Questionnée jeudi chez Jean-Jacques Bourdin sur le droit d’asile, finit par avouer qu’on se devait de l’accorder à tous, aux 100.000 demandes de 2017 – évidemment, par discrétion, on ne demandera pas si elle le pense aussi de celles de 2018 et plus. Au fait, des combien, en 2018 ? Vite, quelqu’un pour lui offrir Le Camp des saints, elle n’a pas dû le lire ! Mais vous comprenez… C’est que : “Comment traiter les demandes qu’on refuserait ? On les renverrait où, ces pauvres gens qui ont traversé la Méditerranée au péril de leur vie ?” Le concept de l’aide au développement que soutient Clémentine Autain ne doit sans doute pas inclure le peuplement des pays concernés par des autochtones. Elle ne voudrait pas que nous les envahissions à rebours, non ? Voudrait-elle que nous renvoyions des gens formés, instruits de quelque métier ? Je gage que non.

Mais la dame y tient : “Il ne faut pas pratiquer le tri sélectif comme la circulaire gouvernementale y invite.” Bah… Moi qui croyais le concept à la mode ! Gasp, me voilà fait ! Car inviter gentiment les déboutés du droit d’asile à rentrer chez eux, cela reviendrait simplement à appliquer nos lois.

Notre député abordait ensuite le sujet de la laïcité. Y aurait-il des familles qui, en Seine-Saint-Denis, incitent leurs petites filles à ne pas jouer avec les garçons ? “Heu… Heu…” Ahurie, elle répondit ne pas en avoir connaissance. Des enfants qui invitent les autres à jeûner durant le ramadan, à l’école primaire ? “C’est possible.” Alors, que fait-on ? l’interrogeait Bourdin. “Si l’on veut être stratège avec la laïcité… Heu… Heu… On doit bien voir l’immense phénomène de sécularisation [de l’].” Pourtant, en sa circonscription, il est près de 150 lieux de culte du “Prophète”, contre moins de 120 chrétiens (cf. Finkielkraut sur le 19 novembre dernier). Est-ce là l’irrésistible élan de la laïcité que croit voir Mme Autain ?

“Beaucoup de musulmans sont parfaitement intégrés avec les valeurs de la laïcité”, ajoute-telle. Elle doit ignorer que 28 % de ceux vivant en offrent un profil d’« ultras » plébiscitant le plus souvent le port du niqab et la stricte application de la charia (cf. Institut Montaigne, septembre 2016) – et l’on peut douter que ce pourcentage ait diminué depuis.

“Oculos habent et non videbunt, nares habent et non odorabunt…” Elle poursuit ainsi en parlant d’une toute petite minorité, comme dans les autres religions (dit-elle), où l’on sent une forme d’intégrisme. On cherche en vain où elle peut voir d’autres religions imposer leurs mœurs et lois religieuses… Mais cela doit la soulager de souligner… l’inexistant. Le vide. Tout un , ça, Madame… Un beau concept… Pff…

Quand un député du Parlement français nous dit que “le tri sélectif met en cause les droits humains”, nous est-il permis de l’inciter à s’instruire auprès de la commission des lois, qui lui apprendrait que les droits des nations existent aussi ? Encore quelque chose qui dut échapper à sa formation… Lui dire que le réchauffement climatique n’est pas une cause profonde des migrations depuis le Maghreb ou le Moyen-Orient, comme elle semble le penser ? Lui dire que l’accueil des boat- vietnamiens avait un autre motif que le régime de Mohammed VI ou même celui d’Al-Sissi ? Re-Pff…

14 janvier 2018

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