Le président russe Vladimir a proposé, jeudi, à son homologue américain Joe Biden « une discussion » diffusée en direct dans les jours qui viennent, en réponse aux accusations de Joe Biden qui l’avait qualifié de « tueur », lors d’une interview télévisée, le 17 mars, et ajoutant même vouloir faire « payer » au président russe son ingérence dans les de 2016 et 2020.

« Des relations déjà excessivement conflictuelles »

Ces propos ont été qualifiés d’« insulte » aux Russes et d’« attaque » contre son pays par le président de la chambre basse du Parlement russe, Viatcheslav Volodine. Quelques heures plus tard, Moscou a rappelé son ambassadeur aux États-Unis pour des consultations sur l’avenir de la relation russo-américaine, plongée dans « l’impasse ». Selon l’ambassade russe à Washington, les « déclarations irréfléchies de responsables américains risquent d’entraîner l’effondrement de relations déjà excessivement conflictuelles ».

« C’est celui qui dit qui l’est ! » ironise Poutine

C’est le début d’une escalade verbale. Vladimir Poutine réplique au président américain sur le ton de l’ironie, « C’est celui qui dit qui l’est ! » Puis il annonce vouloir « poursuivre cette discussion » en direct, « en ligne comme on dit » et « sans délai », vendredi ou lundi. Le président russe a assuré qu’il allait « donner l’ordre au ministère des Affaires étrangères » d’initier cette rencontre virtuelle.

Pour l’heure, le président américain n’a pas réagi à la proposition de Vladimir Poutine.

19 mars 2021

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