Les de Saint-Denis et Bobigny ont fait part de leur regret de ne pouvoir mettre à disposition de la communauté musulmane des lieux publics, notamment extérieurs, pour fêter aïd el-fitr, ce jeudi 13 mai, relate Le Parisien.

 

Les rassemblements dans les stades ou les salles communales non autorisés pour la célébration de l’aïd el-fitr

Fêter hors des lieux de culte est interdit, cette année. Récemment, le ministère de l’Intérieur a demandé à ses services de s’assurer que les rassemblements dans les stades ou les salles communales ne soient pas autorisés pour la célébration de l’aïd el-fitr, la rupture du jeûne du ramadan, en raison du contexte sanitaire liée au Covid-19. « Aucune mise à disposition d’établissements recevant du public non destiné à l’exercice du culte, comme les gymnases, les stades ou les sites en plein air, ne sera permise », précise la préfecture.

 

Une interdiction critiquée, entre autres, par Mathieu Hanotin, le maire (PS) de Saint-Denis, et Abdel Sadi, celui (PCF) de Bobigny. Dans un courrier envoyé à Gérald Darmanin, Mathieu Hanotin dénonce une décision « lourde de conséquences » car plusieurs mosquées sont en travaux et ne sont donc pas accessibles au public. Selon lui, « ces fermetures motivées pour des raisons techniques handicapent déjà fortement la pratique cultuelle des citoyens de confession musulmane. Il va sans dire que ce problème s’amplifie considérablement concernant une fête religieuse aussi importante que l’aïd el-fitr. »

De son côté, le maire de Bobigny Abdel Sadi « regrette que le gouvernement ait fait le choix de l’interdiction pure et simple des rassemblements cultuels ».

 

« On ressent une injustice »

Le porte-parole de l’Association de la grande mosquée de Saint-Denis Hakim Rebiha estime qu’« il y a deux poids deux mesures pour les règles appliquées dans les espaces extérieurs. Les manifestations syndicales sont déjà autorisées dans les rues, sans jauge, ni même distanciations sociales ! »

Et il rappelle que la de minuit a été maintenue pour les chrétiens, le 24 décembre. « On a demandé la même tolérance pour la nuit du 26e au 27e jour du ramadan. Elle nous a été refusée, alors, on ressent une injustice. »

13 mai 2021

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