Free Palestine Party : cette nouvelle liste qui considère le Hamas comme non terroriste

© Alisdare Hickson/Wikimédia
© Alisdare Hickson/Wikimédia

Nouveau bébé du communautarisme islamiste, la liste « Free Palestine Party » entend faire entendre « la cause palestinienne ». Lancée à l’initiative de l’UDMF – déjà présent aux élections européennes de 2019 –, cette liste devrait être déposée en mai, selon La Tribune. Derrière ce parti, se décrivant lui-même comme étant de gauche et similaire au Parti chrétien-démocrate (maintenant VIA) de Jean-Frédéric Poisson, se dissimule un agenda très communautaire. Fervent soutien du lycée Averroès, l’UDMF est aussi, depuis le 7 octobre, un des fers de lance de la « cause palestinienne » en France. Appelant, à tour de messages sur les réseaux sociaux, « à sanctionner l’entité sioniste », l’UDMF n’a jamais eu un mot de compassion pour les victimes juives du 7 octobre. Pire : le parti conduit par Nagib Azergui (qui n’est pas à son coup d’essai et n’hésite pas à se montrer aux côtés du terroriste palestinien Salah Hamouri) réclame des sanctions équivalentes à celles que connaît la Russie depuis le 24 février.

 

Pour l’UDMF, le Hamas n’est pas terroriste

 

Les revendications de « Free Palestine Party » sont clairement affichées : « Faire entendre la voix du peuple palestinien. » Sur X, l’UDMF partage sans réserve les « exigences » portées par sa liste le 15 mars dernier. Entre autres choses, la liste réclame « l’interdiction de ventes d’armes et d’équipements militaires à Israël, un embargo sur les produits israéliens et l’interdiction de tout commerce avec Israël, l’interdiction pour tout citoyen européen de tout engagement dans l’armée israélienne sous peine de poursuite pour crimes de guerre, la fermeture de l’espace aérien européen à l’aviation israélienne, des ports de l’UE aux bateaux israéliens, des routes de l’Union aux transporteurs israéliens ». Rien que ça.

 

 

Toutefois, une exigence fait défaut sur X. Dans le communiqué original (publié le 20 mars sur le site de l’UDMF), une autre exigence apparaît au milieu de celles portant sur la fermeture des espaces de circulation pour Israël et la question des compétitions sportives. La voici : « le retrait de la liste des organisations terroristes de l’UE des organisations palestiniennes (Hamas, Jihad islamique, FPLP…) ». Sans plus de justification, la liste « Free Palestine Party » porte la revendication de ne plus reconnaître des groupements ayant perpétré des actions terroristes sur le sol israélien. Aurait-elle été mise sous le tapis volontairement ? C'est possible, par crainte d’enfreindre les règles de X. Cette position en faveur d’organisations reconnues comme islamistes par l'Union européenne n’est pas uniquement défendue par l’UDMF, dont la plupart des alliés tiennent eux aussi des positions largement décriées.

 

Qui se cache derrière cette nouvelle liste ?

 

L’Union des démocrates musulmans français entend faire alliance au niveau européen. Au total, cinq autres partis communautaristes ont répondu à l’appel de Nagib Azergui. Entre autres, le BIG Partei (Allemagne) qui prône l’islam politique et les valeurs islamiques ; le Partido Andalusi (Espagne), communautaire lui aussi, qui n’est ni plus ni moins qu’un parti militant pour l’indépendance de l’Andalousie, qu’il considère faussement reliée au royaume d’Espagne. Tout ne s’arrête pas là. En Belgique, si aucun parti n’est officiellement soutien de la liste « Free Palestine Party », le très controversé Fouad Ahidar a annoncé son ralliement. Au lendemain des attaques du 7 octobre, ce premier vice-président du Parlement bruxellois avait déclaré que le Hamas n’avait apporté qu’une « petite réponse » à la politique israélienne vis-à-vis des Palestiniens dont il estime le sort comparable à ceux des martyrs de la Shoah.

Toujours plus controversé, le NIDA, parti musulman néerlandais – qui possède deux sièges au Parlement de Rotterdam, deuxième ville des Pays-Bas –, figure aussi sur la liste. Fondé en 2013, les dirigeants de ce parti n’hésitent pas à comparer Israël à l’État islamique. En Suède, c’est le Partiet Nyans (littéralement « Parti de la nuance » en français) qui a annoncé son soutien à la liste conduite par l’UDMF. Et, comme son nom ne l’indique pas, ce parti musulman suédois fondé par Mikail Yüksel en 2019 est loin d’être nuancé. Déjà exclu pour son rapport étroit avec les milices ultranationalistes turques des Loups gris, son fondateur s’est entouré d’un certain nombre de personnalités au discours particulièrement haineux. D’après des révélations de confrères suédois, plusieurs membres du Partiet Nyans avaient tenu des propos antisémites, complotistes anti-vaccin ou montraient un attachement aux théories du complot entourant l’attentat du 11 septembre. Constatation faite : c’est un bel entourage que s’est trouvé l’UDMF !

Contactés, ni Omeir Farid (président de l’UDMF et porte-parole de la campagne) ni Nagib Azergui (tête de liste UDMF aux européennes) ne nous ont répondu.

Julien Tellier
Julien Tellier
Journaliste stagiaire à BV

Vos commentaires

35 commentaires

  1. Union des démocrates musulmans français. Et bien s’il sont démocrates ce n’est pas
    le travail qui va leur manquer dans certaines banlieues…

  2. L’Etat Islamique par la voix des frères musulmans et la  » charia  » sont déjà dans les faubourgs et les banlieues,  » rendez-vous, vous êtes cernés ! … »…

  3. Manifestement elles ne sont pas bien dans leur peau en France, donc la Palestine qu’elles semblent aimer, leur tend les bras, on ne peut que leur souhaiter bon voyage et bon vent en Palestine.

  4. Chacun chez soi.. qu’ils restent TOUS en terre coranique avec leur religion moyenâgeuse d’endoctrinement et d’asservissement

  5. Il y a environ 1400ans, un fléau incurable c’est abattu sur l’humanité. Il affecte de nos jour près de deux milliards d’êtres humains. Pour l’instant, même Pfizer n’a pas trouvé de vaccin. On est mal…

  6.  » L’islam, cette théologie absurde d’un bédouin immoral, est un cadavre putréfié qui empoisonne nos vies  »

    Mustafa Kemal Atatürk

  7. Ces égéries siègeront-elles voilées au parlement ? Il est vrai que l’Europe a déjà mis en valeur la tenue islamique sur des affiches financées par le con-tribuable …. Du coup, faudra t’il s’attendre au pire ? Pourquoi ces militantes ne vont-elles pas mener leurs actions « positives » et désintéressés dans les pays musulmans ?

  8. Qu’ils le fassent dans leur pays mais pas dans le notre car la France n’est et ne sera jamais musulmane.

    • Chacun chez soi.. qu’ils restent TOUS en terre coranique avec leur religion moyenâgeuse d’endoctrinement et d’asservissement

  9. Et sur leur affiche, pas trace d’un voile islamiste, contrairement aux porteuses de pancartes … L’article oublié de citer le bourgmestre d’origine turque de Bruxelles, évidemment à l’avantage-garde géographique de la démocratie, de l’honnêteté intellectuelle, de la laïcité et de la défense des libertés en Europe ! Et dire que ce seront des associations de bien pensance qui financeront cette campagne électorale de propagande islamiste après qu’ils se soient étalés sous les 5%…

  10. Il est plus que temps d’interdire les manifestations avec des drapeaux autre que celui de la France , qui provoque la haine de l’autre et entretien les communauté islamiques dans leur délire de prendre le pouvoir dans tous les pays du monde !
    quand on prend parti pour un pays , il faut se rendre dans ce pays et y manifester mais certainement pas en France !
    Les palestiniens et LFI qui veulent une Palestine doivent se rendre en Palestine et y défendre leurs idées et le pays ! en France , ils doivent êtres punis pour incitation à la haine et trouble à l’ordre public !

  11. Il faut interdire l’islam sur tout le territoire ;ainsi, on n’aura pas à se casser la tête sur la nature de ses succursales.

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