Et si le « retraité bashing » était un piège bien utile pour le gouvernement ?

L'argent que l'État va prendre à Bernard et Chantal n'ira pas à Nicolas. C'est écrit.
@Matt Bennett/Unsplash
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Le 19 juillet, un internaute a posté sur X un post éminemment emblématique de l’état d’esprit délétère ambiant : on y voit une dame aux cheveux blancs, à la caisse dans un supermarché. Elle est de dos, en train de régler ses courses. Le commentaire est elliptique mais très clair : « Un samedi matin comme les autres… » Les commentateurs ont d’ailleurs bien compris : « Ils font exprès », écrit l’un. « Insupportable », renchérit un autre : « Ils ont toute la semaine, tous les après-midi, mais nan, faut qu’ils viennent nous cassez les c… le week-end. » Une troisième, encore, témoigne : « Véridique ! Je suis caissière et ma vraie phobie, c’est les vieux le samedi et le soir à la fermeture. » Certains, heureusement, volent au secours de la vieille femme. Ils évoquent la solitude des personnes âgées, dont le seul moment de sociabilité se trouve parfois dans les commerces, rappellent qu’avec l’âge, on peine à porter de lourds paquets, alors on revient plusieurs fois pour de petits achats successifs… Mais en quoi, d’ailleurs, les retraités auraient-ils à se justifier ? « Cette dame a évidemment le droit de faire ses courses un samedi matin sans être photographiée à son insu et postée pour la haine en ligne. Calmez-vous », assène une jeune mère de famille, renvoyant dans ses buts le râleur.

Boucs émissaires

Le retraité bashing a le vent en poupe. Il ne se passe pas un jour sans que, sur les réseaux sociaux, on ne tape sur ces supposés « privilégiés ». On peut y voir un réflexe humain : en principe, dans un pays qui va bien, chaque génération apporte sa pierre à l’édifice et fait la courte échelle à la suivante pour grimper un peu. C'est le souhait de tout parent : voir ses enfants un peu mieux réussir que soi-même. Las, dans un pays en plein effondrement, c’est tout l’inverse qui advient. L’ascenseur social n’est pas seulement en panne, il s’est mué en toboggan, les classes moyennes ne se hissent pas vers le haut, elles dégringolent. Et l’on tient pour responsable les boomers, à écrire « boumers » : avec eux, la France a fait boum, elle a explosé, ne restent plus que des décombres.

Rajoutez à cela que cette génération, il y a quelques années, a plébiscité Emmanuel Macron : la détestation dont fait l’objet celui-ci dans l'opinion s’étend, par contagion, à tout son électorat. De fait — quel paradoxe ! —, le très jeune candidat qui promettait le « nouveau monde » a été porté à la magistrature suprême… par les Français les plus âgés. Emmanuel Macron leur plaisait : de la prestance, un costume bien taillé, un discours européiste… L’Europe de la paix est un rêve de la génération d’après-guerre, née sur les ruines de deux guerres fratricides. Biberonnés au libéralisme dans cette Europe fondée sur le commerce (la Communauté européenne du charbons et de l'acier) et dès l'origine convertie au capitalisme anglo-saxon, ils n'ont pas anticipé, pour beaucoup, les dangers du mondialisme. Quant à l’immigration… Fréquentant encore les églises, ils en avaient la jolie vision irénique prêchée par les curés progressistes.

Dans la famille de Nicolas-qui-paie, ils portent un nom, ou plutôt un prénom : Bernard et Chantal. On les imagine comme les couvertures de Notre Temps : leurs cheveux gris argent scintillent comme leur sourire ultra-bright, ils sont bronzés toute l’année et quand ils ne jouent pas au golf, ils courent pied nus main dans la main, sur une plage… celle sur laquelle a fait escale leur croisière Concordia. On leur reproche de refuser de sacrifier leur train de vie. Ils sont devenus les boucs émissaires du ressentiment. Ils veulent qu’on leur serve leur retraite mais, contaminés par l’hédonisme de Mai 68 servi par la contraception et avortement, ils n’ont pas eu suffisamment d’enfants hier, et il n’y a donc plus de cotisants aujourd’hui. Sauf que les générations actuelles qui leur en font le reproche en ont encore moins… puisque la natalité n’a jamais été aussi basse depuis 1945.

Division intrafamiliale

Puis on peut voir les choses tout à fait différemment : si le retraité bashing était un piège tendu par le gouvernement ?

Tout d’abord, il n’y a pas plus de Boomeristan que de Jeunistan : alors que l’amalgame est dénoncé pour tous les autres segments de population, pourquoi celui-là serait-il essentialisé ? Non, tous les retraités ne sont pas riches, loin s’en faut ; certains n’osent même pas changer leurs lunettes ou se rendre chez le dentiste. Que dire, notamment - angle mort du féminisme -, des mères qui, au détriment de leur carrière, ont élevé des enfants et ne peuvent prétendre maintenant qu’à une pension de retraite exsangue ? Leur progéniture est active, cotise... mais ce sont d'autres qu'elles qui en profitent.

Ensuite, quel que soit leur train de vie, ces retraités n’ont pas triché ni tiré au flanc, ils ont joué le jeu, en un temps où l’on travaillait plus : n’existaient, à l'époque, ni RTT ni 35 heures. C’est sur ces 39 heures qu’ont été calculées leurs propres cotisations.

Par ailleurs, pour le gouvernement, ce retraité bashing est tout bénéfice. Dans le discours sur le budget du Premier ministre, il n’a nullement été question d’immigration, mais beaucoup des retraités. Parmi les annonces, deux touchent les retraites : « l’année blanche » sur les pensions et la fin de l’abattement fiscal, remplacé par un forfait annuel.

« On sait que [les retraités] peuvent amortir cette baisse de revenus grâce à leur épargne, et on a besoin de demander des efforts à ceux qui épargnent », commente, dans La Croix, l’économiste François Langot. Nous y sommes, le mot est lâché : le gouvernement a trouvé un gisement de cette fameuse « épargne des Français » autour de laquelle il tourne depuis des mois. On le voit presque se frotter les mains. Il est pourtant bien normal, et même souhaitable, que les retraités épargnent, puisqu’ils ne peuvent plus emprunter. Rajoutons que ce bas de laine est aussi un amortisseur pour leurs enfants, qu’ils peuvent aider en cas de coup dur. Cet argent qu’on leur aura extorqué, ira-t-il à la génération de leurs enfants ? Rien n’est moins sûr. Ce transfert façon vase communicant pourrait se concevoir dans un petit pays fermé par des frontières protectrices, mais dans le tonneau des Danaïdes qu’est devenue une France ouverte à tous vents, cette somme ainsi collectée sera aspirée par le trou noir de la redistribution, à destination de populations allochtones arrivant à flux continu sur notre sol et auxquelles on répète toute la sainte journée que nous avons collectivement à leur endroit une dette éternelle.

Ruiner Bernard et Chantal ne va pas enrichir Nicolas. C’est la famille entière — que le gouvernement aura, en sus, réussi à diviser en attisant la rancœur — qui va faire banqueroute, dans l’incapacité de s’entraider. En plus de contrevenir au respect naturel que l’on doit à ses parents et grands-parents, le retraité bashing est un leurre mortifère.

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Gabrielle Cluzel
Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

128 commentaires

  1. Cibles faciles en effet et sur tous les plans, plus facile que de cibler les vrais problèmes en France et ceux dont la présence nous coute un pognon de dingue

  2. Euh … c’était pas 39 heures mais 40 voire plus …
    Pour ce qui me concerne (77 ans) je n’ai jamais imaginé voter pour Macron pour une simple et bonne raison : sorti de la glorieuse équipe de Culbuto 1er, dit « le président normal », il ne fallait pas être grand clerc pour imaginer que ce type allait redresser notre pauvre pays

  3. dans ma vie professionnelle, j’ai négocié de nombreux accords de réduction de la durée du travail dans beaucoup de professions; j’ai commencé mon activité en 1969; souvent les horaires dans l’industrie étaient de 54 h par semaine de 6 jours de 9 h soit 2592h par an (54hx48 semaines car 4 sem de CP), puis ces horaires sont progressivement descendus à 52 h puis 48 h et 45 h jusqu’aux années 1980; on retrouvait les 40h dans l’administration principalement
    Les réductions à 39h puis 35 h / semaine et la 5ème semaine de congés sont venus avec les socialistes (1981) la durée annuelle de travail est alors de 35 x 47 (car 5 semaines de CP)= 1645 h soit 947 h de moins par an; si je prends le salarié qui faisait 45h/ sem ce qui était très répandu, j’obtiens 2205 heures par an
    Si je prends l’exemple d’un salarié embauché en 1975 en faisant 45 h jusqu’à l’arrivée de la loi sur les 39 h
    1982 , il aura ensuite accompli 1833h par an, avec la loi Aubry de 2002, nous arrivons à 1645 h par an
    Ainsi mon salarié embauché en Janvier 1975 aura travaillé:
    2205×7 ans+ 1833x20ans = 52095 h de travail en 27 semaines
    Prenons à présent le salarié embauché en 2002 sur la base de 35h/ semaine , il travaillera pendant ses 27 premières années : 27×1645 = 44415 h soit un écart avec celui qui a commencé en 1975 de
    52095- 44415 = 7680 h soit , si je divise 7680 par l’horaire annuel de 1645, j’obtiens 4 ans, 67 ans d’années de travail en plus pour celui qui a travaillé en 1975 sur la base de 45 h!!!!!
    J’ai limité mon calcul à 27 ans, l’écart serait bien plus important si j’avais pris le salarié de la métallurge qui faisant plus de 50h /semaine Alors, de grâce, cessons de mettre en cause les retraités, commençons par travailler

  4. Les retraités, la nouvelle catégorie de population devenue la cible du moment de ceux qui ont besoin de diviser la société pour faire oublier qu’ils sont, eux, les premiers responsables de tous les maux qui l’accablent. Ces gens, nos gouvernants, ont constamment besoin de boucs émissaires pour détourner l’attention du public des effets délétères de leur politiques désastreuses. Si notre pays va mal, c’est forcément à cause des Gilets Jaunes, des non-vaccinés, des partisans de la paix en Ukraine, des fascistes qui votent RN, des chômeurs, des retraités, des malades qui coutent cher à la sécurité sociale, de ceux qui roulent en diesel et fument des clopes ou arrosent leurs potagers en été etc. etc. Les Français n’en peuvent plus et nos dirigeants le savent. Ils s’ingénient donc à créer des leurres sur lesquels les gens peuvent facilement se défouler au lieu de demander des comptes au gouvernement. Malheureusement, cette stratégie fonctionne. Les castors du « rempart républicain » en sont la meilleure preuve.

  5. Bien vu, Gabrielle ! Je rajoute que perso retraitée de fraîche date, j’ai 65 ans, il y a belle lurette que je ne vote plus pour le centre ou la gauche ! Et en ce qui concerne mon épargne, je la prévois pour payer l’EHPAD quand ça viendra! A 3,4000 euros par mois, ça va vite fondre!

  6. Chère G.Cluzel, je suis un de ces retraités moyens , ancien petit patron, AC jeune engagé…C’est effectivement eux qui en grande majorité l’ont élu et réélu surtout. Je ne les plains pas. Ils ont et auront ce qu’ils méritent, l’ayant cherché . Je ne suis pas de gauche bien sûr…

  7. Pour Jef, 8h34.
    Il est faux de dire que les retraités ont voté « massivement » macron en 2024.
    Le taux d’abstention très élevé, autour de 50%, témoigne du rejet exprimé pour le suffrage universel par les Français découragés, ecœurés, anéantis par la macronie, ce qui fausse le résultat qui devient en faveur des «centres ».
    Chez les 70 ans et plus, 29% ont voté RN et 32% macron. Une masse ?
    Ils ont été 18% à voter gluxman PS-LFI et 14% à voter LR sans Ciotti.
    On notera encore que parmi les 32% d’anciens à voter macron, une majorité étaient des femmes, majoritaires chez les retraités. Et ces femmes ont voté « Brigitte », suivant en cela les consignes des journaux féminins, sans option politique consciente.

    • Vote à bulletin secret, alors comment savoir « officiellement » que X% ont voté machine et X autres % machine ? Ne serait-ce participer à l’enfumage général que de donner du crédit à ce qu’avancent les médias ? Mais le fait est que l’abstention, les abstentionnistes ont largement contribué au succès de Marcon et c’est navrant, mais bien révélateur du niveau de déresponsabilisation atteint.

      • Widget, C’est le principe même des sondages: les échantillonnages par villes sont consolidés pour donner « LE » chiffre. Il y a une marge d’erreur lorsque l’on interroge sur le vote individuel – résistance et parfois mensonge. Les politiciens et les journaleux utilisent massivement cet outil de manipulation des opinions, je vous l’accorde, mais nous n’avons que ces « fourchettes », s’agissant de la participation aux scrutins.
        Quant à l’abstention… le civisme citoyen n’est plus ce qu’il était!
        À la décharge des franchouillards abstentionnistes, les provocations-diversions permanentes de macron, ses dérives de pouvoir personnel, le chaos de guerre civile qu’il entretient avec sa caste y sont pour beaucoup. Amicalement.

      • Ils vont vous répondre (et vous avez raison) que ce sont les sondages et bla bla bla
        Perso jamais eu de sondage téléphonique et de toute façon je n’aurai pas donné mes opinions politiques à des gens que je ne connais pas
        Quand aux machines électroniques, aucune confiance et dans ma commune il y en a, ça a commencé avant les présidentielles Hollande/Sarkozy, pour dire !!!

    • Je partage votre avis..le vote est a bulletins secrets.Donc a moins de mettre des caméras dans les isolants,je ne vois pas comment on peut être aussi affirmatif! Il s’agit certainement de « sondages « , et on connaît la valeur de ces  » estimations..Coluche disait  » si voter servaitca quelque chose,ce serait interdit depuis longtemps..mais aussi,avec les sondages,on l’a toujours un œuvre quelque part ( lui le disait de façon plus  » imagee »)

  8. J’ai 84 ans et n’ai jamais voté pour la gauche, ni le centre, ni Macron. J’en ai marre d’entendre que ce sont les retraités qui ont fait élire Macron. Faudrait parfois rappeler que les gens de mon âge travaillaient plus de 40 heures par semaine (moi45) et que ce sont eux qui ont relevé la France après la guerre. Tous ces jeunes morveux qui n’arrêtent pas de dire que les vieux se sont enrichis et que eux payent leur retraite feraient bien de réviser l’histoire départ 1945. Si ils sont soi disant riches, c’est par leur travail, ils n’ont rien pris à personne ! 3 à 4 semaines de congés, pas de rtt etc. Au lieu de baver sur eux, relevez vous les manches.

    • Très bien dit, beaucoup a l’heure actuel ne veulent que des droits, il faudrait qu’il sachent qu’il ont aussi des devoirs.

    • Parfaitement d’accord (j’ai 10 ans de moins)
      J’aimerais bien que tout ce ‘beau monde » n’oublie pas que c’est notre génération qui a fait la FRance (la SS, le chomage, les caisses de retraite votre cette folie des 35 heures, tous ces trucs sociaux sur lesquels ces jeunes « cons » vivent aujourd’hui plutôt que de bosser
      Quand on leur a laissé les clefs et les caisses, moi je ne vois qu’une chose : ils n’ont su que tout dévoyer et ils ont cramés les caisses
      je n’ai jamais voté à gauche de toute ma vie et certainement pas pour ce freluquet de macron

  9. Merci pour votre article, je suis né en 1946 et on nous montre du doigt sans cesse c’est démoralisant. Et oui on a aidé nos enfants, puis gardé les petits enfants, on aide aux travaux chez les enfants et participons aux frais de ces travaux Aujourd’hui nous sommes peut-être à la veille d’être obligé d’aller en EPADH et qui va payer…. nos économies 2300€ par personne et oui ça sert aussi à cela les économies, car s’il n’y a pas d’économies c’est la communauté qui paie. Nous avons commencé à travailler en 1960 avec 60 heures par semaines 3 semaines de congés payés par an peu de protection sociale, on était loin des 35 h, des 5 semaines de congés, et d’un assistanat qui plombe tout par ceux qui en profitent et qui critiquent ces méchants retraités. Nous avons économisé pour avoir une petite maison dont nous profitons, et aujourd’hui on vient nous reprocher d’avoir trop de pièces à vivre qui nous on servi à élever nos enfant et aujourd’hui à recevoir nos petits enfants. Où en est la morale dans tout cela, les jeunes vivent dans un confort que nous ne connaissions pas, la plupart commencent à travailler à 21 voir 22 ans, autrefois c’était 14 ans soit 8 années de travail en moins, donc la solution effectivement c’est de plumer les retraités.

    • J’ai commencé a travailler a 17 ans et pris ma retraite a 63 ans. A l’heure actuel ils veulent tout sans rien foutre mais désolé l’argent ne pousse pas dans les jardins des retraités.

  10. Cet article de Madame Clauzel, non seulement vise juste, mais de plus, souligne la bêtise ambiante créée et entretenue par ces gouvernements de casseroles dont il est urgent de se débarrasser. J’ajoute, que sans nous, qui avons travaillés souvent deux fois les 35 heures actuelle par semaine, le pays serait mort depuis longtemps, et ceux qui nous accusent avec.

  11. Merci Gabrielle, vous êtes toujours au fait de la réalité; cependant, votre assertion sur fait que le sieur Macron doit en grande partie son élection aux personnes âgées, me semble erronée, mon entourage et moi-même avons de suite eut de l’aversion pour ce jeune homme, vendu comme un paquet de lessive, les « fautifs ! » sont davantage les trentenaires imbus de leurs petites personnes, ouverts au monde, non à tout le monde près de chez eux ! (j’en connais) maintenant que la réalité apparaît, il est plus aisé de faire porter le poids de cet irresponsabilité sur les anciens.

    • En effet on accuse les boomers  » d’avoir voté pour lui, pas dans mon entourage en tous cas !!!
      Ce sont surtout les privilégiés de tout âge qui ont voté pour lui

  12. Le bilan sociétal de la ‘Macronie’ n’a d’égal que ses bilans économique et financier. La famille est décomposée, les plus jeunes éprouvent de la haine pour leurs aînés tout en rejetant les enfants . Le pays n’est plus sous contrôle. Depuis 2018, Bernard et Chantal paient une CSG majorée au titre de la solidarité intergénérationnelle, et cela pour rien. Les Nicolas ont raison de se révolter, il faut les comprendre, mais ils se trompent de cible, car les vieux de nos jours ont été des Nicolas et ils le sont parfois toujours. Il faut cesser ces haines internes qui nous divisent. Les vrais problèmes sont la drogue, l’immigration de masse, la justice, la sécurité et d’une manière générale E Macron et ses affidés.

  13. « Ruiner Bernard et Chantal ne va pas enrichir Nicolas. C’est la famille entière — que le gouvernement aura en sus réussi à diviser en attisant la rancœur — qui va faire banqueroute, dans l’incapacité de s’entraider. En plus de contrevenir au respect naturel que l’on doit à ses parents et grands-parents, le retraité bashing est un leurre mortifère. »

    Tellement vrai!

    Merci pour cet article qui remet les pendules à l’heure!
    Ce sont Bernard et Chantal qui ont payés lorsqu’ils avaient l âge de Nicolas et Pimprenelle, ce pour leurs parents, qui eux , ont été les premiers à payer pour les leurs (première génération qui ont payé des cotisations pour cette idiotie de retraite par répartition)

    Il est clair que si l’Etat nous prend nos économies, on fera comment pour donner l’apport personnel nécessaire à l’emprunt de nos enfants, pour les aider à payer leurs traites, les aider à payer quelques travaux devenus nécessaires selon les escrologistes… ou offrir des vacances aux enfants de Nicolas!
    D’autant que, une fois ces économies parties, ce sera à Nicolas et Pimprenelle de payer pour notre vieillesse (EHPAD ou Foyer résidence), puisque ces économies, faites pour payer nos frais de « vieux » n’existera plus.

    • absolument – aider les enfants ou petis-enfants à survivre est une chose mais leur éviter de payer notre EPADH c’est important aussi.
      etant fille unique, j’ai payé 2 700 € par mois l’EPADH de ma mère qui vient de décédée à 96 ans. Toutes mes économies, prévue pour mon EPADH, y sont passées
      alors nos grands penseurs, plutôt que de voir à court terme, il ferait bien enfin de réfléchir, s’ils en sont capables (j’ai les plus grands doutes). Les économies que nous faisons c’est pour tenter de nous assurer une vieillesse à peu près digne. sans être un poids pour nos « nicolas » qui travaille, on eux mêmes leur famille et qu’on ne veut pas voir exploser à cause du poid de notre vieillesse
      je rappelle que nous on a payé des vignettes auto pendant des années – c’était soi-disant pour les vieux ! alors il est passé l’argent ?

  14. Le matraquage (bashing en franglais) des retraités … et des retraites est une constante depuis Mitterrand.
    Passage de 65 à 60 ans alors que la durée de vie a gagné cinq ans dans la même période, c’était faire perdre 30% aux futurs retraités. Ajouté à cela la désindustrialisation massive de la France, et des cotisations en baisse de 30%, processus lié au chômage de masse (30% des actifs sont sans travail. 5 millions de personnes sans travail pour 2,5 millions de chômeurs « déclarés », la faillite était prévisible.
    La France nouveau Cuba pour les venus d’ailleurs, friqués ou clandos…on peut supposer que c’est ce que l’Europe avait prévu pour la France et que macron réalise.
    Une France de « services », qui ne produit plus aucune richesse et devient, de fait liée aux banques usurières -prêteuse.
    On attendait un sursaut en 2024 et l’on a eu l’alliance macron-attal- LR- LFI contre LePen, ou, en le disant autrement, l’alliance des mondialistes contre le Rassemblement d’Union Nationale.
    Macron, vomi par 85% des Français est encore là!
    La suite en 2026-2027! Avec la réforme des retraites enfin engagée!

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