Le maire d’Ollioules (Var) souhaitait renommer le collège des Eucalyptus en collège Samuel-Paty. C’était sans compter l’opposition des professeurs, parents d’élèves et collégiens eux-mêmes.

Réaction de Jean-Paul Brighelli, qui dénonce ceux qui sont « prêts à se défiler vis-à-vis des islamistes et du fanatisme ».

Le collège d’Ollioules devait se renommer le collège Samuel-Paty. C’était le souhait du maire de la commune. Il ne se renommera pas collège Samuel-Paty mais gardera son nom collège des Eucalyptus parce que les professeurs ont de devenir une cible. On atteint un niveau de lâcheté assez peu égalé.

Je précise : 100 % des professeurs, 86 % des parents et 65 % des élèves ont voté contre.

Je n’ai pas d’adjectifs assez forts. Lorsque je pense à cette affaire, il me vient dans la bouche un goût d’arrière-vomi. Qu’on soit bien clair : c’est d’une lâcheté absolue pour conserver leur petit confort de futur dhimmi. La dhimmitude qui s’exerce est la soumission au sens houellebecquien du terme. Nous serons très bien sous le règne de la charia, nous admettrons nos élèves filles voilées. C’est indicible. Je savais que certains enseignants étaient prêts à se défiler vis-à-vis des islamistes et du fanatisme et que 40 % d’entre eux ont rayé de leur programme tous les éléments qui sont au programme qui peuvent heurter la conscience des futurs terroristes. Il faut quand même imaginer ce que cela signifie. C’est tellement immonde.

Au même moment, l’Assemblée nationale débat d’un projet de loi contre le séparatisme renommé projet de loi réaffirmant les principes républicains pour ne heurter personne. On a du mal à voir tous ces signaux faibles qui démontrent qu’il y a de la lâcheté à tous les niveaux.

Je n’aurais pas cru dire, un jour, du bien d’Aurore Bergé, mais elle avait proposé un amendement tout à fait cohérent sur l’interdiction de voiler les petites filles. L’amendement a été refusé par son propre parti obéissant aux ordres de Christophe Castaner, président du groupe. En tant qu’ancien ministre de l’Intérieur, il doit pourtant savoir de ce qu’il en est de l’emprise et l’entrisme islamique. Les petites filles pourront être voilées, maltraitées, considérées comme une espèce de deuxième catégorie. Je ne sais plus ce qu’il faut faire. Faut-il quitter la France ? Faut-il dynamiter les institutions ? Faut-il voter Marine Le Pen ? Que faut-il faire pour que les gens se rendent compte que les territoires perdus de la République apparus en 2002 sont toujours, 18 ans plus tard, au même stade. On n’a toujours pas pris la mesure de ce qui est en train de se passer.

Il ne s’agit plus de Grand Remplacement, mais il s’agit d’une emprise. Il s’agit, véritablement, d’une stratégie du cheval de Troie où on avance plus ou moins masqué. Aujourd’hui, les islamistes avancent même à visage découvert en étant certains que les soi-disant laïcs, enseignants ou autres, les recevront à quatre pattes.

On se rappelle cette guerre des gangs, à Dijon, entre Tchétchènes et « locaux ». Aujourd’hui, c’est à Ollioules. C’est l’archétype de la petite ville tranquille du Var. Finalement, toutes ces problématiques dépassent tous les territoires perdus de la République et toutes les zones d’éducation prioritaire. On est vraiment sur un phénomène qui touche toutes les petites villes de ce pays.

Je crois que la banlieue s’est universalisée. De la même manière que la touche des villages qui se croyaient à l’abri des dérives. Nous sommes dans un climat général extraordinairement volatile. Avant de décider un nouveau confinement, le gouvernement devrait regarder de très près ce qu’il s’est passé en Hollande. Je ne pense pas que cela se passe de la même manière en France. Il n’y aura pas de manifestations de tous les côtés. Il y aura une montée des incivilités. En France, on parle d’incivilité lorsque quelqu’un se fait poignarder. Je le dis très franchement, il va falloir se demander si on sort armé ou non.

29 janvier 2021

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