La droite du PP (Parti populaire) a remporté les élections régionales dans la région de Madrid sur une ligne conservatrice et libertarienne. Le parti Vox, à plus de 10 %, ne gagne qu’un siège et pourrait soutenir le PP sans participer. Analyse des résultats et de la défaite historique de la gauche et du PSOE de Pedro Sánchez actuellement au pouvoir.

 

Déferlante en Espagne puisque la droite a remporté les élections régionales à Madrid. Cette élection est locale, mais cette fois le parti populaire espagnol va bien gouverner avec VOX. C’est une grande première en Espagne…

 

Pas vraiment. D’abord parce que la technique du soutien sans participation est celle que VOX utilise également en Andalousie où se trouve un président régional du parti populaire. Ensuite, parce que d’après les résultats d’hier, il y a une grande différence avec l’Andalousie. Madame Ayuso reste seulement quatre sièges en dessous de la majorité absolue. En revanche, elle a davantage de sièges que tous les partis de gauche réunis. En principe, elle n’a pas besoin de VOX.

Madame Monasterio a dit hier qu’elle était prête à faciliter l’investiture de madame Ayuso. Elle n’a pas vraiment les moyens de s’y opposer même s’il est fort peu probable de s’allier au parti de gauche. Elle aura son mot à dire lors de l’approbation du budget de la communauté de Madrid, mais sa marge de manœuvre reste assez limitée. Elle a été écrasée par madame Ayuso dans la banlieue rouge de Madrid, dans les quartiers populaires et ouvriers. C’est un élément clé. VOX avait misé sur une stratégie Lepéniste où le vote ouvrier devient crucial. VOX s’était beaucoup investi dans cette banlieue rouge. En général, dans cette banlieue, le parti populaire est à 35 % et VOX à moins de 10 %. Cette stratégie que Le Pen père et fille ont réussi en France en 20 ans a échoué en Espagne parce que VOX a voulu le faire en deux ans. C’est pour cette raison qu’hier soir au siège VOX, les visages étaient quelque peu tristes.

Ceci dit, VOX gagne un siège. Ce n’est pas la situation idéale, mais il ne s’écroule pas, même s’il a été sévèrement battu par madame Ayuso.

 

On aurait tort de faire trop de comparaisons entre VOX et le Rassemblement national en France.

Le leader de Podémos, Pablo Iglesias avait quitté son poste de vice-président de Pedro Sanchez pour se jeter dans cette bataille politique qu’il a perdue à plate couture. Pablo Iglesias a signé son clap de fin politique et a notamment déclaré «  quand on cesse d’être utile, il faut savoir se retirer ».

C’est un coup dur pour la gauche radicale espagnole…

 

C’est un coup dur pour la gauche radicale espagnole, mais sa campagne a été extrêmement agressive. N’oubliez pas que deux de ces gardes du corps ont été arrêtés pour avoir essayé de gâcher un meeting de VOX. Le ministère de l’Intérieur a essayé de cacher ces détentions pendant plusieurs jours. Il gagne quelques sièges par rapport à 2019. Podémos, ce sont plusieurs micros partis, plusieurs courants, plusieurs tendances, plusieurs rivalités et des egos sur dimensionnés.

On peut parier que Podémos va vivre dans les prochains mois une période de balkanisation.

Il faut retenir que monsieur Iglesias abandonne ses mandats. Il n’y aura pas d’élections partielles, mais il ne quitte pas la vie publique. Selon les informations, il pourrait animer un débat télévisé dans un des médias contrôlés par monsieur Jaumes Roures, propriétaire de Médiapro. Ce dernier est très impopulaire en France à cause de la catastrophe qu’il a provoquée dans les clubs de ligue 1 sur les droits télévisés. Il ne faut pas oublier qu’à côté de sa participation de son activité dans le domaine des droits télévisés en Espagne et à l’étranger, monsieur Roures est un homme d’extrême gauche qui soutient toutes les causes de cette idéologie notamment Podémos et les indépendantistes catalans. C’est un

5 mai 2021

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