Jean-Luc Mélenchon ricane des conséquences du meurtre de Quentin

Le leader de LFI s’est enfoncé dans l’ignominie lors de son meeting de Perpignan.
Jean-Luc Mélenchon à Perpignan
Capture d'écran YouTube LFI

Vous avez sans doute entendu parler de la dernière réunion publique de Jean-Luc Mélenchon à Perpignan, ce dimanche 1er mars : son erreur de prononciation sur le nom de Raphaël Glucksmann, quelques jours après son obsession sur la façon de prononcer celui de Jeffrey Epstein, a fait la polémique. Mais ce passage n’était qu’une minuscule anecdote au milieu des ignominies proférées par l’ancien sénateur socialiste.

Cela a commencé avant même la prise de parole de Jean-Luc Mélenchon. Le candidat LFI à la mairie de Perpignan, Mickaël Idrac, a voulu s’attaquer au RN. Et pour cela, il s’en est pris à Jean-Marie Le Pen, disant « savoir » si ce dernier était antisémite (sous-entendu oui).

On passera sur l’élégance de s’en prendre à un homme qui n’est plus là pour se défendre. Mais on remarquera quand même qu’aller sur ce terrain, deux jours après le meeting de Lyon où Jean-Luc Mélenchon est revenu encore et encore sur la prononciation du nom « Epstein », c’est un peu fort de café, comme on dit.

Mais il ne s’agissait là que de l’introduction, et place, maintenant, à Jean-Luc Mélenchon lui-même. Le premier passage à relever peut faire sourire, mais il est révélateur. Sans doute vous souvenez-vous que Jean-Luc Mélenchon se fantasme en immigré maghrébin ; BV l’avait relevé en novembre dernier :

Eh bien, la période maghrébine de Jean-Luc Mélenchon est terminée, car à Perpignan, il se proclame pied-noir !

Avant, une demi-heure plus tard, d’affirmer qu’il n’est Français « que depuis deux générations ». À un moment, il va falloir choisir, Monsieur Mélenchon !

Mais retour, ensuite, aux bonnes vieilles habitudes : celles d’insulter les Français ! Et, plus précisément, d’insulter les Perpignanais, qui ne seraient « vraiment pas malins » s’ils votaient pour Louis Aliot.

Mais tout ceci n’était qu’un hors-d’œuvre ; le festival d’horreurs ne commence qu’ensuite. Revenant sur le lynchage de Quentin Deranque, Jean-Luc Mélenchon pose LFI en victime.

« Nous avons été victimes d’un traquenard », répète-t-il sans la moindre once de décence, car la victime de ce lynchage, c’est bien évidemment Quentin, ses parents, ses proches, mais certainement pas LFI.

Au nom de ce traquenard, il demande la dissolution de Némésis… avant de se montrer goguenard, se demandant pourquoi ni Némésis, ni Nous Vivrons (désigné comme « une petite bande fasciste soutenue par le PS parisien ») ne viennent perturber ce meeting. « Vous vous êtes dégonflés ? »

« Qu’est-ce qui se passe, les dégonflés, vous ne savez pas ce que vous faites, vous ne savez pas où vous allez ? » Et il ricane.

Ce que fait Jean-Luc Mélenchon est évident, mais tellement odieux qu’on peine à le concevoir : il se moque du fait que Némésis n’ose plus mener d’action contre lui depuis le meurtre horrible de Quentin. Il en ricane, sous les applaudissements de la foule.

Oui, c’est immonde et dégueulasse. Tellement dégueulasse que l’auteur de ces lignes est allé vérifier une troisième fois que c’est bien ce qui avait été dit dans ce meeting ; le lecteur qui n’oserait y croire est invité à consulter la vidéo diffusée par LFI, de 1 h 18 minutes jusqu’à 1 h 20 minutes.

La suite est presque anecdotique. Jean-Luc Mélenchon s’en prend une nouvelle fois à Quentin, qu’il qualifie de nazi – sans doute cela donne-t-il le droit de ricaner des conséquences de sa mort.

Et il sombre dans un complotisme délirant, déclarant que la façon dont la presse parle de l’affaire Epstein est « un plan mondial » pour « attribuer aux Russes » le dégoût suscité par les actes de Jeffrey Epstein.

Un plan mondial, rien que ça ! On a presque envie d’en rire. Et puis on se souvient du ricanement de Jean-Luc Mélenchon devant les conséquences du lynchage de Quentin. Et on ne rigole plus, mais alors plus du tout.

Picture of Gabriel Bendayan
Gabriel Bendayan
Diplômé en sciences politiques et criminologie

Vos commentaires

50 commentaires

  1. Je pense qu’il ne sait plus ce qu’il dit, à son âge, il faut qu’il prenne sa retraite bien méritée avec des revenus très très confortables. si si il n’a jamais travaillé dans une entreprise mais il s’est bien débrouillé

  2. Bon d’accord, une guerre en Iran, ça fait trembler dans les chaumières, ça occupe le quidam. Mais enfin Numez, peut-être pourriez-vous réagir sans avoir peur de déplaire à vos petits copains socialistes avant les municipales ? Une dissolution, une procédure judiciaire pour incitation à la haine, pour insulte, pour antisémitisme, que sais-je, vous n’avez que l’embarras du choix avec celui-là. C’est vrai qu’avec un certain Jean-Marie et ses allusions détestables, les réactions de la presse de gauche et d’autres encore avaient été infiniment plus expéditives pour le mettre au banc des accusés. Allô, allô quoi, monsieur le ministre, y a quelqu’un ?

  3. C est à vomir et le pire c est qu ils sont très nombreux à le suivre ..l horreur menace La France ..

  4. Tant qu’à faire dans l’ignoble, autant y aller à fond. En plus ça plaît à son public!

  5. Tout ça est à vomir. Et pendant ce temps il remplit les salles de personnes qui applaudissent ses horreurs. Il faut porter plainte si possible, à chaque fois.

    • ……Les électeurs qui sont derrière lui sont comme lui bas du front et haineux) et malheureusement, ils sont nombreux et le « nombre » c’est redoutable.

  6. Il faut moucher Mélenchon avec son argument du traquenard.
    Pour qu’il y ait traquenard (et appât/Némésis), il faut qu’il y ait des prédateurs
    Si ses amis décérébrés de la JG ne se jetaient pas comme des chiens enragés sur les quelques filles qui déploient une banderole, ils ne seraient pas dans cette situation.

  7. L’ignoble frappe encore, la moindre de ses paroles est venimeuse, il se permet de tutoyer les gens pour les rabaisser à son niveau, il a toujours le rictus mauvais aux bords des lèvres
    De quel droit s’arroge t il pour tenir des meetings publics n’aillant aucun mandat électif depuis juin 2022
    , à moins que ce ne soit pour cracher sa bile pour ne pas s’étouffer

  8. Il est complètement en roue libre, pépère ! Le privilège rouge dans toute sa bêtise crasse. Le pire, ce sont ceux qui rient de ses calembours minables, pensant être dans le camp du bien. Ils sont juste dans le camp de la honte.

  9. Peu à peu, ses actions grotesques et honteuses ont fait de lui un pantin destiné à distraire le petit peuple.

    • Etant un petit homme du petit peuple, pardonnez moi mais la vie m’offre bien d’autres distractions, bien plus agréables que la haine de ce triste sire.

  10. Dans son projet de créolisation de la société ce néfaste accompli veut-il imposer le pataouète comme langue nationale? Il serait aussi peut être temps que la communauté dont il se dit être le porte parole l’interroge sur les agissements de sa famille au « temps des colonies »…

  11. C’est véritablement affolant! Ce personnage se permet tout, vraiment des abjections. Pire encore, ce sont tous ces gens qui l’acclament comme un véritable dieu. Alors, comment – vu la bêtise immonde de ces spectateurs – s’étonner encore qu’Hitler ait eu à son époque autant de gens qui l’ont suivi. La nature humaine ne change pas vraiment.

  12. a l’heure ou nous vivons ,une équipe comme celle de mélencon le limaçon n’a plus rien a faire dans le paysage politique français………Il peut deménager a Cuba !

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