Dernière de l’UE en maths, l’école formera pourtant tous ses cadres au LGBT+

Aurore Bergé annonce la formation des cadres de l'Éducation nationale à la lutte contre les discriminations anti-LGBT+.
Capture écran France Info TV
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Former l'intégralité des cadres de l'Éducation nationale à la lutte contre les discriminations anti-LGBT+. C'est l'une des mesures phares du Plan national pour l'égalité, contre la haine et les discriminations anti-LGBTI+ 2026-2029 présenté par le ministre chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé. Recteurs, inspecteurs, chefs d'établissement et directeurs d'école suivront une formation spécifique, intégrée à leur parcours initial puis à leur formation continue. À partir de la rentrée 2027, un vade-mecum sera également diffusé dans les établissements afin d'aider les personnels à prévenir et traiter les situations de discrimination et de harcèlement visant les élèves LGBT+.

L'objectif affiché est clair : mieux protéger les élèves concernés. Une ambition qui ne prête guère à contestation. Mais une autre question se pose : est-ce, aujourd'hui, la priorité de l'Éducation nationale ?

Une école qui décroche

Les derniers classements internationaux dressent un constat sévère. Selon l'enquête TIMSS 2023, les élèves français de CM1 se classent 42es sur 58 pays en mathématiques, ce qui place la France au dernier rang des pays de l'Union européenne. L'étude PISA 2022 de l'OCDE confirme cette tendance : en quatre ans, les élèves français ont perdu 21 points en mathématiques, passant de 495 à 474 points. À ces difficultés s'ajoutent un niveau de lecture en recul et des inégalités scolaires qui demeurent parmi les plus fortes des pays développés.

Au regard de ces résultats alarmants, fallait-il faire de la formation des cadres la nouvelle priorité de l'Éducation nationale ? D'autant que ces campagnes de sensibilisation, loin d'être gratuites, alimentent un marché de plusieurs millions d'euros au bénéfice de cabinets spécialisés dans l'égalité et la lutte contre les discriminations.

Un marché public à plusieurs millions d'euros

Le précédent existe déjà. En 2023, la Direction générale de l'administration et de la fonction publique (DGAFP) a attribué un accord-cadre interministériel d'un montant maximal de 2.572.800 euros sur quatre ans à un groupement piloté par Égaé, le cabinet fondé par la militante féministe Caroline De Haas. Ce marché permet aux administrations de commander directement des formations sur l'égalité professionnelle, les discriminations, les violences sexistes et sexuelles ou encore le harcèlement.

Le ministère n'a pas indiqué si les futures formations de l'Éducation nationale s'appuieraient sur cet accord-cadre ou feraient l'objet d'un nouvel appel d'offres. Sollicité par Boulevard Voltaire, le cabinet d'Aurore Bergé n'avait pas répondu à notre question au moment de la publication de cet article.

Si Égaé est devenu l'un des principaux acteurs de ce secteur, le cabinet est également au cœur de plusieurs controverses. Mandaté par Télérama pour conduire une enquête interne sur des accusations de harcèlement sexuel, il s'est retrouvé indirectement sous le feu des critiques lorsque le conseil de prud'hommes de Paris a jugé, en 2024, sans cause réelle et sérieuse le licenciement d'un ancien cadre de l'hebdomadaire intervenu à l'issue de cette procédure. Plus récemment, son intervention dans le recueil des témoignages concernant l'abbé Pierre a également suscité des interrogations sur les méthodes employées dans ce type d'enquêtes privées.

La priorité est-elle la bonne ?

Au-delà du seul cas d'Égaé, c'est la multiplication de ces formations qui interroge. Car chaque nouvelle obligation de formation entraîne le recours à des prestataires spécialisés et, par conséquent, l'ouverture de nouveaux marchés publics. C'est précisément cette hiérarchie des priorités que l'annonce d'Aurore Bergé remet aujourd'hui sur la table.

Personne ne conteste la nécessité de lutter contre les discriminations. Mais alors que la France peine, déjà, à faire progresser ses élèves dans les savoirs fondamentaux, le gouvernement choisit, aujourd'hui, de consacrer une nouvelle campagne nationale à la formation de ses cadres. Dans ces conditions, une question demeure : l'urgence est-elle, aujourd'hui, de former davantage les cadres aux discriminations LGBT+... ou de faire remonter le niveau des élèves ?

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Yann Montero
Journaliste Boulevard Voltaire

Vos commentaires

95 commentaires

  1. On avait culte de la personnalité, culte du régime, mainmise sur l’information, et maintenant on optimise l’abrutissement et l’embrigadement de la jeunesse… Ça commence sérieusement à ressembler à la définition d’un régime totalitaire, non?

  2. Et une connerie d e plus. fruit d’un travail « harassant » du conseil des ministres. Pendant ce temps nos élèves subissent une formation dont les résultats sont pitoyables sans que rien ne change si ce n’est des divagations arc en ciel. Avec de tels résultats que sera notre pays dans 20 ans.

  3. Au-delà des maths, ce sont toutes les matières qui péchent. Combien arrivent en 6ème sans maîtriser lecture, écriture et calcul ? Combien de points faut-il ajouter pour que les lycéens atteignent la moyenne pour décrocher le Bac ?
    Donc en plus de l’EVARS on va former les profs aux discriminations Lgbtetcetc….déjà que leur absentéisme est important, on ajoute une formation supplémentaire.
    Pourquoi alors ne pas créer un Bac woke, ça simplifierait les cours ? Ça permettrait la jeunesse à entrer dans l’industrie woke, le commerce woke, l’agriculture woke, l’artisanat woke, l’armée woke et les pompiers woke qui iront combattre les feux de forêts déguisés en………

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