Hier, dans ces colonnes, était évoqué le cas de Petit Bateau, qui a fait le choix, en cette période familiale de Noël, de surfer sur la vague LGBT. Pour être honnête, soulignons que ce n’est pas la seule enseigne à mériter les mêmes pierres que M. Boycott. Des pierres totalement assumées. On ne peut pas courir deux lièvres à la fois, l’adage ne date pas d’hier, et sa véracité a été démontrée à de nombreuses reprises, tant en qu’en marketing.

Une autre marque de vêtements, un peu plus confidentielle, un peu plus étiquetée « famille » encore que Petit Bateau, a aussi dérapé, tout dernièrement, cette fois sur « Insta ». Frangin Frangine, qui occupe aujourd’hui le terrain autrefois dévolu à Cyrillus, n’a rien trouvé de mieux que de poster, sur Instagram, la photo d’un petit bonhomme sur les genoux de ses deux « papas » ! Là, pour le coup, il n’est plus question de PMA, pour l’instant interdite en France (la PMA sera peut-être, malheureusement, légalisée demain par LREM, les crises sanitaires et économiques attendront). Non, là, le post de Frangin Frangine fait clairement la promotion de la gestation pour autrui (GPA), donc de la location du ventre d’une mère, en Russie ou en Ukraine, puisque le petit bonhomme sur la photo est blond. Et ça, c’est interdit en France aussi, encore, et on l’espère pour longtemps. Une majorité d’élus et de ministres LREM ont, en effet, promis que cela le resterait (pour ceux qui croient encore aux promesses des hommes politiques, c’est important de le souligner).

Quand on sait que Frangin Frangine a été créé, à la base, par des femmes d’officiers de marine, je vous laisse imaginer la réaction de la « communauté » sur les réseaux sociaux. À tel point que la publicité a finalement été retirée, après la suppression de tous les commentaires. Une cliente a reçu un mot d’excuse, affirmant que Frangin Frangine « a voulu placer la famille au centre de [sa] marque » et que « nous avons voulu représenter les familles dans leur diversité (et force est de constater que cette diversité existe) ».

Quand les enseignes s’engagent en politique…

Maintenant, puisque les marques et les enseignes s’arrogent le droit de faire de la politique, cela signifie que les consommateurs ont aussi le droit de les boycotter, pour les mêmes raisons. Si leurs calculs sont bons, le grand remplacement des consommateurs et des clients sera indolore : leurs culottes et leurs pyjamas couvriront simplement d’autres fesses, point à la ligne.

Mais si nos calculs sont encore bons, Petit Bateau, Frangin Frangine ou encore Decathlon habillent, chaussent et équipent infiniment plus de familles, de parents divorcés, de célibataires, de personnes âgées que de couples homosexuels avec ou sans enfants. Quand bien même leur pouvoir d’achat est notoirement supérieur. Le respect de la diversité ne peut pas et ne doit pas se confondre avec un bourrage de crâne de plus en plus visible, quand il n’est pas, en fait, quasi systématique.

Pour s’en convaincre, il suffit de feuilleter le dernier ouvrage paru, début décembre, aux Éditions Ring, dont le titre résume l’objet : Endoctrinement. Il démontre, à l’aide de simples captures d’écran réalisées sur les ces derniers mois, comment médias, institutions et grandes marques nous matraquent désormais à longueur de journée avec leurs messages caricaturaux, à sens unique.

Maintenant, ça suffit.

9 décembre 2020

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