Editoriaux - Société - 17 août 2019

Laissez-nous chasser !

Je suis un homme du Sud-Ouest, un Landais. Mon père était gemmeur de pins. Sur mes pins, j’ai gemmé pour, un jour, m’entendre dire que je faisais souffrir les pins.

Pour ma génération, et cela perdure, la chasse est un élément important de socialisation.

J’ai commencé à chasser à 12 ans avec une carabine à plomb de 9 mm, j’ai tué mon premier isard à 15 ans et j’ai pratiqué avec beaucoup de plaisir la chasse toute ma vie, depuis les alouettes et les palombes jusqu’aux gros gibiers en France.

Dans ma commune, en Provence, il y a quelques végans qui souhaitent faire disparaître de la surface de la Terre ces horribles chasseurs. C’est mal parti pour un rassemblement des bonnes volontés !

Pour ne rien arranger, voila-t-il pas que l’on a vu deux ministres « indignes » assister à une corrida à Bayonne et, fait aggravant, accompagnés d’un maire qui n’est pas LREM. Le scandale est commenté sur tous les réseaux sociaux, voire sur certains journaux bien-pensants, sans compter les radios aux ordres. Pour le moment, on n’a pas encore demandé la démission du Président, mais on y songe.

La chasse comme la corrida font partie du patrimoine profond de notre Sud-Ouest. Je conçois mal que l’on puisse nous forcer à renoncer à ces traditions au titre d’une dictature ségrégationniste d’un nouveau genre.

Ou alors, pourquoi L214 et les végans sont-ils étrangement silencieux quand on égorge moutons et chèvres pour les fêtes traditionnelles musulmanes, pourquoi un silence assourdissant quand, dans tous les abattoirs en France, en toute illégalité, on égorge les animaux pour les boucheries halal ? Où sont les donneurs de leçons de bonne conduite ? Pourquoi s’en prendre aux Landais pour la chasse et la corrida ?

Laissez-nous chasser, laissez-nous assister à une corrida, mais prenez votre bâton de pèlerin pour lutter contre les égorgeurs. Quand vous aurez réglé ce problème, on pourra commencer à discuter.