Du 1er au 12 novembre aura lieu, à Glasgow, la COP26 ou Conférence des parties, réunissant les représentants d’organisations écologistes et des États signataires de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et de l’accord de Paris. Ils doivent y réévaluer leurs engagements de réduction d’émission de gaz à effet de serre et faire, comme chaque année, de belles promesses. Cette année, dans le contexte de la crise énergétique que nous traversons, ces belles promesses ressemblent encore plus à un jeu de dupes.

En effet, le 9 septembre dernier, l’Australie annonçait qu’elle n’avait pas l’intention de fermer ses mines de charbon pour se plier au diktat de la COP26 et qu’elle voulait continuer d’exporter alors que la demande explose. Les exportations de charbon ont rapporté à ce pays 50 milliards de dollars en un an et elles permettent d’employer 50.000 personnes. Selon France24, le ministre de l’Industrie australien a même affirmé aux mineurs qu’ils avaient un engagement à long terme avec le gouvernement.

Comme la demande explose, les prix augmentent et, selon le journal Asia Times, ils ont quadruplé depuis septembre 2020. La demande vient des marchés chinois, indien, japonais, sud-coréen, américain et même européen. Il faut dire que la demande en électricité a progressé de 5 % en 2021, et malgré « le boom des énergies renouvelables » dont on ne cesse de nous parler, 63 % de l’électricité produite en vient du charbon quand, en Inde, cette proportion est de 72 %. L’article ajoute que les investissements dans les mines de charbon sont toujours des investissements à long terme sur 40 à 50 ans. Je vous laisse donc imaginer l’impact de notre « plan climat » voté en juillet et dont Richard Hanlet, dans ces colonnes, rappelait, dans un article récent, les conséquences lourdes qu’il aura sur notre économie et nos modes de vie.

Cette demande qui explose conduit le nouveau gouvernement de centre gauche norvégien à « continuer à développer son industrie pétrolière et gazière »selon l’agence Reuters. En France, depuis 2017, une loi interdit la délivrance de tout nouveau permis de recherche d’hydrocarbures. La Norvège aurait tort de se priver car, selon l’EIA [Agence d’information sur l’énergie, NDLR], la consommation d’énergie mondiale devrait augmenter de 50 %, d’ici 2050, portée par le développement des pays émergents, et avec un accroissement du recours aux énergies fossiles. Par exemple, toujours selon l’agence Reuters, le Vietnam (98 millions d’habitants) devrait doubler sa puissance installée en centrales à charbon d’ici 2030.

Pour revenir à la COP26, tout cela serait risible si des vies humaines n’étaient pas en jeu. En septembre dernier, la Chine avertissait John Kerry, le Monsieur Climat de Joe Biden, qu’elle ne s’engagerait dans une « coopération climatique » que si les USA levaient les sanctions sur certains dirigeants et ferment les yeux sur ses actions au Xinjiang, au Tibet et à Hong Kong. Si la Russie a déjà averti qu’elle ne participerait pas, pour le bien de l’humanité, je prierai donc pour que la en fasse de même.

30 octobre 2021

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