Editoriaux - Environnement - 17 novembre 2019

Greta, le retour : un magistral coup de pub du nautisme haut de gamme français !

Greta revient…

La grande égérie climato-catastrophiste était coincée aux USA où elle était allée, en bateau, prêcher la bonne parole et lancer un peu partout des « grèves scolaires pour le climat » en attendant d’aller à la COP25.

À la suite de graves troubles socio-politiques locaux, le Chili – où devait se dérouler la manifestation – a dû abandonner son organisation et c’est l’Espagne qui accueillera la COP25, du 2 au 13 décembre prochains à Madrid.

Dame Greta, que les fidèles attendent avec ferveur à cette grand-messe, se trouva alors fort embarrassée : comment rallier la péninsule Ibérique par bateau, empreinte carbone oblige ? Il n’était évidemment pas question de rentrer avec un porte-containers ou autre cargo dont les motorisations émettent plus de gaz carbonique qu’une ville moyenne en période d’embouteillage… Depuis un bon mois, elle rongeait son frein : c’est que depuis la fin du XVIIe siècle, les liaisons régulières par galions Amérique-Espagne ne sont plus assurées et, en plein automne, la météo transatlantique souvent très perturbée n’est pas forcément prisée des adeptes des courses au grand large.

Un bateau providentiel s’est finalement proposé, début novembre, comme le relate L’Obs : « a embarqué avec son père, Svante, sur le voilier La Vagabonde, qui appartient à un jeune couple australien qui y vit avec leur garçon de 11 mois. La navigatrice britannique Nikki Henderson a rejoint l’équipage pour la traversée. 
Le bateau de 14 mètres est parti de Hampton, en Virginie sur la côte Est des États-Unis, et prévoit de rejoindre le Portugal, à plus de 5.500 km de distance. La traversée devrait prendre au moins deux semaines, selon Nikki Henderson. »

Nikki Henderson est une très célèbre « skippeuse » britannique au palmarès éblouissant, capable d’effectuer une telle traversée en moins de trois semaines, surtout épaulée à terre par son routeur habituel…

On doit alors s’intéresser de plus près à ce qu’est La Vagabonde et qui sont ses « propriétaires »…

C’est le très sérieux site de nautisme Voile et Moteur qui nous fait découvrir le pot aux roses : « La Barbie Girl et son Ken sont de véritables stars d’Instagram. Des influenceurs professionnels, des voyageurs et de véritables marins dont nous avons fait le portrait dans le numéro de Voile Magazine du mois de décembre. » (sic)

Riley Whitelum et Elayana Carausu, le « jeune couple australien », comme les appelle L’Obs dans son délire lyrique, sont en fait des lobbyistes professionnels évoluant sur un modèle 45 d’Outremer, un concepteur et constructeur français.

Ils se présentent ainsi sur leur site : « Nous sommes Riley et Elayna un couple d’Australiens qui racontons notre voyage, à travers le monde, à la voile, malgré notre manque d’expérience initiale de navigation. Nous sommes entièrement filmés sur YouTube depuis notre départ en 2014. »

Le site revendique plus de 1.172.000 abonnés YouTube… À 20 dollars minimum d’inscription, on voit combien de millions de dollars ont été engrangés depuis quatre ans !

Une affaire publicitaire extrêmement juteuse, sans compter les produits dérivés…
Le site présente aussi une carte présentant en temps réel la position transatlantique du bateau, histoire, en ce moment, de fidéliser des lecteurs…

Faire ramener, à travers l’Atlantique, Greta, figure si médiatisée, est un formidable coup médiatique de la marque Outremer, qui affiche justement trois bateaux d’occasion du modèle 45 à vendre entre 300.000 € et 700 000 € !

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