Ce vendredi 11 décembre, à 20 h 30, Michel Onfray a créé l’événement de la résistance médiatique à l’indifférence génocidaire en inaugurant une soirée « interactive » avec ses amis et collaborateurs de Front populaire. Sujet : « Arménie, un choc des civilisations ».

Après la diffusion du film documentaire d’Alexandre Jonette sur les conséquences directes, sur le terrain même, de l’écrasement des forces arméniennes d’Artsakh face à des forces azerbaïdjanaises supérieurement armées et épaulées de mercenaires djihadistes syriens et turcs, Michel Onfray et Stéphane Simon ont animé un débat de fond. Une réussite incontestable qui a mobilisé plus de 50.000 auditeurs et participants, et un appel au réveil des consciences d’Occident.

L’évidence cruelle, derrière les images de la dévastation, démontre un affrontement inégal pour raisons économico-stratégiques. Le courage des Arméniens, sous-équipés, n’a rien pu faire contre un adversaire armé par la France (rangée au camp des « bourreaux », selon Onfray), par la Turquie ou Israël, doté de moyens technologiques considérables. Et ce, dans une invasion préparée de longue date et sans limites morales, par le djihad, pour la charia. Gilles Bader, photographe au Point, révèle le crime : bombes à sous-munitions, au phosphore ; drones par « milliers », semant l’effroi. L’hôpital, la maternité, les écoles de Stepanakert, objectifs civils délibérément visés ; une volonté de semer la terreur et un projet génocidaire !

Mais le « grand petit peuple » est debout, souligne Onfray. Ce peuple défend 6.000 ans de civilisation et protège, abandonné de tous, sa terre, ses foyers et sa foi chrétienne contre une volonté d’éradication et une conquête barbare et sans quartier, aux cris d’Allahu akbar, animée par le djihadisme international et l’impérialisme ottoman.

Ils sont debout : Meri Avakian, lieutenant de l’armée arménienne, sourire clair, aux yeux noisette, toujours pleine d’espoir : « Celui qui ne prend pas de risque ne boit pas de champagne », dit-elle aux journalistes. Mais s’ils la prennent ? Elle garde pour elle sa dernière balle. Lionne parmi les lions. Et son regard se perd… Et Gourgen, le soldat, kalachnikov en bandoulière. Il ne quittera pas l’Artsakh : « Je souhaite que mes enfants grandissent avec l’exemple d’un père qui se sera battu jusqu’au bout pour protéger leur terre ; pour qu’eux aussi, si un jour la guerre reprend, ils aient le courage de protéger la maison, leur maison et leur patrie. » Et il repart…

Au monastère de Davidank, dans les montagnes boisées du Nord-Artsakh, le père Hovhannès Hovhannisyan désigne une pierre de croix : 1181. Et pose la question : « Pourquoi ne veut-il pas donner raison à la vérité ? » Car, dans ce rapt territorial engagé, c’est le génocide de 1915 qui se poursuit. Là, alerte Michel Onfray, c’est « le deuil d’une civilisation qui se joue ». Il a fait sienne la parole du prêtre qui lui a demandé simplement, avant qu’ils ne se quittent : « Dites ce que vous voyez ! » Message d’urgence.

En s’engageant dans ce combat, Michel Onfray porte témoignage de la réalité du « choc des civilisations » que nos dirigeants maastrichtiens et journalistes islamo-gauchistes refusent de nommer : civilisation islamique contre civilisation judéo-chrétienne avec ses avatars, selon le concept d’Huntington. Et il nous met en garde : « Notre civilisation ne doit pas permettre ce qui en rend possible la destruction. » Un cheminement idéologique profond et un choix rationnel de défense civilisationnelle émerge donc chez celui qui tirait, jadis, à boulets rouges sur le christianisme. Car, ajoute-t-il, « nous sommes chrétiens même quand nous pensons ne pas l’être ».

À Davidank, l’athée Michel Onfray s’est recueilli, devant l’autel, en l’église de la Sainte-Mère-de-Dieu. Là, il a vu les soldats prier, pleurer. À ses côtés. Que pensait-il alors ? Si son acte même est prière, lui et ses compagnons ont fait aussi, avec justesse, œuvre de et de vérité.

14 décembre 2020

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