Le groupe terroriste a revendiqué, ce mardi 3 novembre, l’attaque en où quatre personnes ont été tuées, lundi soir.

Le communiqué du groupe terroriste revendique la fusillade meurtrière de Vienne par « soldat du califat ». Dans un texte, accompagné d’une photo de l’assaillant armé : un homme barbu désigné comme « Abu Dagnah Al-Albany », l’agence de propagande Amaq évoque « une attaque aux armes à feu menée hier (lundi) par un combattant de l’ dans la ville de Vienne ».

Il avait tenté de rejoindre la Syrie

Cette revendication permet de mieux cerner le profil et le parcours du terroriste, Kujtim Fejzulai, 20 ans, né à Mödling, au sud de Vienne. Il avait déjà tenté de rejoindre la Syrie pour s’enrôler au sein du groupe djihadiste et avait été condamné, en avril 2019, à 22 mois de prison mais libéré de manière anticipée. Les autorités autrichiennes avaient tenté de le déposséder de sa nationalité en vain, « faute de preuves sur la nature de ses activités ».

Le terroriste possédait également la nationalité de Macédoine du Nord, pays où sévit l’islam radical au sein de la minorité albanaise musulmane. Environ 150 ressortissants ont rejoint, entre 2012 et 2016, les rangs des islamistes pour combattre en Irak et en Syrie, selon l’AFP.

L’assaillant a « trompé » le programme de « déradicalisation »

Le ministre de l’Intérieur autrichien Karl Nehammer a expliqué que l’individu avait réussi à « tromper » le programme de « déradicalisation » et ceux qui étaient chargés de son suivi. « Il n’y avait pas de signes » laissant présager un tel passage à l’acte, a insisté le ministre. « Il est évident que l’assaillant, malgré tous les signes extérieurs d’intégration dans la société, faisait exactement le contraire » de ce qu’il voulait montrer en privé, a expliqué Karl Nehammer.

Abattu par la police, quelques minutes après avoir lancé son offensive meurtrière, Kujtim Fejzulai a été retrouvé avec la kalachnikov et la machette dont il s’était servi pour terroriser les passants, un pistolet et une ceinture d’explosifs factice. Dans son logement, les policiers ont trouvé des munitions et des livres de propagande de l’État islamique. Parallèlement, 18 autres lieux ont été perquisitionnés.

Deux Suisses de 18 et 24 ans ont également été arrêtés à Winterthour, près de Zurich, ce mardi, a annoncé la police, qui étudie leurs liens éventuels avec le terroriste.

3 novembre 2020

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