Deux Algériens en situation irrégulière ont été interpellés, lundi dernier, à Paris, après avoir été reconnus par une policière hors service. Ils étaient recherchés depuis plusieurs jours. Les deux hommes sont accusés d’avoir cambriolé puis violé une retraitée de 69 ans à son domicile, à Palaiseau (Essonne), la semaine dernière. Ils ont été mis en examen et écroués, relate le site Actu17.

Violée sous la menace d’un couteau

Dans la nuit du 20 au 21 mai dernier, à Palaiseau (91), deux hommes se sont introduits dans la maison d’une dame âgée de 69 ans. L’un d’eux, armé d’un couteau, l’a menacée avant de la violer. « La victime aurait ensuite été obligée de supplier les deux agresseurs pour ne pas que le second individu la viole à son tour », précise une source proche de l’enquête. Les deux agresseurs ont finalement pris la fuite, emportant un téléphone, une tablette tactile, des bijoux et un sac à dos. Le violeur s’étant coupé avec son couteau dans la maison « a laissé du sang sur place mais aussi sur tout le trajet de leur fuite, jusqu’à la gare RER de Massy-Palaiseau », ajoute cette même source.

Par l’intermédiaire des vidéosurveillances de la gare et grâce au logiciel de reconnaissance faciale du fichier de traitement des antécédents judiciaires (TAJ), l’ du mis en cause blessé à la main a été trouvée : un ressortissant algérien de 21 ans, déjà connu des services de police. Son complice, âgé de 19 ans, est également un Algérien clandestin.

L’enquête a porté ses fruits rapidement. C’est une policière hors service, affectée à la brigade des réseaux ferrés (BRF), qui les a repérés, le lundi 25 mai, à la gare Montparnasse (XIVe), et fait interpeller par les agents de la sûreté ferroviaire (SUGE).

Deux algériens entrés illégalement en France par l’

Durant sa garde à vue, l’auteur présumé du est passé aux aveux et aurait reconnu l’ensemble des faits. Il aurait affirmé avoir agi avec son complice, alors qu’il était « dans un état second ».

Les deux hommes ont aussi déclaré qu’ils étaient entrés en France illégalement, il y a une dizaine de mois, en passant par l’Espagne. Le violeur présumé faisait déjà l’objet d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Par ailleurs, les deux suspects seraient impliqués dans de nombreuses autres affaires depuis leur arrivée en France, souligne cette même source.

Déférés, ils ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Quant à la victime, choquée et blessée, elle a été transportée à l’hôpital où elle s’est vu attribuer 21 jours d’incapacité totale de travail (ITT).

30 mai 2021

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