d’expression et pluralité de l’information sont, on l’espère, deux grands idéaux enseignés dans les écoles de journalisme. Mais, on le sait, c’est quand la chose n’y est pas qu’il faut mettre le mot. Pour la première, il y a bon temps que la XVIIe chambre lui a réglé son compte. Quant à la seconde, elle est devenue tri sélectif…

On vient d’en avoir une illustration cristalline avec la mise sous le coude d’une tribune du JDD initialement prévue pour parution le 27 septembre. Il s’agissait, pour plus de 200 signataires (chercheurs, sociologues ou médecins de diverses spécialités), de relativiser la fameuse deuxième vague, « aberration épidémiologique » où l’on s’étonne « qu’on trouve davantage aujourd’hui ce qu’on ne cherchait pas hier », et qui serait plutôt une « épidémie de tests » (dixit Laurent Tubiana). Les signataires y contestent les mesures sanitaires drastiques et le discours anxiogène du gouvernement ce weekend : « La peur et l’aveuglement gouvernent la réflexion, qu’ils conduisent à des interprétations erronées des données statistiques et à des décisions administratives disproportionnées, souvent inutiles voire contre-productives. »

Mais à la place, le JDD a préféré publier la tribune de sept médecins – certains très addict aux financements de Big Pharma – qui, sans aller jusqu’à l’exigence d’un reconfinement immédiat « modèle printemps », estimaient, eux, que le gouvernement n’en faisait pas assez !

On dit qu’en , les voix ne se pèsent pas mais qu’elles se comptent. Eh bien, pour le JDD, c’est le contraire : un alarmiste vaut trente rassuristes !

Et le pli est pris dans tous les domaines. Ainsi, on chercherait en vain un éditorialiste « autorisé » qui aurait concédé à une seule initiative positive en quatre ans. De même pour Poutine ou Johnson depuis plus longtemps. C’est bien simple : il n’y a qu’en que l’on trouve des politiques talentueux !

 

1 octobre 2020

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