Mardi soir, une centaine de fidèles récitant des « Je vous salue Marie » se sont réunis autour de l’église Notre-Dame-de-Bon-Port, à Nantes (Loire-Atlantique). Ils protestent contre la venue de Anna von Hausswolff. Dans l'un de ses titres, l’artiste, d’origine suédoise, évoluant sur la scène post-metal et rock alternatif, répète sept fois « Je fais l’amour avec le démon » (Pills, 2010).

 

L’artiste a finalement pris la décision de ne pas se produire dans l’église afin de ne pas provoquer de tension. Le diocèse de Nantes avait initialement autorisé la tenue de ce concert au sein de l’édifice dont il est affectataire. Un fidèle, présent ce soir-là, ne cache pas son incompréhension : « Une église diocésaine est exclusivement réservée au culte. Anna von Hausswolff peut se produire où elle veut et quand elle veut, mais pas dans un édifice où l'on va à la messe le dimanche ! »

Il témoigne : « Nous nous sommes positionnés sur les cinq portes de la basilique. Nous avons chanté. Les forces de l’ordre ont vite compris que nous n’étions pas là pour perturber l’ordre public mais que nous voulions simplement faire respecter la sacralité du lieu. »

La police n’a procédé à aucune interpellation. « Une fois l’annulation du concert communiquée, nous sommes partis calmement, poursuit ce fidèle. La police nous a conseillé de quitter les lieux en groupe, puisqu’il était fait état d’antifas qui voulaient en découdre avec nous. »

Le profil des manifestants catholiques, selon notre témoin, était peu militant : « Nous étions une centaine de jeunes fidèles catholiques, pour certains habitués de cette paroisse. »

Le lendemain, mercredi 8 novembre, le curé de la paroisse Saint-Eustache prend la décision de déprogrammer le concert prévu dans son église du premier arrondissement de Paris : « Je craignais des troubles à l'ordre public après les images d'hier à Nantes, explique le père Yves Trocheris. Affectataire du lieu, je ne pouvais pas prendre un tel risque », déclare-t-il auprès de Boulevard Voltaire.

 

https://twitter.com/BVoltaire/status/1468632152409530375?s=20

 

« C’était un concert d’orgue sans paroles » justifie le religieux, quant à la décision d’avoir accepté la programmation préalablement.

En juin 2021, la même église Saint-Eustache a accueilli le chanteur compositeur Eddy de Pretto dans le cadre des Piano Days. L’artiste en vogue dans les milieux LGBT avait notifié, dans une story Instagram : « Si vous voulez m’entendre chanter sodomite dans une église, c’est en swipe. »

8 décembre 2021

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