« La volonté de me voir décapitée, la détermination de me l’envoyer par mail ne changera rien aux idées des uns et des autres. Chacun reste libre. Avec ou sans moi. » En postant ce message sur Twitter, jeudi 18 novembre, affirme qu’elle a, de nouveau, été la victime de menaces.

Car ce n’est pas la première fois. En février dernier, elle révélait, dans TV Magazine, qu’elle avait vécu un véritable cauchemar lors du lancement de l’émission « Face à l’info », sur CNews, avec Zemmour. En décembre 2019, elle avait d’ailleurs reçu un SMS de soutien d’Emmanuel Macron. Toujours dans cette interview à TV Magazine, la journaliste se montrait même optimiste, estimant que cette « période pénible » était derrière elle et que les choses changeaient : « C’est incroyable, d’ailleurs, de voir comment les choses se sont inversées et comment les menaces se sont transformées en encouragements à une vitesse grand V. » Pourtant, en juin dernier, avait été insultée à la terrasse d’un restaurant parisien par une femme au motif qu’elle travaillait avec Éric Zemmour. L’ancienne membre du avait décidé alors de quitter les lieux.

Et aujourd’hui, ce sont des menaces de mort par mail qu’aurait reçues la présentatrice. C’est donc avec impatience que l’on attend les réactions d’indignation du monde médiatique, de « l’ensemble des forces politiques » et tutti quanti. Une interpellation des pouvoirs publics qui soit de la même force que celle lancée, cette semaine, par 35 associations de journalistes à propos des « actes de menaces et d’intimidations de l’extrême droite », comme l’a rapporté Le Figaro, le 18 novembre.

On notera que ne précise pas d’où viennent ces menaces. Doit être moins finaude que ses confrères particulièrement aptes à détecter celles qui proviennent de « l’extrême droite ». « L’extrême droite » étant cette espèce de monde étrange aux frontières plutôt floues et, somme toute, bien pratiques, permettant ainsi de mettre, en gros et pour le même prix, dans le même sac tout autant les néo-nazis que les partisans de Marine Le Pen, d’Éric Zemmour, voire de la « messe en latin » ! « Menaces de mort, appels au viol, insultes, cyberharcèlement sur les réseaux sociaux… » Avec l’affaire Kelly, on peut donc ajouter menaces de décapitation. Sauf que, étant, si l’on a bien compris, passée du côté obscur de la force, ça doit pas compter pareil. « Indignation à géométrie variable », comme l’écrit Marc Baudriller dans ces colonnes.

Cela ne pèse sans doute pas autant que ces indignations convenables et convenues, mais si l’on peut, ici, apporter notre soutien admiratif à l’intelligence et à la beauté d’âme, c’est bien volontiers !

19 novembre 2021

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