Deux mille ans d’histoire contemplent cette place forte médiévale, dont subsistent des traces de l’Antiquité. Le château de Septème (Isère), ancien château fort du XIVe siècle, vous ouvre ses portes pour des visites immersives ou secrètes. Remontez le temps jusqu’au Moyen Âge et participez à des ateliers de calligraphie ou de maniement des armes, écoutez l’histoire de la vie seigneuriale, tentez de vous évader de l’escape game. Quant aux plus chanceux, ils suivront le maître des lieux à la découverte des parties privées. À l’extérieur de ce site authentique, il faut flâner dans un parc classé de deux hectares et demi clos de remparts, admirer les jardins à la française et partir à la rencontre des paons.

Outre les loggias, le grand salon, le donjon, la tour, la cour ronde, le charme de cette demeure réside dans le fait qu’il n’est pas qu’un très beau musée, mais bien un château habité. Avec tout ce que cela implique. Rachetant la propriété à sa belle-famille, Benoît Deron a quitté Versailles, il y a deux ans, avec son épouse et leurs cinq enfants pour faire vivre le lieu toute l’année et accueillir de joyeuses cousinades l’été. Mais possède-t-on un château autant qu’il nous possède ? À cette question, l’hôte répond qu’il se sent investi d’une charge morale : « Quand je regarde le château, je regarde la toiture, les fenêtres, j’ai un regard d’amour et à la fois inquiet. Je vérifie l’état des arbres, le lierre sur les remparts… » Gestion administrative, communication de qualité déployée afin de créer de nouvelles envies et maintenir le lien pendant cette période de confinement, entretien du parc… « On fait beaucoup », confie-t-il. Pour autant, « c’est une grande satisfaction quand le soleil se couche sur le jardin à la française bien taillé, on a mal au dos, mais c’est magnifique ! »

Les enfants invitent des amis au château, ainsi ils se créent des souvenirs. « Si nous les préparons à la transmission, il faut que le site fasse partie de leur vie pour qu’ils puissent s’y attacher et, comme nous, suer sang et eau pour lui. Après, l’histoire leur appartient, il ne faut pas leur forcer la main », témoigne le père de famille.

La période de confinement est l’occasion de souffler un peu après ces deux années intenses, mais elle permet aussi de réfléchir à de nouveaux projets. « J’essaie de voir des opportunités dans les contraintes. Ces questions de confinement vont remettre en avant l’économie locale. J’aimerais créer un terrain de permaculture. Un château est ancré localement, il a ses racines profondes dans le territoire, peut-être peut-il offrir plus que des visites touristiques ? »

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