénoncer par ailleurs est pratiqué dans ce cas sans vergogne à l’encontre de ces Français pour les rendre viciés et « nauséabonds », donc infréquentables.

De même, autre expression utilisée à l’encontre de ces Français : « Vous surfez sur les peurs ! » Première remarque : reproche-t-on aux écolos de faire peur ? Non, dans leur cas, le fond de leur discours est accepté d’emblée, aucune objection sur la forme ne leur est formulée, et point d’allusion au sentiment d’épouvante cataclysmique provoqué par leur discours alarmiste.

Mais idem pour les europhiles de tous crins : ils ont le droit, même le devoir, de faire peur et rejeter les eurosceptiques par l’inquiétant « C’est un vrai risque, ils vont tout détruire ! » Les plus téméraires concèdent de façon homéopathique quelques ratés, mais entendre dire que l’Europe, depuis des décennies, avec ces maux connus, dont l’immigration massive non contrôlée et jugulée, nous entraîne dans le mur, non, c’est peur et rejet ! Cette dernière semaine sera l’apothéose de l’épouvante, l’incitation au vote par répulsion et effroi de revivre les années d’avant-guerre et l’on aura bien droit à des films de ces époques pour bien illusionner les naïfs.

Mais ça ne suffit toujours pas, ces donneurs de leçons en rajoutent dans la panoplie du « Encore plus d’Europe » et « Sus aux nationalistes ! » Ainsi, ces prétendus débats entre gens de la pensée unique sont une propagande rien que dans leur titre : « Que faire face aux dangers xénophobes, populistes, réactionnaires ? » Avez-vous vu, ne serait-ce qu’une seule fois, le mot « danger » être accolé à d’autres ? Non, jamais, aucun, y compris les PC, LO ou LCR. Et si nombre de responsables politiques viennent de chez eux, aucune question sur leur passé d’extrême gauche ne leur est posée ; c’est que soit l’extrême gauche n’est pas extrême, soit que ce n’est pas extrêmement grave, mieux, que c’est la preuve d’un « engagement », d’un « courage politique », d’un « bel idéal », alors que, de l’autre côté, c’est, au mieux, « un dérapage », au pire, « un crime inexcusable » vous écartant de toute approche.

Une autre formule appliquée à ces « dangers pour la démocratie » : « votre fonds de commerce »… expression encore bien méprisante pour parler du programme politique de ces partis ; aucun autre parti de la bien-pensance n’aura droit à ce « fonds de commerce » équivalant à un « fond de culotte » !

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