Cyclisme féminin et dopage : le profilage du soutien-gorge en question
Le Tour de France féminin a pris la route le 1er août, sur les bords du lac Léman : 1.175 km au départ de Lausanne, en Suisse ; arrivée le 9 août à Nice, après avoir traversé Franche-Comté, Bourgogne, Rhône-Alpes et Provence. 147 femmes ont pris le départ et ne vont pas tarder à gravir le mythique Ventoux sous la canicule. L’effort est plus que rude, alors les soupçons planent : n’y aurait-il pas tricherie ? Possible, répondent les autorités, et comme le diable se niche dans les détails, les inspecteurs ont décidé d’explorer les soutien-gorge.
Trop rebondi pour être honnête
C’était mardi, avant l’étape de Dijon contre-la-montre. L’UCI (Union cycliste internationale) a décidé de passer en revue les soutien-gorge des coureuses afin d’empêcher le port de rembourrage protecteur susceptible d’augmenter l’aérodynamisme. Les commissaires avaient prévenu : « Une attention particulière sera portée au respect de l’article 1.3.032 du règlement de l’UCI, visant les éléments non essentiels et les vêtements ou autres articles/accessoires portés par un coureur qui pourraient modifier la morphologie». Passer d’un petit bonnet A à un gros bonnet D ne serait donc pas qu’une question d’esthétique : augmentant la surface, la gorge pleine offrirait une moindre prise au vent.
Si les fins limiers de l’UCI ont décidé d’explorer les vestiaires, c’est parce que des tenues suspectes avaient été repérées lors des Jeux olympiques de Paris 2024 et lors du Tour d’Italie 2025. Un spécialiste en aérodynamisme l’a confié à la revue néerlandaise Weilerfits : « Ce n’est pas comme si cela permettait de gagner des dizaines de secondes lors d’un contre-la-montre, mais sur une étape de 20 à 30 kilomètres, cela peut faire gagner quelques secondes qui peuvent s’avérer décisives. »
Curieusement, en revanche, et pour autant qu’on sache, on n’a pas vérifié si des équipements suspects se cachaient aussi aux alentours de la selle. On imagine pourtant qu’un bon rembourrage du cuissard autour du fessier favorise aussi la répartition des flux d’air. Mais bon, ce n’est qu’une supputation.
Cherchez l’erreur…
Un champion de MMA, le Brésilien Allan Nascimento, est mort d’une « crise cardiaque pendant son sommeil », ce lundi. Il avait 34 ans et comptait 22 victoires pour 7 défaites, depuis le début de sa carrière. Combien de kilos de stéroïdes et autres cochonneries avait-il avalés, sachant que, dans son rapport de 2023, l'Agence française de lutte contre le dopage classait le MMA comme le sport le plus touché par ce fléau ? On apprenait d’ailleurs, dans ce même rapport, que les sports les plus contrôlés sont le rugby (à 15 et à 7), le cyclisme et l’athlétisme.
Revenons donc au cyclisme, lequel pâtit d’un lourd passé. Les années Armstrong ont laissé plus qu’un mauvais souvenir et nombreux sont ceux, aujourd’hui, qui se posent des questions sur la fusée Pogačar. Même sans soutien-gorge. Certes, les champions hors normes ont toujours existé, mais il est des profils qui semblent plus appartenir à la bande des héros Marvel qu’à l’espèce Homo sapiens. C’est pour toutes ces raisons que les instances du cyclisme multiplient les contrôles antidopage nocturnes sur le Tour de France. Ceux qui ont touché les deux vedettes, Jonas Vingegaard et Tadej Pogačar, la nuit du 18 au 19 juillet dernier, n’en finissent pas de faire des remous.
On accuse à mi-mot les inspecteurs de l'International Testing Agency (ITA) d’être responsables de la chute de Vingegaard, le lendemain du contrôle. Quant aux résultats des tests, on ne les connaît pas. À ceux qui s’en inquiètent, le président de l’UCI a répondu : « L’ITA [International Testing Agency, chargée d’organiser les tests, NDLR] ne fait jamais de communiqué de presse sur les résultats négatifs, seulement sur les positifs. Nous n’en avons vu aucun concernant le Tour de France, donc il me semble qu’il n’y ait eu aucun cas positif. » Pas de communiqué, donc pas de dopage ! Il suffisait d’y penser. On se rattrape avec le rembourrage des soutien-gorge, c’est plus simple.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR
































54 commentaires
On pourrait , comme les amazones , leur bruler les seins ?
Entre les caméras interdites sur les postérieurs féminins et les soutifs , ça vole bas
Matériellement l’inspection n’a été que visuelle.
L’entraînement, la diététique, la technologie sur les vélos, les essais en soufflerie, les tenues ont permis des progrés fabuleux. Maintenant les équipes cherchent ce qu’on appelle les gains marginaux et le rembourage de certains effets déterminé en soufflerie peut apporter ces fameux gains marginaux.
En regardant les JO, on a appris aussi que certains sauteurs à ski se faisaient allonger le pénis pour ces fameux gains marginaux !
Sans forcément parler de dopage, un sportif ne doit pas modifier son physique pour gagner quelques secondes ou centimètres.
Telles des amazones du 20ième siècle, va -t-on envisager des mastectomies, cette fois bilatérales.
La bêtise humaine c’est comme l’intelligence, ça n’a pas de limite, et c’est à tous les échelons de la société. Ce qui est intéressant, ce sont les dessous, sournois dès que l’on parle de femmes, les féministes sont à l’affût. Je me marre, on a pas encore parlé du LGBT, pourtant c’est en pleine actualité; je suis étonné ou j’ai loupé une info.
Rien à redire par contre sur l’aérodynamisme des casques dans les épreuves contre la montre dont les formes descendent parfois jusqu’aux épaules.
Ces casques sont tellement imposants et enveloppant que je me pose la question de la bonne vision des cyclistes en course.
Pas très sécurisant à mon avis.
« Augmentant la surface, la gorge pleine offrirait une moindre prise au vent », je crains qu’il n’y ait une grosse erreur de physique. L’avantage ne doit pas provenir d’une augmentation de surface. Une augmentation de surface au contraire donnerait davantage de prise à l’air. Si on a un vent contraire, on réduit la voilure. Il s’agit au contraire d’une réduction de surface. Les contre-vérités ne manquent pas sur Boulevard Voltaire, comme ailleurs.
Dans ce cas il ne s’agit pas d’augmenter la surface mais d’améliorer le CX . (CX: coefficient de trainée , sans dimension , caractérisant l’importance de la résistance à l’avancement d’un mobile dans l’air) . Utilisé notamment comme caractéristique d’une voiture.
Et pourquoi on ne contrôlerais pas les caleçons de chez ces messieurs . Vous avez vraiment rien a vous mettre sous la dent de contrôleurs . C’est quoi être vissieux ou ……..
Les dessous du sport…
Pour les femmes le soutien gorge, et pour les hommes ( saut à skus) le slip rembourré. pour gagner des secondes ou des mètres.
Vaudrait mieux que les coureuses s’achètent alors un soutif Walt Disney qui donne des seins animés!!!
Excellent
Hihi hih! !
Bientôt la couleur de la petite culotte va être vérifiée si elles en mettent une…
mais non voyons!!!!pas de petite culotte sous un cuissard!!!!beotienne va.rire.où va donc se nicher l’intelligence des « contrôleurs » de soutiens gorges. pitié!!!!!
Et les hommes, on ne vérifierait pas s’ils portent une coquille pointue ?
Un soutien gorge homologué sport obligatoire et le même pour tous.
C’est vache, les concurrentes n’ont pas toutes la même poitrine.
Et si la dame, plutôt qu’un soutien-gorge rembourré a opté pour des prothèses mammaires ?