La directrice du Théâtre national de Strasbourg a peur… de voir le RN au pouvoir
« Lors d’une conférence de presse, ce mardi 2 juin, présentant la prochaine saison du [Théâtre national de Strasbourg, la directrice], Caroline Guiela Nguyen, a souligné "le risque de voir le pire arriver" à l’issue de l’élection présidentielle de 2027 et dénoncé des "attaques contre le fonctionnement" et les "missions mêmes" des lieux culturels », rapporte les Dernières Nouvelles d’Alsace. À Strasbourg, les marronniers fleurissent bien en juin ! Ou alors, il n’est jamais trop tôt pour montrer patte blanche et faire allégeance à la pensée unique culturelle de gauche, puisqu'à un an des présidentielles, « ce que crain[t] vraiment [la directrice du TNS] c'est qu'il y ait le Front national au pouvoir », rapporte France Info, une « catastrophe », même.
Un Théâtre national dépendant du ministère de la Culture
Le Théâtre national de Strasbourg, le TNS est le seul théâtre national hors de Paris. En tant que tel, « il est placé sous la tutelle du ministre chargé de la Culture » et son « directeur est nommé par décret pour un mandat de cinq ans renouvelable deux fois par périodes de trois ans » : Caroline Guiela Nguyen a donc été nommée en décembre 2022 par Emmanuel Macron sur proposition de Rima Abdul Malak, ministre de la culture de l’époque, et il suffit de lire le communiqué de presse annonçant sa prise de fonction pour cerner celle qui décide de la programmation artistique, des recettes et des dépenses du TNS jusqu’à la fin de son mandat, fin août 2028 : « Elle construit ainsi son engagement artistique, tant au théâtre qu’au cinéma, autour de la question de la diversité, du mélange des cultures et des langues, pour raconter notre époque. »
La programmation qu'elle a présentée en conférence de presse le 2 juin correspond bien à ces critères et la directrice s'en félicite, comme le rapporte Le Figaro : « Toute la société se rassemble dans nos salles », explique-t-elle et, alors que « l'un des grands arguments [...] serait de dire que nos lieux ne serviraient qu'à une élite bourgeoise intellectuelle », elle se réjouit de proposer « une offre de surtitrage à destination du public non francophone, permettant de toucher "un public qui était absolument hors des radars". La saison prochaine, du surtitrage en sept langues (albanais, arabe, arménien, dari, géorgien, turc et ukrainien) sera proposé, un dispositif qui pourra être utilisé en tournée », comme le détaille Le Figaro.
À ce sujet — [ÉDITO] Et une pétition de plus contre « l’extrême droite » ! Vent de panique à gauche ?
Gavé de subventions publiques
Madame la directrice aurait-elle peur qu’une victoire du RN aux présidentielles implique un non-renouvellement de son mandat ? Il faut dire que la place est bonne : « La rémunération annuelle brute de Mme Caroline Guiela Nguyen, directrice du Théâtre national de Strasbourg, est fixée, à compter de la date d’effet de sa nomination, dans les conditions ci-après définies : une part fonctionnelle de 85.000 €, une part variable sur objectifs d’un montant maximal de 25 % de la part fonctionnelle, soit 21.250 € en année pleine », détaille la décision du ministère de l’Économie. Ainsi, une fois encore, comme le souligne, sur X, Laurent Jacobelli, député RN de Moselle, des Français paient scrupuleusement leurs impôts pour se faire insulter. « Les 11 millions d’électeurs du RN travaillent, paient leurs impôts et font vivre les institutions culturelles de ce pays. En retour, ils sont présentés comme "le pire" par une directrice de théâtre grassement financée par l’argent public », dénonce le député. Le TNS touche tout de même « 10,4 millions de subventions publiques (essentiellement du ministère de la Culture) », rapporte les DNA. « Quand on est incapable de distinguer mission de service public et militantisme politique, on n’a plus rien à faire à la tête d’une institution nationale », poursuit Laurent Jacobelli, en interpellant Catherine Pégard, ministre de la Culture, pour que cesse cette façon de « stigmatiser impunément des millions de nos compatriotes ».
La fin d'un confortable conformisme ?
Les électeurs du RN commencent à en avoir un peu l’habitude… Il suffit de remonter au mois de mars dernier, quand les municipales battaient leur plein : « De Perpignan à Hénin-Beaumont, le parti d’extrême droite mène un travail de sape contre les acteurs d’une culture libre et ouverte. Le but : imposer sa vision réactionnaire et identitaire au moyen de récits biaisés, archaïques, voire révisionnistes », alertait L'Humanité ; « Dans l’entre-deux-tours, le monde de la culture commence à se mobiliser pour éviter de se retrouver acculé à la seule alternative de se soumettre ou de se démettre en cas d’élection d’une municipalité d’extrême droite », rapportait Mediapart, sur un ton alarmiste. Il s’agissait alors, pour l’Intersyndicale du spectacle vivant, d’appeler à la mobilisation « pour empêcher l’arrivée au pouvoir des forces d’extrême droite et de droite radicalisées » : cela inquiétait « les lieux culturels qui dépendent, totalement ou en partie, des financements de la mairie ». Il faut dire que pour le microcosme du monde de la culture installé dans son monopole idéologique subventionné par le contribuable, la perspective d’un chamboulement de l’entre-soi est manifestement effrayante. Déchaînement des tribunes alarmistes dans Libé ou encore annulation d'événements culturels pour incompatibilité politique : le confortable conformisme de l’entre-soi culturel gavé des sous du contribuable tremble.
Ce discours victimaire et catastrophiste ne vise pas seulement ce qu’ils appellent l’extrême droite. L’Humanité relaie le mécontentement des équipes du théâtre de Vanves dont la mairie UDI, centriste donc, vient d’annuler la programmation de la saison culturelle 2026-2027. Pour elles, c’est très clair : « À l’horizon de la présidentielle, la décision de Bernard Gauducheau (UDI) montre que l’extrême droite n’a pas le monopole de la menace sur la culture. » Une chose est sûre : cela sent la fin de monopole pour la culture de gauche, mais est-ce vraiment une « catastrophe » ?
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62 commentaires
Peur de ne plus avoir assez de subventions pour faire une Pignata en voiture de police et la détruite à coups de bâtons et apprendre aux enfants à jeter des pavés sur les vitrines des banques
L’État ne devrait payer que pour la construction et l’entretien des lieux culturels, les acquisitions et la sécurité des musées, la protection et la rénovation des lieux historiques, et les communes de la gestion des médiathèques. Tout le reste : « afuera ».
parfaitement d’accord. D’ailleurs, les salaires de ce type de théatreuse c’est autant de pris sur les budgets permettant d’entretenir le Louvre, Versailles, Chambord, etc.
Ma chère Caroline, si le RN vient au pouvoir, ce que j’espère, alors, ouste, dehors, virée. Nada les subventions de la gauche.
Il est sur que le monde de la culture qui est aux mains de la gauche a peur de voir le RN arrivé au pouvoir , cela en sera fini des subventions a gogos qui servent a propager l’idéologie Gôchiste et méprisant les français.
eel a peur de quoi ??? de manquer de subventions pour des pièces de M…. l’art leur sert de tremplin politique ,rien a voir avec le talent !
Elle a oublié son devoir de réserve la fonctionnaire
La concierge qui s’occupe du nettoyage d’un immeuble ou une de mes filles loue un appartement au 3eme étage dans le centre ville de Douai dit pareil …comme quoi il n’y a pas de fumée sans feu
La fin de monopole piloté de gauche ?
J’espère, qu’effectivement, cela puisse être le cas !
De plus, elle risquerait surtout de perdre son siège…
La directrice du Théâtre National de Strasbourg avait certes montrée patte blanche sur le plan idéologique avant d’être nommée à la tête de l’institution en 2022. Mais, en mars 2026 il s’est produit un évènement à Strasbourg: l’ancienne maire socialiste de Strasbourg Catherine Trautmann avait réélue, 25 ans après son échec 2001, maire de la ville. Or la vieille socialiste Trautmann a toujours été une farouche anti FN et avait été (calamiteuse) ministre de la culture. Faut-il AUSSI voir un lien de cause à effet entre la sortie de la directrice du TNS et la farouche hostilité de dame Trautmann contre tout ce qui peut être « assimilé » extrême droite? Possible. Cela dit, dame Guiela Nguyen n’a peut-être pas besoin d’être aiguillonnée par la maire de Strasbourg pour verser sa bile sur le RN. En tout cas elle me fait penser à un certain Olivier Py qui, du temps ou il était directeur du Festival d’Avignon avait menacé de délocaliser le Festival dans l’hypothèse ou le FN gagnerait la mairie d’Avignon!
Si ce comportement de bobo hypocrite n’est pas une raison de voter RN au 2e tour, je me demande ce qu’il faut de plus! A condition bien sûr que Macron ne se mettre pas à faire du Zelensky, car contrairement à l’usage, Macron en tant que sortant, n’a TOUJOURS pas fixé les dates de l’élection. En Ukraine, Zelensky fait traîner les choses depuis 2024…
Ah, ça fait du bien de voir leur pétoche. Elle est justifiée : les Français voudront bientôt voir à quoi sert leur pognon.
Un manque de réserve qi devrait lui coûter son poste.
Moi j’ai peur quand je vois ces profiteurs et nantis du système
Les subventions étatiques ne devrait que concerner les entretiens des bâtiments : théâtres bibliothèques..
Aux troupes de se trouver des mécénats privés pour leurs spectacles, qui n’intéressent pas grand monde
Elle sait qu’elle est payée avec l’argent des français, que son théâtre est en France et que les étrangers qui veulent vivre en France doivent parler français?
les étrangers qui veulent vivre en France doivent parler français?
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ou arabe qui serait la seconde langue la plus parlée selon Macron.
Elle a surtout peur de voir ses subventions diminuer et ne plus pouvoir imposer au public des merdouilles dites artistiques!
Le nouveau maire RN de Bagnol sur ceze dans le Gard , va diminuer le budget des subventions pour les associations de moitié. Vu le déficit de la ville