L’industrie du tabac, ce n’était pas rien !

L’herbe à Nicot a permis le développement d’une colossale industrie : de gigantesques entreprises, d’énormes fortunes, des centaines de milliers d’emplois, des milliards de taxes, le cow-boy Marlboro…

Et des centaines de milliers d’emplois indirects dans la pour soigner les ravages de la clope : des centaines de millions de morts.

Dans ma génération, fumer était culturel, fumer marquait le passage d’ado à adulte. Je sais de quoi je parle, j’ai fumé pendant trente ans. À l’armée, pendant le service militaire, on avait son paquet de « troupes » chaque jour. Même les plateaux de télé et les salles de cours étaient enfumés.

Et puis, on s’est rendu compte que la clope était une addiction et une saloperie qui donnait le cancer, en dépit de ses vertus apaisantes, un truc qui menait à une vilaine mort. Alors, on a mené campagne sur campagne pour arrêter l’hémorragie, à tel point que les fumeurs sont désormais complètement stigmatisés et considérés comme de pauvres toxicomanes.

Exit, donc, l’industrie du tabac et ses prodigieux bénéfices…

Mais voilà l’aubaine du cannabis !

N’importe quel individu doué d’un soupçon de raison sait que cette saloperie est mille fois pire que le tabac. Là, on ne tape plus dans la gorge et dans les poumons, on tape dans le cerveau, on est dans le dur !

Mais quel formidable marché.

Le vient de légaliser le cannabis et c’est la ruée : les producteurs et les transformateurs font fortune, la pénurie de produit menace.

Et on crie au nouveau miracle de la création de milliers d’emplois. Des emplois qui produisent un poison encore plus mortel que le tabac.

Et « en même temps », les n’ont de cesse de nous mettre en garde contre la malnutrition, la pollution ménagère, les dangers de la viande et du poisson…

Du très grand n’importe quoi, pour parler moderne.

Vous allez voir, les vegans vont bientôt tenter de nous persuader que le meilleur aliment qui soit, c’est la fleur de cannabis.

Remarquez, légaliser le cannabis, c’est certainement un bon moyen de casser le marché parallèle qui infecte « les quartiers sensibles ».

23 octobre 2018

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles (excepté les brèves) sur une période de 5 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

La possibilité d'ajouter de nouveaux commentaires a été désactivée.