En gare Montparnasse, l’heure est aux grands départs. Depuis jeudi soir, on assiste à une ruée vers des trains bondés. Les quais se remplissent et les panneaux affichent « complet ». Dès l’annonce de Jean , les places dans les TGV ont été réservées en moins de deux heures et « les rares billets encore disponibles ont vite atteint le plafond de 111 euros en seconde classe », indiquait 1, ce vendredi matin. Dès jeudi, dans la soirée, l’afflux de Franciliens arrivait en Bretagne, et vendredi, les TGV au départ en direction de Brest, Vannes, Saint-Malo et Quimper ne peuvent plus accueillir de nouveaux passagers.

L’Occitanie et la Nouvelle-Aquitaine se préparent également à accueillir les nouveaux arrivants : les Paris-, Paris-Montpellier et Paris-Bordeaux n’affichent pratiquement plus de places ou à des prix exorbitants. Point de gilets jaunes sur les quais, ce phénomène reste l’apanage des , ou privilégiés rejoignant leurs quartiers d’été, mais bien des gilets rouges mobilisés par la SNCF pour faire face à cet afflux de voyageurs. Les prix ont rapidement flambé, également, sur les sites de réservation de billets d’avion.

Cet exode est à double tranchant. En offrant une bulle d’oxygène nécessaire à ces Franciliens « au bout de leurs forces », selon le psychiatre Serge Hefez, sur Europe 1, cette fuite au vert ou à la mer, vers des zones où le virus circule peu, risque vraisemblablement de contaminer les régions dont les services hospitaliers ne sont pas encore saturés. Mais que faire ? L’interdiction des déplacements interrégionaux pour les 16 départements a été annoncée par le gouvernement, elle entre en vigueur vendredi à minuit. Ce qui laisse encore le temps à quelques chanceux d’arriver à circuler avant l’heure du couperet. Les autres condamnés à rester confinés apprécieront cette une de Libé :

19 mars 2021

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