Entretiens - Polémiques - 11 juin 2019

Julien Sanchez : « Carole Delga : la discrimination dans notre région, c’est elle et personne d’autre ! »

Latifa Ibn Ziaten, la mère d’une des victimes de Mohammed Merah, a vu son domicile tagué avec des menaces de mort et des insultes antisémites, dans la nuit de dimanche à lundi. Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, en lui apportant son soutien, s’est empressée de désigner les responsables : « les idées d’extrême droite ! »

Réaction de Julien Sanchez au micro de Boulevard Voltaire.

Latifa Ibn Ziaten est connue pour son engagement contre le terrorisme. Elle est la mère d’un militaire victime de Mohammed Merah. Son domicile a été tagué d’inscriptions injurieuses « Merah va revenir, les juges vont payer ». Carole Delga lui a exprimé son soutien en accusant l’extrême droite d’avoir commis cet acte odieux. Qu’en pensez-vous ?

Tout d’abord, il est important d’apporter le soutien à Mme Ibn Ziaten, qui a eu son domicile tagué. C’est un acte inadmissible, quelle que soit la personne visée. Dans une démocratie, il est absolument anormal qu’une personne ait ces paroles et ces pensées.
Nous apportons notre soutien à cette mère qui a perdu un de ses enfants suite à l’islamisme. C’est l’islamiste Mohammed Merah qui a tué son enfant.
J’ai envie de répondre que Carole Delga est, encore une fois, hors sujet. Ce n’est pas étonnant, pour une socialiste. C’est l’une des dernières socialistes en France. Elle était présente à l’inauguration de la grande mosquée de Toulouse. L’imam de cette mosquée fait l’objet d’une enquête pour ses prêches présumés antisémites et homophobes. Il faut se rappeler cela quand Mme Delga porte des accusations.

Carole Delga confondrait-elle son combat contre ses adversaires politiques et le combat contre le terrorisme ?

Carole Delga ne comprend rien à rien. La lubie qu’elle a depuis qu’elle est née est de combattre l’extrême droite. Qui, aujourd’hui, a des paroles contre les juifs et les homosexuels ? Ce n’est pas l’extrême droite, mais c’est évidemment l’islamisme.
Mme Delga aurait pu s’abstenir d’aller inaugurer la grande mosquée de Toulouse aux côtés d’un imam qui fait l’objet d’une enquête pour des prêches présumés antisémites et homophobes. Quelques jours après, elle est allée à la Gay Pride et a fait une marche contre l’antisémitisme. Elle ne voit, visiblement, pas la contradiction entre sa présence aux côtés d’un imam présumé antisémite et celle, quelques jours plus tard, dans une marche contre l’antisémitisme.
Je crois que Mme Delga ferait mieux de se mobiliser contre ceux qui, aujourd’hui, sont porteurs d’antisémitisme dans notre région. Et il s’agit bien de l’islamisme. On l’a vu avec Mohammed Merah et on le voit avec tous ces foyers islamiques qui sont importants dans notre région.

Vous êtes-vous senti attaqué en voyant le tweet de la présidente du conseil régional ?

Je ne me sens pas d’extrême droite. Néanmoins, lorsqu’elle parle de l’extrême droite, elle pense notamment au Rassemblement national. Tout ce qui vient de Carole Delga est ridicule et dérisoire. Je rappelle que j’ai fait condamner Mme Delga par la cour d’appel de Nîmes pour discrimination à l’égard de la commune de Beaucaire. Cette commune gérée par un maire du Rassemblement national est traitée différemment par la présidente du conseil régional. Les juges de la cour d’appel de Nîmes l’ont constaté. Ils l’ont jugée et condamnée pour discrimination. Elle s’est pourvue en cassation. Il y a fort à parier que la Cour de cassation condamnera à nouveau Carole Delga pour ces faits discriminatoires. Les pratiques discriminatoires ne sont pas là où l’on croit. La discrimination, dans notre région, est exercée par Carole Delga, et personne d’autre.

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