Je ne cesse de le dire : on vit vraiment une époque formidable. Tenez, rien que ce matin, les nouvelles les plus « époustouflifiantes » se bousculent au portillon rien que sur le sujet de la vaccination.

On apprend, ainsi, que le gouvernement, ayant passé une commande de 90 millions de doses de vaccins contre le Covid-19 à plusieurs fournisseurs, se voit contraint d’affronter une opinion habitée par le doute et de lutter contre les « fake news » qui pullulent sur la Toile. Or, les contestataires ont une tête penseuse, une dénommée Kim Glow, à laquelle ledit gouvernement « hésitait ce week-end à [lui] répondre, avant de renoncer ».

C’est qui, ce cerveau qui inquiète au sommet de l’État ? Kim Glow est une « candidate de télé-réalité et gogo danseuse française originaire de Marseille » révélée dans la deuxième saison des « Marseillais », c’est vous dire le niveau… La créature aux lèvres en feu a apporté sa contribution au débat : « Je vous jure que c’est vrai, renseignez-vous, on n’aura plus de liberté, on va tous être “pucés”, mais pas une puce de chien ou chat qu’on peut retirer… non. Des nanoparticules, ce sera. On ne pourra pas les retirer. »

Kim Glow a un million d’abonnés sur Instagram et le gouvernement lui court après ! Il a dépêché son porte-parole Gabriel Attal pour « démonter les fake news à coups de questions-réponses sur Instagram », nous dit L’Opinion. Je lui prédis moins d’avenir qu’au film Hold-up, lequel a plongé la Macronie dans un état proche de la sidération. « C’est gravissime ! C’est léché comme un documentaire Arte », a lâché une conseillère ministérielle. Et, qui plus est, cautionné par Sophie Marceau et Juliette Binoche, qui sont à Kim Glow ce que George Clooney est à .

Pourtant, c’est Noël tous les matins ou presque, chaque jour nous apportant sa promesse de vaccins dans les chaussons. Oui, mais voilà, les Français n’ont pas l’intention de se faire piquer. Selon une enquête Odoxa pour France info et Le Figaro, publiée jeudi dernier, seul un sur deux a l’intention de se faire vacciner. La directrice de Dentsu Consulting détaille : « Parmi eux, il y a un bloc dur d’anti-vaccins de l’ordre de 15 % que le gouvernement ne convaincra pas. Les anti-vaccins sont des anti-système. Il y a un vrai danger qu’ils contaminent plus largement. »

C’est d’autant plus grave que les sceptiques se recrutent majoritairement dans les rangs de LFI (49 %) et du RN (65 %). Ce qui nous vaut le commentaire éclairé de Jean-François Eliaou, professeur en immunologie et député LREM de l’Hérault, auteur d’un rapport sur « L’Hésitation vaccinale ». C’est une attitude « en contradiction avec les valeurs de la vaccination », dit ce monsieur, qui n’hésite pas à assurer que « l’épidémiologie, c’est presque de la philosophie ».

Hélas pour tous ces gens qui voudraient nous faire passer à la piqûre obligatoire, une autre nouvelle est tombée qui n’est pas, je le crains, de nature à nous convaincre. On apprend, en effet, que les grands patrons des laboratoires américains Pfizer, Moderna et Novavax s’en sont déjà mis plein les poches. Ainsi, « le jour même où le géant pharmaceutique Pfizer a annoncé que son était efficace à 90 %, selon des données préliminaires, son directeur général Albert Bourla a ainsi vendu pour 5,6 millions de dollars de titres », rapporte Zonebourse.com.

Idem chez Moderna, où plusieurs responsables ont vendu pour « plus d’une centaine de millions de dollars d’actions ces derniers mois ». Un petit miracle pour ce laboratoire qui « n’a lancé aucun produit sur le marché depuis sa création en 2010 » mais touchera jusqu’à 2,5 milliards de dollars si son vaccin est validé. De ce fait « le titre est passé de 19 dollars en début d’année à 90 dollars actuellement ».

Quant à Novavax, son patron a « vendu 4,2 millions de dollars d’actions le 18 août, un peu plus d’un mois après l’annonce d’un financement public de 1,6 milliard de dollars ».

17 novembre 2020

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