Editoriaux - Médias - Musique - Tribune - 3 juillet 2018

Défilé du 14 Juillet : who will be the guest of honor ?

Avant la marche au pas, au son des fanfares militaires, je reviens un instant sur une célébration récente qui a connu de puissants échos sur les réseaux sociaux saturés de bits intempestifs…

La fête de la Musique célébrée à l’Élysée fut un concentré d’anglicismes frivoles et très colorés à la sauce électro-LGBT. La vedette de cette burlesque performance apparut sous les traits originaux d’un certain Kiddy Smile – Pierre Hache, pour l’état civil – dont les médias spécialisés, voire dévots, nous apprennent qu’il est la coqueluche – ouf, en français dans le texte ! – de la « scène house » et du « voguing » – Consultez les sites spécialisés ou branchés pour un décryptage compréhensible, en français.

C’est sans doute ce qui a séduit le couple élyséen, probablement conseillé par les proches collaborateurs et amis de la première heure, adeptes des modernités socio-musicales issues de la diversité nationale, à moins que ce ne soit le célèbre Jack Lang soi-même.

La pitoyable image envoyée du perron élyséen avec des protagonistes qui recourent quasi exclusivement à l’anglais pour marquer leur modernité et asseoir leur postérité a précédé le prochain rendez-vous important qu’est la fête nationale du 14 Juillet.

Et alors, pour le citoyen plus traditionnel, se pose la question cruciale. Quel sera l’invité d’honneur pour cette célébration typiquement républicaine, marquée ordinairement d’une certaine ferveur populaire ?

Seront-ce les Bleus, si la prédiction présidentielle se confirme ? Ils auraient déjà fortement animé le sentiment tricolore et exacerbé l’enthousiasme général avec ce grand défi ! Les parements divers et pittoresques des supporteurs pourraient alors être judicieusement ressortis à l’occasion et égayer une cérémonie un peu stricte.

Hélas, en finale, il n’y a qu’un seul vainqueur. Et si le malheur de la défaite s’abat sur le pays, craignons une désertion des Champs-Élysées ou, pire, des manifestations de citoyens déçus, voire des Black Blocs toujours à l’affût de mauvais coups, contre un Président de très mauvais augure !

L’alternative, pour maintenir la haute tenue du cérémonial, serait encore l’invité d’une grande puissance amie. Pas possible avec les États-Unis, déjà conviés en 2017. Et l’amitié d’alors s’est un tantinet émoussée depuis.

Trop tôt, encore, pour Poutine, quoique l’audace d’une telle initiative ne manquerait pas de panache.

Demeure donc ce qui est le plus prévisible avec le centenaire de la fin de la Grande Guerre : la participation des alliés de l’époque, ce qui devrait faire beaucoup de monde dans la tribune.

Et, justement, la Russie, à l’époque empire, qui fut avec nous – jusqu’en 1917 – face au Kaiser…

Mais aussi avec l’Allemagne, devenue amie, en dépit de sa rechute de 39 ?

À lire aussi

Dons des mécènes pour Notre-Dame : c’est l’État qui paye !

Contrairement à ce que prétendait le grand économiste et gestionnaire Hollande, quand l’Ét…