[L’ÉTÉ BV] Enseignement à la vie affective, relationnelle et sexuelle : une prof témoigne
Cet article a été publié le 03/05/2026.
La rentrée des classes approche : le mardi 1er septembre (le jeudi 3 septembre en Corse). Les parents d'élèves découvriront alors les emplois du temps ainsi que les programmes de leurs chers enfants, notamment l'enseignement à la vie affective, relationnelle et sexuelle (EVARS), obligatoire depuis l'an passé.
Laure* est professeur de français dans un lycée public de banlieue parisienne. Il y a quelques jours, sa direction l'a prévenue qu’un enseignement du programme EVARS (éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, obligatoire depuis la rentrée 2025) serait dispensé à ses élèves de première sur son heure de cours. Passé son premier étonnement - « supprimer une heure de cours de français en classe de première alors qu'on a déjà du mal à boucler le programme », précise-t-elle à BV -, elle a toutefois décidé d'assister à la séance. Ce qu'elle y a vu et entendu mérite d'être rapporté, tant le discours déployé par les deux intervenantes peut surprendre par son orientation idéologique et le manque de considération apporté à la maturité des élèves présents. Un témoignage que Laure a choisi de confier à BV.
IVG et LGBT clés en main
Dans cette classe de première, l'enseignement s'est déroulé sur deux séances d'une heure animées par l'infirmière scolaire et, selon la description de Laure, par « une dame de la mairie responsable du pôle "jeunesse" », sous la forme d'un jeu collectif. « Sur un plateau de jeu commun au groupe, les élèves, les uns après les autres, doivent lancer le dé et avancer un pion qui tombe sur des cases de couleurs différentes correspondant à des types de questions différentes posées par les intervenantes », raconte Laure, qui précise que les élèves ont eu droit à des interrogations étrangement orientées telles que « En quelle année la loi ouvre-t-elle la possibilité pour le mariage homosexuel et l’adoption d’enfants pour les couples homosexuels ? », « En quelle année la loi sur l’IVG est-elle votée ? », « En quelle année la loi française autorise-t-elle la contraception ? »Tandis que la 19e question (« En quelle année la loi autorise-t-elle les homosexuels à donner leur sang ? ») a été pour l'intervenante - la « dame de la mairie » - l'occasion de bien souligner auprès des élèves que l'interdiction légale était, jusqu'en 2016, une « loi très discriminante pour les hommes qui ont des relations avec d’autres hommes parce qu’avant, il y avait un risque de transmission d’infection sexuelle ». Plus tard, en abordant la notion de viol conjugal (criminalisé en 1983, le saviez-vous ?), à travers l'exemple de Gisèle Pelicot, il a également été bien précisé qu'« heureusement, la notion de devoir conjugal n'existe plus dans le Code civil ».
Mais la palme de l'énigme la plus palpitante revient à la question 23 : « Je suis un symbole ; j’ai 6 couleurs ; je représente une communauté à l’ONU depuis 1978 ; je représente la paix, la diversité, l’harmonie. » Évidemment, il fallait répondre : « le drapeau LGBTQIA+ ». De quoi légitimement s'interroger sur la conformité d'un tel enseignement au regard du document officiel de l'Éducation nationale « Foire aux questions sur les programmes d'éducation à la sexualité », qui précise que « les intervenants extérieurs [s'abstiennent] de tout militantisme ou prosélytisme ». « Un petit jeu qui a permis à un élève plus "au fait des choses que les autres" d'ajouter "qu’il y a aussi les pansexuels", explications à l'appui », ajoute Laure.
Sans surprise, les questions de contraception et d'IVG ont été plus que largement abordées avec force détails tels que : « Que faire en urgence si le préservatif craque ? » Un véritable guide pratique clés en main pour recourir à l'IVG : les lieux où se rendre, la gratuité du service, la possibilité d'y recourir jusqu'à la 14e semaine, son anonymat garanti et - ce qui a beaucoup choqué Laure - la précision que l'accord parental n'est pas nécessaire.
Les élèves devaient également citer « trois lieux où l’on peut se procurer des préservatifs » et « trois sites Internet où l’on peut trouver des informations fiables sur la santé/sexualité », comme IVG.gouv.fr, choisirsacontraception.fr, onsexprime.fr et le Planning familial, dont le militantisme ultra woke n'est plus à démontrer. À aucun moment n'ont été cités les noms d'associations proposant des alternatives à l'avortement, ce qui, pour une Éducation nationale qui prétend « permettre à chaque élève de faire des choix libres et responsables », selon les textes officiels, pose un léger problème.
« Énigme clitoris » et « Jeu pour retracer un acte sexuel »
Mais il y a plus grave. Ce jour-là, dans cette classe de première, tous les élèves n'ont pas paru à leur aise. Selon le témoignage de Laure, si certains ont posé beaucoup de questions, d'autres sont restés étrangement silencieux avant, pendant et après la séance. Certains mal-être lui ont semblé perceptibles. Il y de quoi, lorsque est arrivée sur le tapis « l'énigme clitoris », avec cette définition : « J’ai 8.000 terminaisons nerveuses VS 4.000 pour le pénis », « je suis un organe dédié au plaisir », « on me malmène ». Le tout pratiqué au sein d'un groupe volontairement mixte « parce qu'il est important d'avoir de l'interaction et le point de vue des filles et des garçons », comme l'a précisé l'intervenante « de la mairie », en début de séance. La question, d'ailleurs, de la légitimité de la présence de cette personne dans cette salle de classe ce jour-là mérite d'être posée. Être responsable d'un pôle jeunesse confère-t-il tous les pouvoirs ?
Une scène qui est loin d'être un cas isolé. Il y a quelques jours, dans un entretien au Figaro, l'experte en politiques éducatives, Sophie Audugé, racontait qu'à l'occasion d'une séance EVARS en classe de première, avait été mis en place un « jeu » pour des lycéens chargés de retracer les étapes d'un acte sexuel « du cunnilingus à la pénétration ».
Des enseignements qui, encore une fois, semblent en contradiction avec les « bonnes intentions » de l'Éducation nationale garantissant « le respect du rythme de développement des élèves », de leur pudeur et de leur intimité. Malgré tout, précise Olivia Sarton, de l'association des Juristes pour l'enfance interrogée par BV, « il est juridiquement impossible de dispenser son enfant des programmes EVARS qui sont obligatoires au même titre que les autres enseignements. Si les parents peuvent y trouver une belle occasion de les former à l'esprit critique, rien ne les empêche de dialoguer auprès de la direction et de protester. Aux enfants eux-mêmes, parmi les plus âgés, de faire valoir leur désaccord sur des contenus qui les choquent, portent atteinte à leur intimité et violent la neutralité de l'enseignement avec l'appui de leur famille. » Parents, enfants, la balle est désormais dans votre camp.
* Le prénom a été modifié.
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99 commentaires
Tous ces gens sont des obsédés sexuels et, on le sait : « quand on est un pervers soi même, il n’y a pas de plus grande jouissance que de pousser les autres à le devenir » ( Henry Troyat). Tous ces gens qui, faisant fi de la pudeur naturelle des enfants, les obligent à entendre des propos qui les mettent mal à l’aise, sont des désaxés. Laissez donc ces jeunes évoluer a leur rythme !
Il n’y a pas que les grands qui sont agressés : mon petit-fils de 5 ans est rentré à la maison en demandant si c’est vrai qu’une fille peut devenir un garçon et qu’un garçon peut devenir une fille. On lui avait appris cela à l’école !
Rien d’étonnant à tout cela si l’on se souvient que Jack Lang a été nommé DEUX fois ministre de la rééducation nationale !!!
Ils ne savent plus lire ni compter mais ils sauront comment se faire plaisir !! Et pas certain
ça ressemble assez aux cours de « philo » dispensés par une prof complètement obsédée mais c’était en 1960, elle était donc très en avance sur son époque et c’était même à la limite des travaux pratiques mais tout à fait en dehors du programme et à la fin il y avait l’exam. nous avions 20 ans mais c’était assez gênant bizarrement plus pour les garçons que pour les filles qui restaient impassibles.
Encore à l’école à 20 ans en 1960 ? Vous faites partie des privilégiés ! Une prof comme celle-là
serait bien utile aujourd’hui pour remonter la France en déficit démographique !
les guignols qui « gère la France doivent être virés dès maintenant,à commencer par leur gourou progressiste!
on ne peut pas encore attendre 9 mois !
L’éducation nationale ferait mieux d’enseigner
aux parents de s’occuper de leurs enfants !
Un « jeu collectif » qui ressemble fort aux séances de gymnastique obligatoire installées à Saïgon après sa chute…
Edifiant!
Quel est le moustique qui a piqué notre président et ses faire-valoir ? Une évolution sociétale à l’envers, déjà bien entamée, maintenant il faut formater les cerveaux dès l’enfance. Est-ce cela que l’on ose appeller une démocratie ???
A quand les exercices pratiques obligatoires ? Si ces questions font partie de classement PISA, la note des petits français va grimper.
L’idéologie Epstein a visiblement laissé des traces… indélébiles ? Vu que le scandale du même nom peine à sortir, et pour cause, cette idéologie aura du mal à disparaître, mais elle devra disparaître au simple nom du bon sens, car les familles ne peuvent accepter que l’école leur enlève le droit (et le devoir) d’éduquer leurs enfants. L’école ne doit plus outrepasser ses prérogatives qui relèvent du seul enseignement.
L’école n’enlève aucun droit aux parents, elle n’est que complémentaire, hélas l’éducation par
les parents est souvent déficitaire ! Donc, les deux ne sont pas de trop !
Il n’y a pas « d’idéologie Epstein », faut arrêter avec ça !
Nelson Mandela écrivit:
« L’ éducation est l’ arme la plus puissante qui existe qui existe pour changer le monde »!
Nelson entendait changer le monde en l’ améliorant ,ce qui n’ est pas le dessein de l’ E N .
Je doute fort des « bonnes inentions de l’ éducation nationale »!
Les bonnes intentions devraient ^tre employées à apprendre àses jeunes le français ,le franais maitrisé ,celuiqui est présent dans notre si riche anthologie!
Dans un monde d’homosexuels, de pédophiles, de trans, ils veulent contaminer les enfants, mettre ceux ci dans des écoles notamment le privé ou ils ne seront pas infectés par cette propagande et manifester son désaccord publiquement … la norme aujourd’hui malheureusement c’est le taré ….
Je suis d’accord, mais encore faut-il en avoir les moyens!
au moins dans le primaire …